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LES PEUPLES D'EUROPE REJETTENT
L'UNION EUROPEENNE
7 juin 2009 : un séisme politique...
Au soir du 7 juin, aucun responsable politique, aucun commentateur n'a réussi à masquer la signification du scrutin : un véritable séisme qui frappe toutes les institutions politiques, et toutes les représentations politiques.
Ce 7 juin 2009, par l'abstention massive, les peuples d'Europe ont signifié leur rejet des institutions et de la politique de l'Union européenne.
Ce 7 juin 2009 étend à toute l'Europe le NON opposé à la Constitution européenne par les peuples français et néerlandais en mai 2005.
C'est un désaveu de tous les gouvernements et partis institutionnels qui se sont soumis servilement, contre la volonté de leurs peuples, aux exigences de démolition de l'industrie, de l'agriculture, des services publics, exigences dictées par l'Union européenne au service des banquiers et des spéculateurs.
D'Est en Ouest et du Nord au Sud, c'est le même rejet : celui des ouvriers de Gdansk qui combattent contre la fermeture de leurs chantiers, celui des travailleurs d'Opel en Allemagne et de Caterpillar en France se dressant contre les plans de licenciements, celui des paysans bulgares et français...
Un rejet... mais tout le monde comprend que c'est déjà plus qu'un rejet : ce 7 juin, les peuples d'Europe ont exprimé leur volonté de se libérer de la dictature du « libre marché » capitaliste, incarnée par la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne, avec leur instrument : le « prétendu » Parlement européen.
Oui, une volonté s'est mise en marche : la volonté d'opposer, à l'anarchie d'une « construction Européenne » soumise aux appétits insatiables des capitalistes et des financiers par ses traités fondateurs (Maastricht et Amsterdam), une union libre des peuples et des nations libres d'Europe ; la volonté des peuples d'Europe de ressaisir leur souveraineté pour imposer l'interdiction des licenciements dans chaque pays, ouvrir la voie à la nationalisation des grands groupes industriels, et à toutes les mesures de salut public qu'appelle la gravité de la crise.
Une volonté qui traduit une exigence : la rupture avec les institutions faillies de l'Union européenne et de ses traités, et le refus des politiques de « rafistolage » de ces institutions préconisées par différentes formations de la « gauche européenne ».
Dans notre pays, en ce soir du 7 juin, tous les responsables et commentateurs politiques mesurent la signification de cette abstention massive. Le peuple travailleur n'a pas suivi ceux qui voulaient lui faire croire que cette élection (combinée avec les journées d'action « saute-mouton ») pouvait constituer une étape dans le combat qu'il aspire à mener en se rassemblant dans l'unité avec les organisations ouvrières contre le gouvernement.
Dès l'annonce des résultats, le Premier ministre Fillon s'est empressé d'en appeler à la réalisation de « l'unité nationale » face à la crise.
L'unité nationale à laquelle appelle le gouvernement Sarkozy-Fillon a pour but de faire passer une avalanche de mesures anti-ouvrières déjà planifiées pour les prochaines semaines.
Le POI, qui se prononce pour une rupture complète avec les institutions européennes, n'a pas présenté de liste à ces élections.
Le POI a concentré toutes ses forces pour aider à réaliser l'unité de tous les partis se réclamant du mouvement ouvrier pour organiser une marche unie de centaines, de milliers de travailleurs pour l'interdiction des licenciements.
Au soir du 7 juin, le POI constate que le rejet massif exprimé par l'abstention traduit l'aspiration des travailleurs et des jeunes à se rassembler, dans l'unité, avec les organisations ouvrières, pour combattre et bloquer la politique anti-ouvrière du gouvernement et de l'Union européenne.
Le POI rappelle l'invitation lancée à l'ensemble des partis se réclamant de la classe ouvrière et de la démocratie (PS, PCF, PG, NPA, LO) à se réunir dès le 10 juin pour décider enfin, ensemble, d'organiser la marche unie à Paris pour l'interdiction des licenciements.
Rien n'est plus urgent, rien n'est plus vital que de forger, à tous les niveaux, l'unité pour l'interdiction des licenciements. Dans ce combat, le POI poursuit l'objectif qu'il s'est fixé lors de son congrès de fondation, il y a un an : construire une authentique représentation indépendante de la classe ouvrière.
Rejoignez le Parti ouvrier indépendant.
Paris, le 7 juin 2009 - 22 H 30
Les secrétaires nationaux : Claude Jenet, Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein
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