Communiqué

Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 15:41

COMMUNIQUE

 

Agences de notation, c’est aux capitalistes qui vous contrôlent de payer leurs dettes !

 

En dégradant sa notation de la France, l’Agence Standard & Poor’s (propriété des capitalistes spéculateurs) indique, parmi les raisons de sa décision, le « niveau élevé de la dette publique et les rigidités du marché du travail ». Deux questions que,  S & P’s le reconnaît, le gouvernement Sarkozy traite avec sa « stratégie de consolidation budgétaire et ses réformes structurelles ». Mais S & P’s reproche au gouvernement de ne pas aller assez loin, assez vite.

 

Les « marchés » accentuent donc leur pression, menaçant la France d’être entraînée dans une spirale comparable à celle qui a englouti la Grèce, frappé l’Italie et l’Espagne. Au premier rang de leurs attaques : la remise en cause de l’emploi, des services publics et des garanties collectives de la classe ouvrière, en particulier la Sécurité sociale.

 

Déjà, avant même cette annonce, au nom des prétendus « impératifs » de la dette et des déficits publics, Sarkozy a convoqué un « sommet social » pour associer les organisations ouvrières à son projet de TVA sociale, tandis que François Hollande propose aux syndicats de « coproduire » les lois, et de rapprocher la Sécurité sociale de l’impôt !

 

Quiconque prétend représenter les intérêts des travailleurs et de la population,  devrait commencer par affirmer ce qui est la tradition du mouvement ouvrier : la Sécurité sociale, fondée sur le salaire différé est propriété des salariés et il n’y a pas lieu de remettre en cause son financement. Que les patrons restituent les 30 milliards d’exonérations annuelles dont ils bénéficient, et on n’’entendra plus parler du prétendu déficit.

 

Plus généralement : cette crise, cette dette, ces déficits, ce sont ceux des capitalistes et des spéculateurs. C’est à eux de payer !

 

Le Parti ouvrier indépendant réaffirme que la rupture avec la dictature de la dette et des déficits publics, la rupture avec les diktats de la troïka (FMI, Union européenne, Banque centrale européenne) est la seule voie pour sauver la population et le pays tout entier de la ruine et de la misère à laquelle voudraient les condamner les capitalistes et banquiers, les institutions et les gouvernements à leur service.

 

Samedi 14 janvier 2012

Claude Jenet, Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein, secrétaires nationaux

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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 14:11

C’est avec la plus grande indignation que les travailleurs et le peuple français rejettent le discours  de  Sarkozy. Celui-ci prétend dicter au peuple grec ce qu’il a le droit de faire, lui dire si un référendum est possible ou pas, quelle question doit y être posée, et même la réponse qui doit y être apportée !

Non, monsieur Sarkozy, c’est pure usurpation de votre part que de prétendre parler au nom du peuple français dans ce diktat adressé au peuple grec, « coupable » de se révolter contre le plan meurtrier dicté par les spéculateurs et les banquiers. C’est pure usurpation de votre part de prétendre agir au nom de la démocratie, vous qui avez déjà piétiné le vote du peuple français lors du référendum de 2005 sur la Constitution européenne et qui, aujourd’hui, menacez le peuple grec des pires foudres à la seule évocation du mot : référendum.

 

Personne n’est dupe. Quand Sarkozy (et avec lui Merkel, Obama et les dirigeants du capital financier international) exige du peuple grec qu’il renonce à toute souveraineté, tous les peuples d’Europe et du monde sont menacés. La brutalité de la mise en garde de Sarkozy vise, à travers le peuple grec, le peuple français lui-même puisqu’elle intervient la veille de l’annonce par Fillon d’un plan d’austérité renforcée.

 

Voila pourquoi le Parti ouvrier indépendant estime urgent que s’organise en France la mobilisation des travailleurs, des jeunes et de toute la population aux côtés des travailleurs grecs contre les représentants du capital financier et contre notre propre gouvernement de banqueroutiers et de spéculateurs.

 

Les travailleurs et le peuple grec ont le droit de dire non à un plan dicté par la troïka (FMI-Union européenne-BCE) qui ampute les salaires et les pensions (jusqu’à 40 % !), liquide des pans entiers de la fonction publique (30 000 licenciements immédiats), liquide toutes les conventions collectives dans le secteur privé, et veut réduire un peuple libre et souverain à un statut de peuple assujetti et misérable !

 

Le peuple grec, comme tous les peuples d’Europe, veut vivre libre. Il veut décider lui-même de son propre sort. Il refuse de se voir « sacrifier » sur l’autel des profiteurs, spéculateurs, banquiers et capitalistes du monde entier. Le peuple grec parle pour tous les peuples d’Europe en disant :

 « Cette dette n’est pas celle des travailleurs et des peuples. Que les capitalistes payent leur propre dette ! Que les banquiers et les spéculateurs payent l’addition de leurs opérations hasardeuses ! Nous ne reconnaissons à aucun gouvernement le droit de nous imposer leurs plans ! »

 

Le peuple grec a ouvert la seule voie qui permet de sortir du « piège » de la dette (et des critères de Maastricht garantissant la stabilité de l’euro) dans lequel on veut enfermer tous les peuples d’Europe : la voie du soulèvement légitime qui a déjà produit treize grèves générales et qui, d’une manière ou d’une autre, (y compris par le référendum) balaiera demain les mesures meurtrières. Il a ouvert la voie au peuple portugais, au peuple d’Espagne, au peuple italien... et il a préparé celle que devra emprunter aussi le peuple français pour sauver sa fonction publique, ses hôpitaux, sa Sécurité sociale et son industrie de la délocalisation. Il a ouvert la voie à la reconquête de la souveraineté populaire et de la démocratie qui exige de s’émanciper des carcans de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI.

 

Au moment où il est menacé d’être mis au ban de la « communauté internationale », il nous revient à nous, travailleurs de toute l’Europe — particulièrement à nous travailleurs français — de manifester notre solidarité active et de dire à notre gouvernement :

« Bas les pattes devant le peuple grec ! »

 

Dans la continuité du meeting internationaliste qu’il a organisé le 1er octobre à Paris (meeting au cours duquel des militants et responsables ouvriers de Grèce, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, d’Espagne, du Portugal, d’Irlande ont pris la parole auprès des orateurs français), le bureau national du Parti ouvrier indépendant, réuni samedi 5 novembre, décidera des formes appropriées pour organiser la mobilisation en solidarité avec le peuple grec.

 

D’ores et déjà, contact est pris avec tous les partis et organisations qui se réclament de la défense des intérêts ouvriers afin de préparer une réponse d’envergure, dans l’unité la plus large, à la provocation du président de la République française représentant des seuls intérêts des banqueroutiers et des spéculateurs sans scrupules.

 

Les secrétaires nationaux du POI

Claude Jenet, Daniel Gluckstein, Gérard Schivardi, Jean Markun

Paris, le 3 novembre 2011, 12 heures

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Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 20:08

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Adresse du congrès extraordinaire

du Parti ouvrier indépendant

 

Nous, délégués au congrès extraordinaire du Parti ouvrier indépendant, réunis le 2 octobre 2011 à Paris, adressons notre salut et notre solidarité aux travailleurs et à la jeunesse de Grèce qui, en ce moment même, se dressent contre le plan meurtrier que la troïka Fonds monétaire international-Union européenne-Banque centrale européenne est venue dicter sur place. Plan que le gouvernement du « socialiste » Papandréou applique servilement.

Nous faisons nôtre l’appel lancé hier, devant des milliers de travailleurs et de jeunes, par la tribune du meeting internationaliste : sur tout le continent, combattre la dictature de la troïka et les plans de rigueur qu’elle dicte à des gouvernements de toutes couleurs politiques ; sur tout le continent, combattre toute soumission aux prétendus « impératifs » du remboursement de la dette et de la réduction des déficits publics, et donc combattre toutes les tentatives d’intégrer les organisations syndicales aux plans de rigueur de la troïka.

Notre congrès se réunit quelques jours après que les élections sénatoriales ont révélé la profondeur du rejet qui frappe non seulement le gouvernement et sa politique, mais tout le régime de la Ve République, dont l’accumulation des « affaires » étale au grand jour le degré de pourrissement et de décomposition. Un rejet exprimé par les élus locaux reflétant celui de toutes les couches de la population.

Pour l’immense majorité de la population ; pour les travailleurs confrontés aux plans de restructuration et de chômage ; pour les jeunes saisis d’angoisse devant la remise en cause des diplômes nationaux, l’absence de travail et la précarité généralisée ; pour les personnes âgées menacées de voir fondre leur maigre retraite et, sous couvert de dépendance, de ne plus bénéficier d’une prise en charge par la Sécurité sociale ; pour les millions de travailleurs en attente d’un logement HLM adapté ; pour les paysans chassés de leurs terres ; pour les élus des communes qui se voient priver les uns après les autres de leurs services publics et qui refusent de voir disparaître les communes elles-mêmes ; pour tous, travailleurs, jeunes, élus, militants, une question se pose avec angoisse : comment briser cette spirale de destruction et de dévastation ?

Oui, il y a urgence à chasser la politique de destruction mise en œuvre par le gouvernement pour le compte des capitalistes, et à chasser le gouvernement lui-même. Comment cette exigence peut-elle se traduire dans le cadre de l’élection présidentielle de 2012 ? Sans qu’il soit possible d’avancer un « pronostic », on peut envisager que des millions de travailleurs et de jeunes apporteront leur suffrage aux candidats issus de partis se réclamant historiquement des intérêts ouvriers et populaires (tandis que d’autres s’abstiendront). Mais force est de constater que jamais élection n’a à ce point vidé de son contenu la signification du suffrage universel, puisqu’il s’agit de désigner un président de la République concentrant entre ses mains tous les pouvoirs que lui confèrent les institutions antidémocratiques de la Ve République, elles-mêmes subsidiaires de l’Union européenne qui conduit le pays à la ruine.

Dans une telle situation, le Parti ouvrier indépendant se doit de concentrer ses forces dans l’aide apportée, en toutes circonstances et sous toutes les formes, à la réalisation de l’unité des travailleurs, de leurs organisations et de la jeunesse, une unité scellée sur les aspirations et revendications les plus urgentes.

Le congrès estime, sur la base des discussions et des votes dans les comités et assemblées de congrès départementaux, que la tactique la plus adaptée concernant l’élection présidentielle de 2012 passe par la non-présentation d’un candidat à l’élection présidentielle.

Le Parti ouvrier indépendant n’a pas d’intérêts distincts de ceux de l’immense majorité des travailleurs et des jeunes qui aspirent à une véritable rupture avec la politique anti-ouvrière et antidémocratique du gouvernement Sarkozy-Fillon. Les militants du POI partagent cette aspiration.

Dans une situation où déjà s’appliquent les plans de la troïka avec les conséquences désastreuses pour les travailleurs et leurs familles, peut-on attendre une telle rupture d’une élection où les deux candidats du deuxième tour, avant même d’être élus, s’engagent à payer la dette aux banques, à imposer la réduction des déficits publics dans le cadre de Maastricht et à mettre en œuvre la politique de rigueur exigée par la Banque centrale européenne ? Une telle rupture est-elle possible, si le gouvernement issu de l’élection présidentielle de 2012, décide, pour ramener les déficits à 3 %, de tailler dans le budget de la nation à hauteur de 80 à 100 milliards d’euros, d’attaquer de nouveau les retraites, de liquider des centaines de milliers d’emplois dans les services publics, d’imposer un plan de rigueur d’une violence sans précédent, menaçant tout l’édifice des conquêtes sociales et démocratiques arrachées dans notre pays par la lutte de classe ?

Pas plus en France qu’en Grèce ou dans le reste de l’Europe, les travailleurs ne peuvent accepter les plans d’austérité, ni en 2011 ni en 2012. Les travailleurs veulent chasser une politique, un président, un gouvernement tout entiers au service de la classe capitaliste et de ses institutions. Mais ce n’est pas pour les remplacer par un autre président et un autre gouvernement qui appliqueraient en France les plans meurtriers des Zapatero et Papandréou ! Ce que veulent les travailleurs, c’est que soient prises les mesures d’urgence et de sauvegarde de la classe ouvrière et de la démocratie : interdire les licenciements, arrêter la RGPP (révision générale des politiques publiques), rétablir les centaines de milliers d’emplois supprimés dans les hôpitaux, écoles, bureaux de poste, arrêter les privatisations, renationaliser les services publics, rétablir la Sécurité sociale sur ses bases de 1945, abroger les contre-réformes, à commencer par celle des retraites, faire respecter la stricte séparation des églises et de l’Etat (et pour commencer le principe républicain : fonds publics à l’école publique, fonds privés à l’école privée). Quel gouvernement aura la volonté — et s’en donnera les moyens — de prendre de telles mesures ? Un gouvernement qui aura l’audace de s’engager sur la voie de la rupture, d’annuler la dette et les traités européens et internationaux qui en garantissent le paiement, de confisquer les avoirs des banques et de briser le carcan imposé par la troïka (FMI-UE-BCE).

Avancer dans cette voie impliquerait que soient balayées les institutions antidémocratiques de la Ve République et de l’Union européenne, des institutions dont la seule fonction est de perpétuer l’oppression du peuple et l’exploitation de la classe ouvrière. Partisan de restaurer le suffrage universel dans toute sa signification démocratique, le Parti ouvrier indépendant se prononce pour l’élection d’une Assemblée constituante souveraine composée de délégués élus, mandatés et révocables concentrant entre leurs mains le pouvoir d’édifier des institutions libres et souveraines capables de briser la dictature de la troïka. Seul un gouvernement appuyé sur une telle Constituante souveraine disposera des moyens de prendre les mesures d’urgence et de sauvegarde du peuple travailleur et de la jeunesse.

Sur cette base, le congrès extraordinaire du Parti ouvrier indépendant — qui combat pour le socialisme, la République et la démocratie — décide d’ordonner toute la politique du parti sur les mots d’ordre « Non à la dictature de la troïka », « Dehors l’Union européenne, le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne », « A bas les institutions de la Ve République », « Assemblée constituante, maintenant, tout de suite, pour rétablir la souveraineté du peuple, établir la démocratie, ouvrir la voie à un gouvernement d’urgence de sauvegarde du peuple travailleur et de la démocratie », en s’attachant à traduire ces mots d’ordre dans chacune des revendications concrètes des travailleurs et de la jeunesse. Seule la classe des opprimés et des exploités se mobilisant et s’organisant sur son propre terrain de lutte de classe peut ouvrir une telle issue. C’est pourquoi il nous revient, comme POI, d’aider politiquement au combat de résistance sur tous les plans.

  • En contribuant au succès de la conférence nationale du 26 novembre, à l’initiative des 160 militants ouvriers et élus de toutes tendances qui ont lancé l’appel du 2 juillet. Constatant que le refus de la rigueur, de la soumission aux diktats des déficits publics s’exprime très largement dans toutes les organisations, et cela quelle que soit la position des dirigeants — que ces dirigeants aient accepté ou refusé d’inclure dans les revendications la nécessité d’examiner « avec le gouvernement et le patronat les mesures à prendre » pour « réduire la dette » et « pour la maîtrise des déficits publics » — un tel rassemblement de militants ouvriers de toutes tendances, unis dans leur refus de subordonner l’action de classe au consensus dicté par Bruxelles, Francfort, Washington constituera un solide point d’appui pour aider la classe ouvrière à imposer sa volonté.
  • En aidant à constituer la délégation de maires qui se rendra à l’Elysée début décembre pour dire : « Respect du suffrage universel, ne mettez pas en place les schémas départementaux de coopération intercommunale (SDCI) ». Le congrès approuve le communiqué des secrétaires nationaux analysant : les élections sénatoriales expriment le rejet massif des SDCI et de la réforme territoriale, un rejet dans lequel la campagne du Parti ouvrier indépendant occupe toute sa place.
  • En décidant, dès maintenant, de grouper travailleurs et militants autour de candidatures ouvrières et démocratiques aux élections législatives de juin 2012. Au lendemain de la présidentielle, ces élections seront l’occasion, face aux tentatives d’imposer les mesures de rigueur exigées par la troïka, de présenter des élus et des militants ouvriers enracinés dans leurs circonscriptions, dont la campagne, sur les mots d’ordre politiques de rupture avec la Ve République et l’Union européenne, de combat pour l’Assemblée constituante et pour un authentique gouvernement de défense des travailleurs et de la démocratie, sera un levier de construction du parti. Enregistrant les premières propositions des comités départementaux, le congrès constitue une commission chargée de présenter au conseil fédéral national de janvier un rapport sur cette question.
  • En réaffirmant son engagement résolu dans la lutte contre la guerre, et en particulier contre les interventions militaires en Libye, en Afghanistan et dans d’autres pays, auxquelles participe le gouvernement français au mépris de la souveraineté des nations et des intérêts des peuples. Le Parti ouvrier indépendant répond favorablement à l’invitation du Parti des travailleurs d’Algérie à participer à la conférence d’urgence convoquée pour la défense de la souveraineté des nations du Maghreb et du Sahel, et contre toutes les interventions militaires et ingérences étrangères, conférence convoquée par ce parti. Le congrès transmet son salut fraternel au comité de coordination de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples qui se réunit la semaine prochaine à Alger et réaffirme sa solidarité avec les travailleurs et les peuples du monde entier qui combattent contre les guerres imposées par les grandes puissances au service de leur politique d’exploitation et d’oppression.

En conclusion : la crise majeure dans laquelle est entrée la civilisation, crise économique, politique, sociale, institutionnelle ne sera résolue que par la libération de l’humanité des chaînes de l’exploitation et de l’oppression, laquelle sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes, en France comme à l’échelle internationale.

Pour y parvenir, les exploités et les opprimés doivent pouvoir disposer du solide point d’appui que constitue un parti fidèle aux seuls intérêts de la classe ouvrière, parce qu’indépendant. C’est pourquoi, à l’aube de combats majeurs qui verront sur le continent européen se poursuivre les processus de libération des peuples, commencés voilà près d’un an en Tunisie, nous appelons les travailleurs, les jeunes qui partagent ces objectifs et veulent s’organiser pour combattre, à nous rejoindre.

Ensemble, construisons le Parti ouvrier indépendant.

Adoptée à l’unanimité

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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 15:32

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Le revers de la droite était attendu. Mais l’ampleur du rejet, lors des élections sénatoriales du 25 septembre, dépasse tous les pronostics. « La réforme territoriale et la refonte de la carte des communautés d’agglomération ont suscité un vif mécontentement chez une partie des grands électeurs sans étiquette partisane qui représentent 40 à 50 % du corps électoral », relève Le Figaro. A quoi s’ajoutent les conséquences des destructions massives des services publics dans les communes et les départements.

Les uns et les autres font des déclarations. Chacun suppute sur les conséquences pour 2012. Certains annoncent qu’en cas de changement de majorité politique, ils maintiendront la réforme territoriale, d’autres envisagent d’en modifier les contours.

Mais le rejet exprimé porte une exigence qui n’attend pas 2012 : c’est au plus tard le 31 décembre 2011 que les préfets doivent arrêter les périmètres des schémas départementaux de coopération intercommunale (SDCI), pièce maîtresse de la réforme territoriale ; c’est donc maintenant, tout de suite, qu’ils doivent être bloqués !

Depuis des mois, le Parti ouvrier indépendant fait campagne en ce sens. La lettre adressée par Gérard Schivardi en direction des élus recueille un soutien massif. Ce dimanche 25 septembre, jour des élections sénatoriales, par centaines, des élus ont ajouté leur nom à la liste des premiers signataires.

Chacun le comprend : si des élus locaux expriment un tel rejet, c’est que, dans les profondeurs de la population, grandit la révolte contre la politique de destruction dictée par l’Union européenne et relayée par le gouvernement.

Les SDCI, de l’aveu même du gouvernement, visent à la fois à liquider l’échelon démocratique de la commune, et à satisfaire à l’exigence de réduction des déficits publics et de remboursement de la dette. Le rejet, c’est le rejet du consensus que l’on cherche à imposer au nom de la réduction des déficits publics et du remboursement de la dette. C’est un mouvement commun aux élus et aux militants ouvriers qui signent l’appel des 160 contre la dictature de la troïka FMI-UE-BCE.

A nouveau s’exprime la puissance de la tradition démocratique de nos 36 000 communes, foyers de démocratie politique héritiers directs de la Révolution française.

A l’heure où le régime de la Ve République se disloque dans une succession d’affaires qui semblent ne jamais devoir prendre fin, à l’heure où le système capitaliste se décompose dans les affres de sa propre crise, la résistance des communes converge avec la résistance de la classe ouvrière. L’une et l’autre appellent une solution sur le terrain de la démocratie politique, adossée à la libre administration des communes et à la libre organisation indépendante de la classe ouvrière (syndicats et partis).

Le rejet du 25 septembre traduit un mouvement en profondeur qui ne pourra trouver de solution que dans la mobilisation effective des élus, des travailleurs et de toute la population pour en finir avec les diktats de la troïka FMI/UE/BCE. Quiconque ne le comprend pas risquerait demain de se trouver à nouveau confronté à des situations inattendues, et cela, pas nécessairement sur le terrain électoral.

Devant l’urgence de la situation et la gravité des conséquences qui en découlent au plan de la démocratie, les délégués au congrès extraordinaire du Parti ouvrier indépendant, réunis le 2 octobre à Paris, seront saisis de propositions permettant au parti d’assumer ses responsabilités dans l’aide qu’il n’a cessé d’apporter et qu’il lui faut aujourd’hui amplifier pour bloquer la mise en œuvre de la réforme territoriale et les SDCI.

 

Claude Jenet, Daniel Gluckstein,

Gérard Schivardi, Jean Markun

Paris, le 27 septembre 2011

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Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 22:03

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Lire la déclaration du Bureau national du POI du 3 septembre...

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Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 16:33

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18 mars 2011 – 14 heures

 

Communiqué

 

Le Parti ouvrier indépendant condamne la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU n°1973, adoptée jeudi 17 mars, qui ouvre la voie à une dangereuse escalade militaire dont le peuple libyen sera la principale victime et qui ne pourra qu’aggraver la terrible situation dans laquelle il est plongé. Cette escalade militaire constitue une menace contre toutes les nations de la région, en particulier contre les révolutions en Tunisie et en Egypte.

Ce vendredi 18 mars, la presse annonce : « Le président américain Barack Obama a appelé Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron pour coordonner une stratégie. L'Union européenne s'est dite prête à « mettre en œuvre » la résolution, dans la limite de ses compétences. La question sera à l'ordre du jour d'une réunion des ministres des Affaires étrangères prévue lundi à Bruxelles, puis d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement programmé jeudi et vendredi. À l'Otan également, les représentants des 28 Etats membres doivent se réunir vendredi pour décider des suites à donner à la résolution de l'ONU ».

La Ligue arabe (à l’exception de l’Algérie et de la Syrie qui s’y sont opposées) est également mise à contribution. Cela, en réponse à une demande de l’Arabie saoudite dont l’armée intervient au même moment à Bahreïn pour déclencher une sauvage répression contre la population.

Le prétexte de « l’intervention humanitaire » pour « protéger les populations civiles » est une pure hypocrisie. Qui invoque ce prétexte ? Ce sont les mêmes que ceux qui ont fourni à Kadhafi son arsenal militaire, les mêmes qui accueillaient hier Kadhafi comme un « partenaire respectable » dans la « guerre contre le terrorisme » de Bush, quand il privatisait le pétrole libyen.

Le Parti ouvrier indépendant partage les termes du communiqué du 5 mars 2011 de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples qui affirmait : « Les mêmes qui, hier, envahissaient l’Afghanistan et l’Irak et y poursuivent une occupation meurtrière sont d’ores et déjà engagés dans une intervention militaire en Libye. Une telle intervention serait non seulement tournée contre le peuple libyen mais aussi contre les révolutions en Tunisie et en Egypte. Elle serait tournée contre la souveraineté de toutes les nations de la région, faisant un pas supplémentaire après l’instauration du dispositif Africom (commandement unifié destiné à coordonner toutes les activités militaires et sécuritaires des Etats-Unis sur ce continent). Elle serait tournée contre tous les peuples et tous les travailleurs, y compris d’Europe et des Etats-Unis, qui s’opposent aux privatisations, aux contre-réformes imposées par le FMI et l’Union européenne, à la remise en cause de la souveraineté nationale. »

Toute organisation se réclamant de la classe ouvrière, de la démocratie et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes qui donnerait ‑ sous quelque prétexte que ce soit ‑ sa caution à l’intervention accepterait ainsi de se ranger sous le drapeau des gouvernements américain, britannique et français et se disqualifierait au regard des principes qu’elle prétend incarner.

Pour le Parti ouvrier indépendant, il n’existe dans les heures difficiles pour la population libyenne qu’une position conforme à la tradition ouvrière de combat contre toute intervention militaire dictée par la seule défense des intérêts pétroliers : celle d’exiger contre les gouvernements français, britannique et américain, l’ONU, l’OTAN et l’Union européenne :

  • Arrêt immédiat de l’intervention militaire contre la Libye !
  • Retrait de toutes les troupes étrangères !
  • Non aux bombardements !
  • Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes !
  • Bas les pattes devant les peuples libyen, tunisien, égyptien !
  • Bas les pattes devant la souveraineté de toutes les nations de la région !
  • Troupes étrangères, ONU, OTAN, FMI, Union européenne : hors d’Afrique du Nord !

 

 

Claude Jenet, Jean Markun, Gérard Schivardi, Daniel Gluckstein,

secrétaires nationaux du Parti ouvrier indépendant

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Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 13:34

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Non à la réforme constitutionnelle !

 

 

Au début de l’année 2011, le président de la République a annoncé son intention de réformer la Constitution. Il s’agit d’y introduire l’obligation « d’équilibre des finances publiques », c’est-à-dire l’instauration permanente de la rigueur au nom de la réduction des déficits publics. Cette réforme s’inscrit dans le « pacte de compétitivité » que Sarkozy et Merkel veulent faire adopter par l’Union européenne. Si elle était adoptée, cette réforme de la Constitution marquerait :

- un nouveau pas dans la subordination à l’Union européenne, donc aux exigences du capital financier ;

- la remise en cause du peu de souveraineté (du Parlement et de la nation) subsistant après les coups déjà portés par les institutions de la Ve République et l’Union européenne ;

- la remise en cause de la possibilité pour les organisations syndicales de négocier sur la base des revendications des salariés, qui pourraient être décrétées « anticonstitutionnelles ».

˜    Déjà, depuis l’adoption du traité de Maastricht (1992), en application des décisions de l’Union européenne, tous les gouvernements successifs ont organisé toutes les destructions : services publics, désindustrialisation, démantèlement de l’agriculture, déréglementation des droits du travail.

Tous les budgets, à tous les niveaux, de l’Etat aux communes, se sont vu opposer les critères de Maastricht. Le principe de la « concurrence libre et non faussée » a imposé les privatisations.

˜    Demain, si cette réforme de la Constitution était adoptée, un gouvernement, quelle que soit sa couleur politique, serait « contraint » ¾ sous peine de non-respect de la Constitution — d’appliquer toutes ces exigences dictatoriales de l’Union européenne.

Ce serait une nouvelle arme pour le Medef dans son offensive pour la destruction de tous les droits collectifs des travailleurs.

˜    Demain, la Constitution pourrait ainsi être opposée aux droits des organisations syndicales à représenter les intérêts de la classe ouvrière et à négocier sur la base de ses revendications. Ce serait donc une atteinte d’une gravité exceptionnelle contre la démocratie.

Pour être adopté, ce projet de « réforme » doit recueillir 60 % des suffrages au Parlement, ce qui impliquerait qu’une partie au moins des parlementaires « de gauche » y apportent leur suffrage.

Que feront-ils ?

Lors de la conférence qu’ils ont tenue à Athènes, le 4 mars, les dirigeants du Parti socialiste européen ont dénoncé la volonté des « conservateurs européens » de vouloir « institutionnaliser l’austérité et remettre en cause les modèles sociaux et nos systèmes de protection sociale ». Ils ont dénoncé un pacte de compétitivité destiné à « rendre quasiment impossible la mise en œuvre de politiques de progrès dans aucun des Etats membres », « interférer avec la souveraineté des Etats membres », et à « remettre en cause (…) le droit à la négociation collective ».

Le Parti socialiste français, présent à Athènes, devrait logiquement s’opposer à l’institutionnalisation de la rigueur et veiller à ce qu’aucun de ses parlementaires ne vote en faveur de la réforme proposée par Sarkozy.

Dans le même temps, cette déclaration du Parti socialiste européen se réclame « des principes fondateurs de l’Union européenne », c’est-à-dire des traités de Maastricht et de Lisbonne, qui imposent la stricte limitation des déficits publics, la concurrence libre et non faussée (par conséquent, la privatisation et le démantèlement des régimes de protection sociale).

A cette réunion d’Athènes, participait le parti de Papandréou (qui impose au peuple grec les plans destructeurs dictés par l’Union européenne et par le FMI), celui de Zapatero (qui vient de faire signer par les organisations syndicales espagnoles un « pacte social » allongeant l’âge de départ en retraite). Quant au Parti socialiste français, il vient, par la bouche de Martine Aubry, en réponse à une question sur le « retour aux déficits publics et aux 3 % en 2013 », de se prononcer pour « remettre en ordre les finances publiques » dans le cadre de l’Europe et de Maastricht.

Refuser l’institutionnalisation de la rigueur, c’est refuser de s’inscrire dans la politique de résorption des déficits publics, c’est refuser de mettre en œuvre ou d’accompagner les plans d’austérité contre les travailleurs et les peuples.

Depuis sa fondation, le Parti ouvrier indépendant se prononce :

—pour l’abrogation des institutions antidémocratiques de la Ve République, pour la rupture avec l’Union européenne ;

—pour une Assemblée constituante permettant au peuple de jeter lui-même les bases d’une authentique démocratie ;

—une démocratie qui refuserait de se soumettre aux exigences destructrices du système de la propriété privée des moyens de production et procéderait aux nationalisations indispensables à la réorganisation de la production et à la défense vitale de l’emploi.

Le POI ne fait pas de l’accord avec ses positions un préalable à l’unité.

C’est pourquoi, le Parti ouvrier indépendant s’adresse à tous les travailleurs, aux militants de toutes tendances du mouvement ouvrier et démocratique, aux élus, aux démocrates, aux partisans de la République, aux jeunes.

Le Parti ouvrier indépendant propose à tous de se regrouper et de s’organiser en signant et en faisant signer l’appel suivant, pour créer les conditions d’une mobilisation de masse dans l’unité la plus large, afin d’exiger publiquement le retrait de ce projet de réforme constitutionnelle.

 

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Samedi 12 février 2011 6 12 /02 /Fév /2011 15:22

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Communiqué

Adopté par le bureau national du POI

sur proposition des quatre secrétaires nationaux

 

 

Le POI salue la mobilisation du peuple égyptien  tout entier qui a chassé Moubarak quelques semaines seulement après que le peuple tunisien ait chassé Ben Ali

 

Le POI salue la détermination avec laquelle le peuple égyptien comme le peuple tunisien entendent ne pas se laisser dessaisir de leur destin, refusant le maintien d’institutions corrompues et, dans le cadre de la Tunisie,  se prononçant pour une assemblée constituante.

 

Le POI salue la manière dont en Egypte comme en Tunisie, les travailleurs se placent au centre de cette révolution pour la démocratie et la souveraineté de la nation et ici (en Tunisie)  se saisissent de l’UGTT, là (en Egypte) constituent de nouveaux syndicats et partout s’organisent en  comités de défense.

 

Le POI met en garde contre toute tentative des  gouvernements et des puissances capitalistes  - à commencer par le gouvernement   français et  l’Union  européenne -  de s’ingérer dans les affaires des peuples tunisien et égyptien. C’est à eux,  et à eux seuls qu’il revient de déterminer leur destin. C’est le droit des peuples à décider d’eux-mêmes

 

Le POI considère que le mouvement révolutionnaire des peuples tunisien et égyptien est un formidable encouragement pour en finir en France avec les institutions antidémocratiques de la V ème république et avec celles de l’Union européenne.

 

C’est une certitude, en France aussi, la mobilisation des travailleurs et de la population ouvrira la voie à une assemblée constituante qui aura, comme assemblée souveraine, à dissoudre les institutions de Vème République et à rompre avec l’Union européenne.

 

Ainsi  pourront être jetées les bases d’une véritable démocratie politique et d’un gouvernement doté des moyens de répondre aux besoins les plus urgents de la population des villes et des campagnes.

 

Le POI se prononce en faveur d’une telle issue politique qui ne peut procéder que de la mobilisation du peuple et de la classe ouvrière.

 

Il invite les travailleurs et les jeunes à venir discuter de ces questions dans les réunions publiques que ses comités organisent dans tout le pays. Il les invite  à  rejoindre le POI.

 

A paris le 12 février 2011

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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 14:06

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Rejet de la réforme constitutionnelle !

 

 

 

En annonçant leur intention de réformer la Constitution pour y introduire l’obligation d’équilibre des finances publiques, le Président de la République et le Premier ministre franchissent un nouveau pas dans la subordination à l’Union européenne.

 

Une telle réforme aurait pour conséquence que, quelle que soit sa couleur politique, la majorité sortie des urnes serait contrainte par la Constitution de s’en tenir aux plafonnements de dépenses publiques (Etat, collectivités territoriales, Sécurité sociale, allocations chômage, minima sociaux) et de déficits dictés par Bruxelles et la Banque centrale européenen. Gouvernement et Parlement ne seraient plus que de simples outils subsidiaires de l’Union européenne (1).

 

Une telle réforme vise à fermer toute possibilité pour les organisations syndicales de négocier à partir des revendications ouvrières, l’Etat pouvant leur opposer l’obligation constitutionnelle de la rigueur.

 

Que resterait-il de la démocratie et de la souveraineté ?

 

Au moment où dans l’enseignement, les hôpitaux, à la poste, les travailleurs se mobilisent avec leurs organisations contre les suppressions de postes, les conséquences de la privatisation et les mesures qui découlent de la loi Bachelot ; au moment où dans l’ensemble de la fonction publique, ils sont confrontés aux 100 000 suppressions d’emplois d’ici 2013 et aux menaces contre le statut — et cela quelques mois seulement après l’immense mobilisation de millions de salariés contre la contre-réforme des retraites… cette annonce traduit les craintes du gouvernement Sarkozy-Fillon face à la résistance ouvrière.

 

 En proposant cette réforme constitutionnelle, le gouvernement Sarkozy-Fillon compte sur l’appui du Parti socialiste (sans lequel il ne peut obtenir 60 % des suffrages au Parlement, seuil nécessaire pour toute réforme constitutionnelle).

 

Pour le Parti ouvrier indépendant, légitime est la mobilisation des travailleurs, paysans, jeunes, pour la défense de leurs droits. Légitime est leur rejet du chantage à la « nécessaire réduction des déficits publics », chantage exercé au nom d’un « intérêt général » qui n’est que l’intérêt des capitalistes, des financiers et des spéculateurs, défendu par le FMI et l’Union européenne.

 

Au moment où en Tunisie, en Egypte, les peuples se soulèvent contre les politiques de misère et de déchéance, il doit être dit clairement que la démocratie exige le rejet de ce projet de loi.

 

Au-delà, la démocratie exige : la rupture avec l’Union européenne, avec l’euro et avec les institutions de la Ve République.

Paris, le 5 février 2011

Les secrétaires nationaux du POI

Daniel Gluckstein

Claude Jenet

Jean Markun

Gérard Schivardi

_________________________________

(1) Menace d’autant plus grave qu’elle se combine avec l’annonce par Sarkozy et Merkel, ce 4 février, d’un prochain « pacte de compétitivité de la zone euro » visant à instaurer un carcan anti-ouvrier (relèvement généralisé de l’âge de la retraite, disparition de toute indexation des salaires sur les prix…) et à assouplir les facilités financières offertes aux « marchés ».

 

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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 13:12

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COMMUNIQUE

 

 

VIVE LA LUTTE DU PEUPLE EGYPTIEN

 

Par centaines de milliers, le peuple égyptien se mobilise contre Moubarak et son régime militaire qui impose par la force paupérisation et misère pour des millions d’Egyptiens.

Une manifestation de masse est prévue ce mardi 1er février au Caire.

Sous l’égide des USA et du FMI, le régime Moubarak a mis servilement en œuvre tous les plans de liquidation sociale.

La mobilisation du peuple égyptien se dresse contre « l’ordre » mondial US, dont l’Egypte est un des principaux pivots au Moyen Orient, région-clé du dispositif mondial.

D’ores et déjà, après la révolution en Tunisie et les processus en Egypte, c’est tout cet « ordre » impérialiste qui est déstabilisé et menacé.

L’angoisse qui saisit les cercles dirigeants mondiaux, et au premier chef ceux des Etats Unis et d’Israël, en est une expression.

C’est la raison pour laquelle l’administration US cherche, avec la collaboration de l’état-major égyptien, à préserver le régime avec ou sans Moubarak. Chaque année, l’administration US verse 1 milliard de dollars pour le fonctionnement de cette armée, qui a pour mission de préserver « l’ordre US », tandis que dans le même temps, au nom de la réduction de la dette, le FMI et les USA imposent des plans d’ajustement structurel pillant le pays, paupérisant le peuple.

Le Parti ouvrier indépendant salue la lutte du peuple égyptien.

Le POI, membre de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples qui a réuni en novembre dernier à Alger une conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation, dénonce les déclarations du gouvernement Sarkozy et de l’Union européenne qui approuvent les ingérences US.

Il réaffirme :

- Non à toute ingérence étrangère !

- C’est au peuple égyptien et à lui seul de décider de son avenir !

- Vive la lutte du peuple égyptien !

Le 1er février 2011

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