Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /Mars /2009 18:13

RESPONSABILITES

 

Il est positif que le Parti communiste français se prononce désormais pour l'interdiction des licenciements. Il est positif également que, réunis le 9 mars, différents partis qui se réclament de la classe ouvrière1 aient discuté de la proposition du Parti ouvrier indépendant d'une marche unie à Paris pour l'interdiction des licenciements.

Mais peut-on en rester là ? Surtout, peut-on transformer une proposition d'action et de mobilisation en un sujet de discussion ?

Au cours de la réunion du 9 mars, une objection a été avancée par certains participants : plus s'approchent les élections européennes, plus il serait difficile à des partis qui présentent des listes concurrentes d'agir ensemble.

Cet argument peut-il être retenu ? S'il existe différents partis, c'est sans doute en raison de désaccords politiques, y compris sur l'Europe. Pour ce qui nous concerne, Parti ouvrier indépendant, nous estimons que la situation appelle des mesures de salut public : se dégager du nœud coulant du pacte de stabilité, confisquer sans indemnité ni rachat les avoirs des banques et assurances, nationaliser les secteurs clés de l'industrie, et tout cela pour permettre un véritable plan de sauvegarde de la population laborieuse. Ces mesures, à notre avis, exigent la rupture avec le traité de Maastricht-Amsterdam. Et au-delà : la sortie de l'Union européenne, l'élection en France d'une Assemblée constituante s'insérant dans un mouvement d'ensemble des peuples et des nations d'Europe pour reconstruire une union libre et fraternelle débarrassée des institutions réactionnaires de Bruxelles.

Telle est notre position. On peut en avoir d'autres. Mais cela peut-il être dressé comme un préalable ? Nous ne le pensons pas.

Que valent les propositions des uns et des autres si continue de déferler jour après jour la vague de destruction des emplois publics et privés ? Il y a officiellement en France 3 000 chômeurs de plus chaque jour. Le gouvernement annonce que cela va s'aggraver.

Attendre l'élection européenne du 7 juin ? 300 000 chômeurs de plus ! Mais mi-juin n'étant pas propice au lancement d'une mobilisation, attendre juin, c'est attendre septembre : 600 000 chômeurs de plus !

Et encore... L'exemple américain nous indique vers où nous allons : 25 000 emplois sont détruits chaque jour aux Etats-Unis.

Les « villages de tentes » constitués par les familles ouvrières expulsées de leurs logements poussent comme champignons dans toutes les grandes villes. Dans la seule ville de Sacramento (Californie), ils sont déjà 1 200 « habitants » de ce « village »... et ce nombre augmente de cinquante chaque jour !

En Europe, selon une étude réalisée en janvier par la Commission de Bruxelles2, il n'y aura de reprise économique ni en 2009 ni en 2010, et, durant ces deux années, « le chômage va croître considérablement dans la plupart des Etats ».

Chacun doit prendre ses responsabilités. C'est maintenant, c'est tout de suite que la décision doit être prise. Que les différents partis ouvriers marchent séparément, c'est une chose. Mais ils ont le devoir de frapper ensemble sur un même clou : l'interdiction des licenciements. Et de convoquer ensemble la marche unie sur Paris. Plus que jamais, la priorité est de forger, à tous les niveaux, les solides maillons de la chaîne de l'unité : les comités d'organisation pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements.

 

(1) Notamment le PCF, le Parti de gauche, le NPA, le POI, etc.

(2) Financial Times, 10 mars.

 

Par D. Gluckstein - Publié dans : IO
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Liens

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés