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Mardi 30 décembre 2008 2 30 /12 /2008 20:30

Communiqué

 

« Pour la réouverture des lits d'hôpitaux avec le personnel nécessaire ! »

 

Coup sur coup, un enfant de 3 ans décède à Saint-Vincent-de-Paul et un homme de 56 ans meurt, faute de lit de réanimation dans les hôpitaux en région parisienne.

Les témoignages sont accablants : une femme médecin du SAMU de l'Essonne, de permanence dans la nuit de samedi à dimanche, s'indigne : « C'est rageant d'entendre que c'est la faute au hasard. C'est arrivé parce qu'on ferme des lits partout ! » (cité dans le Parisien du 30 décembre). Le président de la Société de réanimation ajoute : « On est en situation critique. Les hôpitaux n'ont aucune réserve de sécurité. »

Et l'association SAMU de France « demande la réouverture de lits de réanimation ».

On ne peut qu'être indigné par la recherche de boucs émissaires, qu'il s'agisse des médecins ou des infirmières, comme en témoigne la mise en garde à vue d'une infirmière de Saint-Vincent-de-Paul.

Les responsables, ce sont les gouvernements successifs qui, depuis des années, appliquent le Pacte de stabilité dicté par l'Union européenne, qui impose de tailler à la hache dans toutes les dépenses publiques (école, santé...) et remet en cause, par-là même, l'accès aux soins.

C'est d'ailleurs ce qu'ont dénoncé tous les syndicats du personnel de l'Assistance publique de Paris en appelant à manifester au ministère.

Le gouvernement a refusé de les entendre.

Il ose, maintenant, prétendre qu'il s'agirait d'une question de « mauvaise régulation » que sa future loi Bachelot viserait à résoudre.

Non. C'est l'inverse.

Le projet de loi Bachelot (dit « Hôpital, Santé, Patients, Territoires ») qui doit venir, début février 2009, au Parlement, aboutirait à aggraver encore la situation puisqu'il prévoit 20 000 suppressions d'emploi de personnels au niveau national et, sur l'Assistance publique de Paris, le passage de 38 hôpitaux à 13 « territoires de santé » avec, à la clé, la fermeture de services entiers et la suppression de 2 000 emplois.

Le ministre Woerth a déclaré, en octobre 2008 : « Ne croyez pas que la crise économique n'ait pas d'impact sur nos finances sociales », et une première augmentation des cotisations des mutuelles est annoncée.

360 milliards d'euros ont été offerts aux banquiers et aux spéculateurs, payés par des centaines de milliers de licenciements dans l'industrie et des dizaines de milliers de suppressions de postes dans le public.

360 milliards d'euros et il n'y aurait pas d'argent pour rouvrir les lits ?

Le POI, qui a pris l'initiative, avec 328 délégués réunis le 7 décembre 2008, d'un appel pour une marche unie sur Paris pour l'interdiction des licenciements, appuie la demande contresignée par des dizaines de milliers de personnels hospitaliers avec leurs syndicats unis pour le retrait de la loi Bachelot.

Il exige la réouverture des lits et des services fermés avec le personnel nécessaire.

 

 

Paris, le 30 décembre 2008

 

Les secrétaires nationaux du POI

Claude Jenet, Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein

 

Par POI - Publié dans : Communiqué
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Samedi 20 décembre 2008 6 20 /12 /2008 09:33

Sauver les travailleurs,
pas les spéculateurs...

INTERDIRE

LES

LICENCIEMENTS

lire l'appel de la conférence du 7 décembre

Par POI - Publié dans : Infos
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /2008 08:38

Communique :

 

" à propos DE  LA MOBILISATION DE LA POPULATION ET DE LA JEUNESSE EN GRÈCE "

 

 

Le POI est pleinement solidaire de la révolte légitime des jeunes et des travailleurs grecs contre la violence de la police et contre la misère à laquelle ils sont condamnés.

Les jeunes qui se sont soulevés par milliers appartiennent à la « génération 600 ».

Pourquoi 600 ? Parce que la déréglementation du travail imposée par un gouvernement qui est le relais de l'Union européenne condamne la majorité d'entre eux à des « petits boulots » payés 600 euros par mois.

 

Les centrales syndicales grecques ont refusé de répondre à l'appel à l'union nationale lancé par le gouvernement Caramanlis. Elles ont maintenu leur appel à une grève générale, massivement suivie, contre l'odieuse répression policière, contre les licenciements, les salaires de misère et les privatisations. Qui pourrait contester la légitimité de leur décision, alors que, dans le même temps, banquiers et spéculateurs, comme dans toute l'Union européenne, croulent sous les milliards des plans de « relance » et de « sauvetage »?

 

Le peuple et la jeunesse se sont dressés à Athènes ces derniers jours. Dans toute l’Europe, la politique des gouvernements aux ordres de Bruxelles ne crée-t-elle pas les conditions de l’explosion sociale ?

 

Sur l'une des banderoles portée par les jeunes manifestants, on pouvait lire : « Du fric pour l'éducation, pas pour les banquiers, ni les bombardiers F16 ! »

 

Ne rejoignent-ils pas le combat des 120 000 enseignants qui manifestaient à Lisbonne le 8 novembre ? Celui des 200 000 lycéens, étudiants et professeurs défilant dans 48 villes de France le 20 novembre ?

 

Ce dimanche 7 décembre, 328 délégués se sont réunis en Conférence nationale pour l'unité à Limeil-Brévannes, à l'initiative du POI.

Ils ont lancé un appel pour une marche unie sur Paris de toute la population, des jeunes, des organisations ouvrières, des élus pour exiger que soient prises les mesures de salut public face à la catastrophe en cours : interdiction des licenciements, annulation de tous les plans et contre-réformes détruisant l'emploi dans les services publics.

 

Cet appel doit être entendu.

 

En refusant de satisfaire ces revendications vitales, en continuant de relayer les injonctions de la Banque centrale européenne, le gouvernement laisserait-il au peuple et à la jeunesse d’autre choix que la mobilisation générale pour les faire respecter ?

Paris, le 11 décembre 2008

Les secrétaires nationaux du POI :
Claude Jenet, Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein

Par POI - Publié dans : Communiqué
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /2008 08:35
Par AJR - Publié dans : tracts
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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /2008 19:35

S’il n’y a plus de travail...

 

Bras de fer entre gouvernement français et Commission européenne. Motif : les 360 milliards d’euros offerts aux banques.

Sur le fond, l’Union européenne n’a rien à redire. Mais elle exige des banques françaises qu’elles s’engagent à ne pas croître trop vite et à ne pas verser de dividendes. Qu’en pleine crise, les banques dégagent du profit et versent des dividendes, cela n’a rien de choquant pour les autorités de Bruxelles. Mais le faire avec l’aide de l’Etat... ce serait remettre en cause la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée » !

 

Pendant ce temps… Le chômage passe au-dessus des 2 millions. 1 400 emplois supprimés chez Arcelor-Mittal, 3 550 à Peugeot-Citroën (avec, en plus, des fermetures partielles de plusieurs semaines à Hordain, Poissy, Rennes, Sochaux et Mulhouse). 4 900 « départs volontaires » à Renault-France (avec plusieurs semaines de fermeture temporaire sur une quinzaine de sites). Trois semaines d’arrêt de fabrication pour les 1 200 salariés de Bridgestone, à Béthune, six semaines de chômage technique pour les 1 600 salariés de Ford Blanquefort (site menacé de disparition d’ici à 2011), 90 jours de chômage partiel pour Renault Trucks, deux semaines de fermeture pour les 4 000 salariés de Toyota, à Onnaing. Chômage partiel imposé à Valeo Caen, et pour les 600 salariés de l’équipementier automobile Méfro, à la Chapelle-Saint-Luc, et pour les 1 650 de Faurecia (et 133 suppressions d’emplois pour Faurecia Sandouville), et pour les 2 200 salariés de Michelin, à Joué-lès-Tours et Roanne. Cessation de paiement pour la Société bretonne de fonderie (550 salariés), fermeture de l’usine de Molex (300 salariés), 250 suppressions d’emplois à Peugeot Motocycle, dans le Doubs, réduction de production dans les trois sites de Rhodia, dans les neuf sites du groupe Arkéma France et au minimum 96 licenciements à Arkéma St-Auban. Fermeture de deux sites de Henkel Technologies (suppression de 251 emplois), fermeture d’Amora-Maille, à Dijon, 946 suppressions d’emplois à la CAMIF, 672 à La Redoute, 1 022 emplois menacés à Bata France, etc.

Que va-t-il rester de ce pays ?

 

S’il n’y a plus de travail, il n’y a rien. Relancer ? Relancer le travail !

Cela appelle deux décisions urgentes : interdire les licenciements et les mesures de chômage technique, annuler les suppressions d’emplois publics (20 000 dans les hôpitaux, 30 000 dans l’Education nationale, etc.).

On ne peut prendre de telles mesures ? L’Etat, le gouvernement ont bien dégagé 360 milliards d’euros pour renflouer les banquiers et les spéculateurs. Qu’est-ce qui empêche de le faire pour sauver les travailleurs ?

 

L’Union européenne ne veut pas ? Pour notre part, nous, Parti ouvrier indépendant (POI), nous estimons qu’il faut rompre avec l’Union européenne. On peut partager ou non ce point de vue.

 

Mais est-ce que les choses peuvent continuer ainsi ?

Nous le répétons : au cœur de la moindre relance, il y a le droit à un vrai travail et un vrai salaire couvert par les garanties collectives pour chaque travailleur. Personne ne peut contester que cela passe par les deux mesures simples énoncées plus haut.

 

Quels que soient les points de vue sur l’Union européenne, quelle organisation se réclamant de la classe ouvrière et de la démocratie pourrait-elle se dérober à l’impérieuse nécessité de l’action unie sur ces mots d’ordre de sauvegarde du peuple travailleur ? C’est ce que nous discuterons à la conférence nationale de délégués pour l’unité.

Par IO - Publié dans : IO
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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /2008 21:10

Un parti, pour quoi faire ?

 

Faut-il se réjouir de l’émiettement du Parti socialiste ou de la dislocation du Parti communiste ? Les partis sont une composante de la démocratie politique. Leur effacement derrière le « choc des personnalités » marque le renoncement à une véritable confrontation politique démocratique. Royal ou Aubry ? Toutes deux s’accordent pour respecter le cadre fixé par l’Union européenne, ses institutions, ses directives. Mélenchon-Dolez ? Hostiles au traité de Lisbonne, ils annoncent pourtant une alliance électorale avec le Parti communiste au sein du Parti de la Gauche européenne, lui-même financé à 75 % par l’Union européenne. Quant à Besancenot, son NPA vient de publier deux résolutions de congrès (dont une sur les élections européennes) qui ne se prononcent ni pour la rupture avec l’Union européenne ni même pour l’abrogation du traité de Maastricht…

N’y a-t-il pas un rapport entre cet alignement de tous sur l’Union européenne et la crise de décomposition qui secoue les partis ?

Pour notre part, nous avons fondé le Parti ouvrier indépendant il y a cinq mois, comme un outil non pas au service d’ambitions personnelles, mais au service d’une classe et d’une cause.

La classe? Celle des opprimés et des exploités, qui subissent chaque jour davantage les conséquences de la crise de décomposition du système fondé sur la propriété privée des

moyens de production.

La cause ? L’aide à la lutte de classe. Chant séculaire du mouvement ouvrier, L’Internationale proclame : « Il n’est pas de sauveur suprême, ni Dieu, ni César, ni tribun, producteurs, sauvons-nous nous-mêmes. » La lutte de classe est plus que jamais à l’ordre du jour.

Dans les mouvements en cours, en dépit des difficultés, des obstacles et des manœuvres diverses de certains « sommets », les travailleurs cherchent à se rassembler sur des mots d’ordre précis : retrait des mesures Darcos dans l’enseignement et du plan Bachelot de liquidation des hôpitaux et de la Sécurité sociale, refus de l’allongement de l’âge de départ à la retraite, refus de la liquidation du statut de cheminot relié au refus de la privatisation de la SNCF, refus de la privatisation à La Poste et de la destruction des diplômes nationaux pour les étudiants et les lycéens, etc.

Faut-il le souligner ? Chacune de ces revendications se dresse contre des mesures, lois, décrets, qui ne font que transcrire des directives européennes issues du pacte de stabilité du traité de Maastricht.

De fait, sur un plan politique, tous ces mouvements de lutte de classe tendent à converger vers un point unique : l’abrogation des directives et du traité de Maastricht, la rupture avec cette Union européenne rejetée par toutes les couches de la population.

Ne faut-il pas un parti qui aide à forger l’unité des travailleurs et de leurs organisations sur la base des revendications ? Ne faut-il pas un parti qui relie cette aide à la lutte de classe avec l’objectif politique : une démocratie authentique sur la base de la rupture avec l’Union européenne et de l’élection d’une Assemblée constituante souveraine par laquelle le peuple prendra en main son avenir et se donnera les moyens d’un plan de sauvegarde des intérêts de la population ?

A qui s’intéresse non au jeu des personnalités, mais à l’avenir de la population et de la jeunesse, le Parti ouvrier indépendant (POI) propose ses solutions, ses initiatives et son combat pour l’unité, sans d’autres intérêts que ceux de la classe ouvrière dans son ensemble.

Par POI - Publié dans : IO
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /2008 20:14

360 milliards pour les spéculateurs

et pour les salariés : licenciements, délocalisations et chômage !

Démantèlement de l’hôpital public : licenciements à Sisteron et Digne, privatisation de l’hôpital de Manosque…

Des 76 bureaux de poste de 1997, il n’en reste que 24 !... Ecoles, perception, équipement, sous-préfectures, fermeture du CIECM de Barcelonnette,… Menaces sur Sanofi,…pour satisfaire les exigences de l’Union européenne, ce gouvernement veut faire un désert de notre département !

 

Arkéma menacé de 60 à 100 licenciements !

Nul doute que le 8 novembre la population, les élus avec les salariés d’Arkéma, et leurs organisations manifesteront massivement.

Peut-on comme le demande Jean Louis Bianco  s’en tenir à ne pas exonérer Total ni Arkéma « de tenir leur promesse », quand Daniel Spagnou s’indigne de : « toutes ces réunions,… en présence des ministres,… tous ces accords signés et non tenus, ils nous ont menti ! » ?

C’est à juste titre que José Escanez déclare : « Aujourd’hui, il ne faut plus se raconter d’histoires, Total veut se débarrasser de cette usine qui n’est pas assez rentable. Depuis le début, on nous a menés en bateau ! »

Un sentiment partagé par de nombreux salariés !

 

IL FAUT INTERDIRE TOUS LES LICENCIEMENTS !

Unité pour : « Retrait du plan, de tous les plans, maintien des emplois, de tous les emplois, interdiction des licenciements, de tous les licenciements. »

a b

 

Le 28 octobre, Sarkozy a annoncé un plan de précarisation généralisée, sous couvert de « sécurité sociale professionnelle ». Pièce maîtresse du plan : l’extension du contrat de transition professionnelle (CTP) supposé renforcer les garanties des travailleurs privés d’emploi. Mais une fois le CTP fini, que se passe-t-il ? Selon Les Echos, 6 travailleurs sur 10 se retrouvent sur le carreau après le CTP. Et Sarkozy exige des syndicats ouvriers qu’ils mettent au point avec lui la « feuille de route » de cette mesure anti-ouvrière !

 

Il faut sortir de toutes les commissions de « concertation » créées pour enchaîner les syndicats aux plans des patrons et du gouvernement !

 

Non à l’union nationale ! Retrait de l’Union européenne !

Les travailleurs et le peuple de ce pays sont en état de légitime défense.

Il faut trouver une issue, sans délai.

C’est pourquoi le POI prépare une conférence pour l’unité le 7 décembre car, une issue existe, les solutions positives existent : bloquer les plans de licenciements, nationaliser ou renationaliser sans indemnité ni rachat tous les secteurs clés de l’industrie et des banques, le retour intégral au service public et à la sécurité sociale de 1945, le retrait de toutes les contre-réformes,…

Unité pour :

— L’interdiction des licenciements. La renationalisation immédiate des secteurs clés de l’industrie.

— La renationalisation immédiate du secteur de la chimie !

— La nationalisation des banques, sans indemnité ni rachat.

— L’augmentation générale des salaires et des pensions.

Pas un sou pour les banquiers et les spéculateurs.

Par POI-04 - Publié dans : Communiqué
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Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /2008 10:09

 

« On ne pourra pas éviter qu’il y ait des licenciements »

 : voilà ce qu’a osé déclarer Sarkozy le 29 octobre. Le gouvernement offre 360 milliards de fonds publics pour renflouer banquiers et spéculateurs. Et les capitalistes auraient carte blanche pour licencier !

 

lire l'appel du BN du POI

Par POI - Publié dans : Communiqué
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Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /2008 10:50

Y a-t-il un autre moyen ?
Unité avec le gouvernement ? Ou bien unité pour bloquer la politique du gouvernement ?

En cette période de crise qui menace les fondements de la société, la question est posée à tout le mouvement ouvrier. Le 23 octobre, Sarkozy a déclaré : « Nous risquons d'être confrontés partout à la révolte des classes populaires. » C'est un fait : les patrons multiplient les plans de « dégraissage », profitant de la situation pour l'aggraver encore et « purger » les secteurs jugés non rentables. La révolte gronde dans le pays. Et pourtant, le même Sarkozy, deux jours plus tôt, avait déclaré : « La crise que nous traversons ne doit en rien retarder les réformes. Elle doit au contraire les accélérer. » Ce jour-là, Sarkozy mettait en place la commission Balladur/Mauroy chargée, dans un parfait consensus droite/gauche, d'accélérer le démantèlement de la République...

Faut-il aider le gouvernement à accélérer les contreréformes ? Faut-il l'aider en participant à la commission Mauroy/Balladur ou à la commission Ailleret chargée de préparer la privatisation de La Poste ? Faut-il l'aider en participant aux prétendues discussions sur les contre-réformes à l'école, à la santé ? Faut-il l'aider, en s'abstenant de manière favorable sur le plan des 360 milliards d'aide aux spéculateurs, comme l'a fait le Parti socialiste la semaine dernière ?

Les coups pleuvent. Renault ferme pour plusieurs semaines, PSA réduit son activité de 30 %, la CAMIF est liquidée. Faut-il aider le gouvernement dans ses contreréformes ? Ce 28 octobre, Sarkozy a annoncé un plan de précarisation généralisée, sous couvert de « sécurité sociale professionnelle ». Pièce maîtresse du plan : l'extension du contrat de transition professionnelle (CTP) supposé renforcer les garanties des travailleurs privés d'emploi. Mais une fois le CTP fini, que se passe-t-il ? Selon Les Echos, 6 travailleurs sur 10 se retrouvent sur le carreau après le CTP. Et Sarkozy exige des syndicats ouvriers qu'ils mettent au point avec lui la « feuille de route » de cette mesure anti-ouvrière !

Face aux vagues de suppressions d'emplois, le mot d'ordre est simple, celui posé dans l'unité des travailleurs et des syndicats à la CAMIF : « Retrait du plan, maintien de tous les emplois. » C'est le mot d'ordre des enseignants : « Retrait des mesures de Darcos, maintien du bac. » C'est le mot d'ordre des hospitaliers : « Retrait de la contre-réforme, maintien des hôpitaux, retour à la Sécurité sociale de 1945. » C'est le mot d'ordre de tous les fonctionnaires : « Retrait du plan de 50 000 suppressions d'emplois. »

De tous les secteurs de la classe ouvrière, monte une exigence qui tend à rassembler en un mot d'ordre : « Retrait du plan, de tous les plans, maintien des emplois, de tous les emplois, interdiction des licenciements, de tous les licenciements. » Cela suppose que les organisations qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie rompent tout fil qui les relie aux plans de Sarkozy offrant 360 milliards pour les spéculateurs, plans dictés par l'Union européenne et la Banque centrale européenne (BCE).

Oui, la situation est dramatique. Mais elle n'est pas désespérée. Sarkozy a raison de s'inquiéter de la révolte des classes populaires. Elle mûrit dans tout le pays. Elle appelle une réponse claire : l'unité des travailleurs et des organisations, tous ensemble, dans l'action de classe unie pour faire reculer le gouvernement, interdire les licenciements, bloquer la spirale infernale.

Y a-t-il un autre moyen ?
DANIEL GLUCKSTEIN

Par D Gluckstein - Publié dans : IO
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /2008 14:01
 
Par POI - Publié dans : Infos
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