Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 19:35

S’il n’y a plus de travail...

 

Bras de fer entre gouvernement français et Commission européenne. Motif : les 360 milliards d’euros offerts aux banques.

Sur le fond, l’Union européenne n’a rien à redire. Mais elle exige des banques françaises qu’elles s’engagent à ne pas croître trop vite et à ne pas verser de dividendes. Qu’en pleine crise, les banques dégagent du profit et versent des dividendes, cela n’a rien de choquant pour les autorités de Bruxelles. Mais le faire avec l’aide de l’Etat... ce serait remettre en cause la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée » !

 

Pendant ce temps… Le chômage passe au-dessus des 2 millions. 1 400 emplois supprimés chez Arcelor-Mittal, 3 550 à Peugeot-Citroën (avec, en plus, des fermetures partielles de plusieurs semaines à Hordain, Poissy, Rennes, Sochaux et Mulhouse). 4 900 « départs volontaires » à Renault-France (avec plusieurs semaines de fermeture temporaire sur une quinzaine de sites). Trois semaines d’arrêt de fabrication pour les 1 200 salariés de Bridgestone, à Béthune, six semaines de chômage technique pour les 1 600 salariés de Ford Blanquefort (site menacé de disparition d’ici à 2011), 90 jours de chômage partiel pour Renault Trucks, deux semaines de fermeture pour les 4 000 salariés de Toyota, à Onnaing. Chômage partiel imposé à Valeo Caen, et pour les 600 salariés de l’équipementier automobile Méfro, à la Chapelle-Saint-Luc, et pour les 1 650 de Faurecia (et 133 suppressions d’emplois pour Faurecia Sandouville), et pour les 2 200 salariés de Michelin, à Joué-lès-Tours et Roanne. Cessation de paiement pour la Société bretonne de fonderie (550 salariés), fermeture de l’usine de Molex (300 salariés), 250 suppressions d’emplois à Peugeot Motocycle, dans le Doubs, réduction de production dans les trois sites de Rhodia, dans les neuf sites du groupe Arkéma France et au minimum 96 licenciements à Arkéma St-Auban. Fermeture de deux sites de Henkel Technologies (suppression de 251 emplois), fermeture d’Amora-Maille, à Dijon, 946 suppressions d’emplois à la CAMIF, 672 à La Redoute, 1 022 emplois menacés à Bata France, etc.

Que va-t-il rester de ce pays ?

 

S’il n’y a plus de travail, il n’y a rien. Relancer ? Relancer le travail !

Cela appelle deux décisions urgentes : interdire les licenciements et les mesures de chômage technique, annuler les suppressions d’emplois publics (20 000 dans les hôpitaux, 30 000 dans l’Education nationale, etc.).

On ne peut prendre de telles mesures ? L’Etat, le gouvernement ont bien dégagé 360 milliards d’euros pour renflouer les banquiers et les spéculateurs. Qu’est-ce qui empêche de le faire pour sauver les travailleurs ?

 

L’Union européenne ne veut pas ? Pour notre part, nous, Parti ouvrier indépendant (POI), nous estimons qu’il faut rompre avec l’Union européenne. On peut partager ou non ce point de vue.

 

Mais est-ce que les choses peuvent continuer ainsi ?

Nous le répétons : au cœur de la moindre relance, il y a le droit à un vrai travail et un vrai salaire couvert par les garanties collectives pour chaque travailleur. Personne ne peut contester que cela passe par les deux mesures simples énoncées plus haut.

 

Quels que soient les points de vue sur l’Union européenne, quelle organisation se réclamant de la classe ouvrière et de la démocratie pourrait-elle se dérober à l’impérieuse nécessité de l’action unie sur ces mots d’ordre de sauvegarde du peuple travailleur ? C’est ce que nous discuterons à la conférence nationale de délégués pour l’unité.

Par IO - Publié dans : IO
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Liens

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés