POURQUOI AGIR POUR UNE MARCHE UNIE
POUR L’INTERDICTION DES LICENCIEMENTS ?
Qui peut croire que les états généraux de l’industrie, au niveau national comme au niveau régional, peuvent sauvegarder les emplois ?
Prenons l’exemple du site de Continental Clairoix (Oise). Six mois après le début du long combat de classe engagé par les travailleurs, porté par l’éclairage médiatique à l’attention de tous les travailleurs de France (et ce combat a permis aux 1 100 salariés licenciés d’obtenir, outre les indemnités normales, une prime de 50 000 euros et vingt-sept mois de formation rémunérés au niveau de 80 % de leur dernier salaire), que constatons-nous aujourd’hui ?
Seule une quinzaine d’ouvriers licenciés ont pu retrouver un emploi en CDI, la plupart du temps par leurs propres moyens, c’est-à-dire par leur réseau relationnel ;
et cela, malgré la mise en place d’une cellule de reclassement financée à coups de centaines de milliers d’euros d’argent public !
Et pourtant, le président de la République était intervenu, le ministre de l’Industrie était intervenu, la modernité de l’usine et de ses outils était
incontestable, le site faisait des bénéfices : il n’y avait aucune raison de fermer l’entreprise.
Et, pourtant, elle a été fermée !
Que pourraient faire, dans ces circonstances, des états généraux de l’industrie, qui n’ait déjà été fait, avec le résultat que l’on peut constater ?
Et que dire des 3 000 salariés des entreprises de sous-traitance qui se sont également retrouvés à la rue, et cela sans les « avantages » susmentionnés ?
Autre exemple : la mise en place d’un pacte automobile avec prêt aux constructeurs et équipementiers.
On voit le résultat : le 14 novembre 2009, PSA annonce 6 000 nouvelles suppressions de poste pour les trois ans à venir.
Un exemple encore ? Les employeurs exonérés des cotisations sociales pour toutes les embauches au niveau du Smic et jusqu’à 160 % de celui-ci, soit 42 milliards
d’euros pour cette année, au détriment de la Sécurité sociale, santé, retraite et famille.
Une seule solution : interdire les licenciements !
Le POI appelle à soutenir
LE PREMIER RASSEMBLEMENT NATIONAL À PARIS
LE 28 NOVEMBRE ORGANISÉ PAR LES COMITÉS UNITAIRES
POUR LA MARCHE UNIE POUR L’INTERDICTION DES LICENCIEMENTS
14 H 30 — SAMEDI 28 NOVEMBRE
À L’ASSEMBLÉE NATIONALE
Place Edouard-Herriot - Métro : Assemblée nationale