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Dette 

 

 

Depuis des mois, ces deux termes font la « une » de l'actualité. Surtout, ils sont « l'argument » au nom duquel des plans de rigueur impitoyables sont à l'ordre du jour dans tous les pays, dictés par le FMI, l'Union européenne et la Banque centrale européenne. En France, comme dans les pays voisins, les partis et les organisations syndicales sont invités à réaliser une union sacrée avec le gou-vernement et le patronat pour décider ensemble des mesures pour réduire les déficits et rembour-ser la dette (et surtout payer ses intérêts). Et, c'est un fait, beaucoup cèdent à cette invitation. Pour les travailleurs et les jeunes qui combattent les mesures de rigueur, il est important de comprendre de quoi il s'agit. C'est l'objet de cet argumentaire que propose à la discussion le Parti ouvrier indé-pendant. Argumentaire qui n'épuise pas le sujet, mais qui, sur la base de faits et de données indiscu-tables et vérifiables, permet de comprendre ceci : cette dette, ces déficits sont le produit d'un sys-tème capitaliste en pleine décomposition et une arme entre ses mains pour dégager encore plus de profits. En ce sens, il ne s'agit pas d'une crise de « la dette », mais de la crise de décomposition du système capitaliste lui-même frappé à mort. D'où cette conclusion : cette dette, ces déficits ne sont pas ceux des travailleurs et du peuple, qui n'ont pas à sacrifier un seul droit, une seule conquête, pour les financer !

Prix : 0,50 euro.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 17:23

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7 septembre : trois millions de travailleurs font grève et manifestent contre le projet de loi sur les retraites.

10 septembre : l'Assemblée nationale vote l'article 5 du projet de loi, qui porte à 62 ans et 67 ans le droit au départ à la retraite et le droit de départ à la retraite à taux plein !

15 septembre : l'Assemblée nationale vote le projet de loi !

 

En huit jours, au mépris de toute démocratie, au mépris de l'exigence du retrait de la réforme, l'Assemblée nationale s'arroge le pouvoir de porter un coup majeur aux conditions d'existence de millions de salariés !

Une Assemblée nationale aux ordres, qui, dans le cadre de la Ve République, n'a d'autre pouvoir que d'exécuter les exigences du président de la République, lui-même aux ordres de l'Union européenne et des institutions du capital international ; 

Une Assemblée nationale dont 90% du travail consiste à transcrire les directives européennes ;

Une Assemblée nationale qui, comme l'a déclaré un député UMP le 9 septembre, vote cette contre-réforme parce qu'« elle nous permet de conserver la signature de la France auprès des agences de notation » ;

Une Assemblée nationale aux ordres de ceux qui spéculent, détruisent les emplois, privatisent et pillent le pays ;

Une Assemblée nationale qui met en application la décision prise dès 2002 au sommet européen de Barcelone, avec la participation de Chirac et Jospin, d'augmenter dans toute l'Europe de 5 ans l'âge de départ à la retraite.

Cette Assemblée Nationale croupion, sans autre pouvoir que d'appliquer les diktats des agences de notation, c'est-à-dire de la classe capitaliste, n'a rien à voir avec la démocratie. Elle n'a aucune légitimité. A l'origine des coups majeurs portés contre la classe ouvrière, on trouve la soumission totale aux exigences des grands groupes capitalistes et de leurs actionnaires, avides de profits et de dividendes. Le capital financier a obtenu du gouvernement le renflouement de ses pertes dans la spéculation et la crise de 2007-2008, poussant les Etats sur la voie d'un nouvel et gigantesque endettement.

Aujourd'hui, il exige de baisser encore plus le « coût du travail » par la précarité, l'austérité salariale, la réduction des effectifs de la fonction publique, les délocalisations et destructions massives d'emplois, l'attaque contre les retraites et la privatisation de la protection sociale, créant une situation où les travailleurs et les jeunes se posent chaque jour davantage la question : où est l'issue ? Pour l'heure, pour tous, la première des questions est l'unité d'action pour le retrait du projet Sarkozy, projet ni amendable ni négociable.

Mais la vérité doit être dite. Cette prétendue Assemblée nationale n'aurait certainement pas pu se livrer à ce véritable forfait si les députés du Parti socialiste, du Parti communiste et du Parti de gauche qui y siègent n'avaient pas offert leur concours à cette parodie de « débat » parlementaire. Qu'ont-ils dit à l'Assemblée nationale   Travailleurs, vous avez le droit de savoir.

Quand des millions de salariés exigent, le 7 septembre, « Retrait du plan sur les retraites », Jean- Marc Ayrault, président du groupe socialiste, déclare à l'Assemblée : « Ce matin, deux projets sont en présence et la bataille va continuer projet contre projet. » Quelle « bataille projet contre projet » ?

Y a-t- il bataille quand le résultat est connu d'avance ? Membre du même groupe, le député Gaëtan Gorce déclare à l'intention de l'UMP : « En 2003, vous avez travaillé sur la notion d'un allongement de la durée de cotisation, ce que nous acceptons aujourd'hui comme une base de travail normale. »

Base de travail normale, l'allongement de la durée de cotisation ? Les travailleurs n'ont-ils pas suffisamment cotisé ? Il faut bien constater que ces interventions et amendements du Parti socialiste tournent le dos à l'exigence massive du retrait.

Quand le 7 septembre, les manifestants scandent : « Ni amendable ni négociable », Marie- George Buffet, au nom du groupe communiste, déclare en direction du gouvernement : « Arrêtez de répéter qu'il n'y a pas d'autres solutions que votre réforme. Les députés du Parti communiste et du Parti de gauche en proposent : acceptez d'en débattre. » Qui peut croire que l'enjeu de la situation, ce 10 septembre, c'est que le gouvernement accepte de débattre dans une Assemblée nationale privée de tout pouvoir ?

Les députés du Parti communiste et du Parti de gauche veulent « obtenir le plus rapidement possible le retrait de votre texte » et « proposer, le moment venu, une véritable alternative pour mettre en œuvre un projet de rupture avec la politique qui est la vôtre », déclare son collègue Marc Dolez. Le plus rapidement possible ? Le moment venu ? Si les mots ont un sens, cela veut dire attendre 2012.

Ce n'est rien d'autre que ce qu'a déclaré Ségolène Royal la veille à la télévision. C'est maintenant, c'est tout de suite que les travailleurs veulent faire reculer par leur mobilisation, par la lutte de classe, le gouvernement aux ordres des agences de notation. Le seul enjeu, c'est le retrait.

Quelle est la signification de ces discours et prétendus débats, apparences de polémique dans une enceinte « parlementaire » dans laquelle, chacun le sait, tout est joué par avance ?

Soyons clairs. En cautionnant cette sinistre comédie, les partis qui prétendent défendre la classe ouvrière et la démocratie prennent la responsabilité – parce qu'ils respectent le cadre fixé par l'Union européenne – de tourner le dos au mandat des millions de grévistes et manifestants du 7 septembre, de fournir au gouvernement la légitimité inespérée qui lui fait défaut.

Le Parti ouvrier indépendant combat pour la reconquête de la démocratie politique. Reconquérir la démocratie politique, ce n'est pas attendre 2012 pour une « alternance » sous contrôle de l'Union européenne. C'est, tout de suite, combattre pour la rupture avec les institutions antidémocratiques de la Ve République et de l'Union européenne, institutions au seul service de la classe capitaliste engagée dans une offensive sans précédent contre la force de travail, contre la jeunesse et les travailleurs des villes et des campagnes.

Reconquête de la démocratie qui aujourd'hui, sur le terrain même de la lutte de classe, se concentre dans la réalisation de l'unité, travailleurs et organisations, sur l'exigence commune   la contre-réforme des retraites doit être immédiatement retirée.

 

Par POI - Publié dans : Communiqué
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Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /Août /2010 20:57

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Déclaration
du Bureau national du
PARTI OUVRIER INDÉPENDANT

  

  

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réuni le 21 août, le Bureau national du Parti ouvrier indépendant partage l’indignation de tous les travailleurs, jeunes et démocrates devant l’avalanche des mesures discriminatoires annoncées par le gouvernement à l’encontre de secteurs entiers de la population.

 

Le Bureau national du POI fait sien le communiqué du 1er 

 

août de ses secrétaires nationaux qui ont « mis en garde contre cette dérive qui menace toutes les libertés démocratiques », dérive dont le responsable est « le gouvernement (qui) cherche à désigner les boucs émissaires, à diviser la classe ouvrière et la jeunesse et donc à les détourner du nécessaire combat uni contre les plans anti-ouvriers, et en particulier pour le retrait de la contre-réforme des retraites»

 

lire la déclaration...

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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 13:24

13007

Retrait du projet de loi gouvernemental contre les retraites

 

L’heure est grave. Les travailleurs sont en droit de s’adresser aux dirigeants du PS, du PCF, du PG, etc. et de leur dire :

PRONONCEZ-VOUS CLAIREMENT

 

Tel est le sens de la lettre ouverte dont le Parti ouvrier indépendant a pris l’initiative.

 

 «Dirigeants du Parti Socialiste, du Parti communiste français, du Parti de gauche, l’heure est grave.

Les travailleurs sont en droit de s’adresser à vous pour vous dire : prononcez-vous clairement. Assez de déclarations sur les réformes souhaitables, les contre-projets ! Assez de déclarations d’intention pour 2012 !

UN SEUL MOT D’ORDRE : RETRAIT DU PROJET DE LOI SARKOZY/FILLON/WOERTH SUR LES RETRAITES

Continuer à refuser d’exiger le retrait reviendrait à donner un feu vert au gouvernement pour qu’il impose sa contre-réforme. Cela ne se peut pas !

Dirigeants du PS, du PCF et du PG, il n’est qu’une urgence : non pas aider le gouvernement à faire passer son projet meurtrier, mais prendre position tout de suite, nettement, sans aucune condition, maintenant et tout de suite pour le retrait du projet gouvernemental».

Par POI - Publié dans : Communiqué
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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 22:31

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Le POI condamne l’assaut de l’armée israélienne
contre une flottille d’aide humanitaire pour Gaza

Des commandos de la marine israélienne ont pris d’assaut, lundi 31 mai à l'aube, une flottille de navires partis de Turquie à destination de la bande de Gaza, transportant 10 000 tonnes d'aide humanitaire et de matériel de construction...

 

lire la suite du communiqué

 

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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 09:53

 Cons-Sarko

« Ne touchez pas à nos retraites !

Aucun consensus avec le gouvernement Sarkozy ! »

 

Le gouvernement vient de publier son « document d’orientation sur la réforme des retraites ».

 

Il consiste en « 14 engagements ».

 

Parmi eux, celui qui promet de mettre en place « une contribution supplémentaire de solidarité sur les hauts revenus et les revenus du capital » a fait l’objet de nombreux commentaires.

Ainsi la « réforme » serait « équilibrée », chacun y contribuerait à sa mesure…

 

La réalité ? Travailleurs, chômeurs, retraités, jeunes, jugez vous-mêmes...

 

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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 11:47

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On nous parle de 10milliards d’euros de déficit pour les retraites.

Mais que l’on rende à la Sécurité sociale les 32milliards d’euros d’exonérations, que l’on annule les 46milliards d’euros d’intérêts versés pour la dette publique ! Cela représente huit fois le prétendu déficit.

Et ce gouvernement trouve 16,8 milliards d’euros pour la Grèce qui, selon L. Châtel, n’auront pas d’impact sur la dette publique…

 

On le voit : rien ne justifie que l’on touche aux retraites. Il n’y a rien à discuter !

 

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Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /Mai /2010 10:53

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Pour le Parti ouvrier indépendant, le combat contre le consensus autour de la contre-réforme des retraites s’inscrit dans un cadre plus vaste. En effet, dans toute l’Europe, les travailleurs et leurs organisations sont confrontés à la tentative des gouvernements de les enfermer dans un consensus destiné à imposer les contreréformes.

 

 

 

Lire la déclaration...

Par POI - Publié dans : Infos
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Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /Mai /2010 10:44

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D ans tout le pays, alors que le gouvernement présente la contre-réforme des retraites comme inévitable, les travailleurs

affirment, de plus en plus nombreux : oui, l’unité est possible pour que l’on ne touche pas à nos retraites et contraindre le gouvernement à reculer. Chacun le sent : rien n’est joué. Comment, sur le terrain même de la lutte de classe unissant travailleurs et organisations, bloquer le gouvernement et sauver les retraites ?

 

Lire l'appel du 24 avril

Par POI - Publié dans : Communiqué
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 18:00

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Le second tour a confirmé le premier : une crise majeure secoue le pays. L’abstention bat un nouveau record pour un second tour d’élections régionales : tous les partis perdent des millions de voix par rapport aux élections régionales de 2004. C’est un immense rejet : dans les quartiers ouvriers et populaires, comme dans les zones rurales les plus frappées par la crise, deux électeurs sur trois ne se sont pas déplacés, parfois plus.

 

Rejet des politiques mises en œuvre depuis plus de vingt ans par les gouvernements successifs. Rejet de la politique de Sarkozy, de chômage, de misère, de destruction des droits dictée par l’Union européenne. Mais rejet aussi des politiques mises en œuvre durant la même période par les gouvernements de la gauche plurielle et s’inscrivant dans le même cadre.

 

Rejet des politiques d’accompagnement. Les dirigeants des partis de gauche prétendaient que, dirigées par eux, les « régions » pouvaient être un « bouclier » face à la politique du gouvernement… Cela n’a pas convaincu. D’expérience, les travailleurs voient dans ces politiques « régionales » l’accompagnement des plans de licenciements et de destruction des services et emplois publics. La « victoire » des partis de gauche ce 21 mars n’efface pas le fait qu’ils sont, eux aussi, frappés par l’abstention, même si c’est dans une proportion moindre que l’UMP.

 

Rejet des plans dictés par l’Union européenne. En France comme dans chaque pays, l’Union européenne exige que les gouvernements aillent jusqu’au bout de la remise en cause de tous les droits et garanties. Cette Union européenne en crise se déchire pour savoir qui doit financer le plan de Papandréou. Mais elle est unie dans sa volonté de faire payer aux travailleurs et aux jeunes les conséquences de la crise de décomposition du système capitaliste. Celle-ci s’étend à toute l’Europe. Grèce, Espagne, Portugal... Au lendemain de cette élection, le tour de la France ?

 

Rejet du consensus contre la démocratie. « Je ne vote plus depuis le référendum sur la constitution européenne. J’avais pris la peine de lire cette constitution. J’avais décidé de voter non, comme une majorité de Français. Et pourtant la classe politique française a ignoré notre opinion et a tout de même fait passer un traité dit réduit », explique un abstentionniste cité dans la presse. C’est un fait : en participant massivement au référendum du 29 mai 2005, le peuple avait dit non à la constitution européenne. C'est-à-dire non à l’Union européenne, à ses plans de destruction, à l’euro. La démocratie exigeait que ce vote soit respecté. Mais il a été piétiné. Par un simple vote au Parlement, des députés de toutes couleurs politiques (en particulier UMP et parti socialiste) ont adopté à la sauvette le traité rejeté par le peuple. La volonté du peuple irlandais a été également bafouée.

 

Et maintenant ?

La situation du pays est grave, le peuple n’en peut plus. Durant ces dix-huit derniers mois, 600 000 emplois ont été détruits dans l’industrie et les services. Partout les grands groupes ont préservé leurs marges et bénéfices à coups de fermetures d’usines, de délocalisations, de plans de suppression et de blocage des salaires. Grâce à ces destructions anti-ouvrières, et aussi à l’aide financière apportée par le gouvernement, les entreprises du CAC 40 distribueront, au titre de 2009, 35,5 milliards d’euros de dividendes, les cinq premières banques françaises faisant, à elles seules, plus de 11 milliards de bénéfice. Pour cela, des centaines de milliers de femmes et d’hommes, majoritairement jeunes, ont basculé dans le chômage tandis que des centaines de milliers de chômeurs arrivent cette année en fin de droit. Dans le même temps, tout ce qui a été arraché par le combat ouvrier et démocratique, en particulier depuis 1945, est en train d’être démantelé. Le soir de l’élection, le pays stupéfait a entendu les représentants du gouvernement et de l’UMP déclarer en substance : « nous ne lâcherons pas le cap des réformes et particulièrement la réforme des retraites » et, s’adressant aux responsables des partis de gauche : « vous allez devoir dire quelles sont vos propositions pour réformer les retraites, car vous ne pourrez pas vous contenter de vous opposer aux propositions de l’UMP ». Et l’on a entendu Martine Aubry, Pierre Moscovici pour le PS et Marie-George Buffet pour le PCF déclarer : « Nous sommes prêts au débat, nous avons nos propres propositions pour réformer les retraites. »

 

Un « débat » ? Une « réforme » des retraites ? Qu’est-ce qui justifie un tel consensus ?

La seule raison de la contre-réforme des retraites, la voici dévoilée par la presse : « Sa priorité [de Sarkozy, NDR] est de ne pas subir comme la Grèce les attaques des marchés. La signature de la France par les agences de notation financière ne doit pas être dégradée […] La France perdra toute influence si elle perd sa note AAA […] c’est pour cela que la réforme des retraites sera de grande ampleur », assure un proche de M. Sarkozy (Le Monde du 20 mars).

C’est donc uniquement pour satisfaire aux exigences des fonds spéculatifs, principalement nord-américains, qu’il faudrait démanteler les retraites ouvrières et forger un consensus pour y parvenir ? Un tel consensus, véritable piège tendu aux organisations syndicales, serait contraire à la démocratie !

 

Fidèle à la tradition du mouvement ouvrier qui considère que la société est divisée en classes, le Parti ouvrier indépendant appelle travailleurs, militants et jeunes à se regrouper dans le combat contre toute forme de consensus avec les capitalistes et le gouvernement à leur service.

Une crise majeure frappe le pays. La solution à cette crise passera nécessairement par le fait que, un peu plus tôt, un peu plus tard, le peuple sera amené à reprendre la parole. Et à déterminer lui-même les voies et les moyens pour imposer les mesures – de l’interdiction des licenciements au refus de la contre-réforme des retraites – qui sauveront le peuple travailleur d’un désastre imminent. Pour ouvrir une telle issue, la construction et le renforcement d’un authentique parti qui consacre toute son activité à la seule défense des intérêts ouvriers et populaires est une nécessité. C’est le sens de la construction du Parti ouvrier indépendant, qui, sans attendre, affirme : s’il s’agit de redonner la parole au peuple, cela commence par combattre tout consensus entre majorité et opposition pour mettre en œuvre les mesures dictées par les capitalistes, les spéculateurs, l’Union européenne.

Voilà pourquoi le POI jette toutes ses forces dans le combat pour aider à réaliser l’unité contre le consensus. Nul ne peut croire que l’unité se réalisera du jour au lendemain. C’est un combat. Mais un combat urgent : avant le 15 avril, le gouvernement annonce que, s’appuyant sur le rapport du Conseil d’orientation des retraites, il rendra publique sa contre-réforme des retraites, « de grande ampleur », nous promet l’entourage de Sarkozy.

Le Parti ouvrier indépendant enregistre que déjà 24 000 travailleurs et militants de toutes tendances ont signé l’appel lancé par son IIe congrès pour dire : « Non au consensus, ne touchez pas à nos retraites ! » Il appelle à amplifier partout la campagne.

De même, dans une situation où la même mécanique du consensus voit les départements et régions appliquer des mesures aux conséquences dramatiques pour la population, le Parti ouvrier indépendant agit pour forger l’unité pour combattre ces mesures destructrices.

 

L’heure est grave. Il y a urgence.

Le Parti ouvrier indépendant invite travailleurs et militants, jeunes de toutes tendances à participer aux réunions qu’il organise dans tout le pays, et ainsi, dans chaque commune, chaque village, chaque entreprise, chaque quartier, à œuvrer à construire le solide front uni de résistance contre la politique de régression sociale anti-ouvrière et de réaction(1).

Pour mener ce combat, il invite chacune et chacun à prendre sa place dans la construction de l’authentique parti ouvrier indépendant dont la classe ouvrière et l’ensemble des couches laborieuses ont besoin pour lutter et faire prévaloir leurs intérêts vitaux.

 

(1) Le IIe congrès du POI a donné « mandat à ses instances (bureau national) de décider, en fonction des besoins du renforcement de la bataille pour la réalisation effective de l’unité contre toute réforme des retraites, de proposer l’organisation d’une manifestation nationale sur ces mots d’ordre ».

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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 10:18

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Moins de 45 % des électeurs inscrits se sont exprimés lors du premier tour de l’élection régionale du 14 mars. Un pourcentage qui descend à 30 % et moins encore dans les zones ouvrières, dans les zones où les industries ont été liquidées, délocalisées, là où chômage et pauvreté ne cessent de s’étendre.


Près de deux électeurs sur trois n’ont pas exprimé leur vote dans des départements entiers comme la Moselle ou la Seine-Saint-Denis, et dans une proportion comparable à Calais. A peine 30 % de suffrages exprimés à Vénissieux, dans la banlieue ouvrière de Lyon. Moins encore dans des villes comme Stains (Seine-Saint-Denis) ou Les Mureaux (Yvelines), dans la région parisienne.


Ce 14 mars, une étape est franchie vers l’ouverture d’une crise majeure dans ce pays.


Ce 14 mars, un double rejet s’est exprimé.


A la télévision, ministres et représentants de l’UMP ont cherché à minimiser la signification de ce rejet, en prétendant qu’il n’avait pas de signification nationale. Il en a une, bien évidemment. Quand le parti du président recueille à peine le vote d’un électeur inscrit sur neuf, c’est bien sa politique de licenciements, de destruction des services publics et de la protection sociale, de contre-réformes et de régression généralisée, au service des multinationales et des grands groupes spéculatifs, qui est rejetée par l’immense majorité de la population.


Mais, ce 14 mars, s’est exprimé également le rejet de toute l’architecture de la régionalisation mise en place, depuis des décennies, dans le cadre des institutions de la Ve République et de « l’Europe des régions ». « Dirigées par nous, les régions sont et seront un bouclier social, une protection pour la population », ont affirmé les dirigeants du parti socialiste et leurs alliés. Le fait est que si ces partis ont partiellement bénéficié du vote contre le gouvernement, la régionalisation, elle, n’est pas apparue aux yeux des travailleurs et de la population comme une réponse à leur attente. Bien au contraire ! La dislocation des droits, région par région, dans le cadre d’un partage des rôles entre un gouvernement central et des régions mettant en œuvre les mêmes directives de l’Union européenne : la population laborieuse n’en veut pas.


La veille de l’élection, le président Sarkozy avait, dans Le Figaro magazine, prôné à nouveau la réalisation d’un consensus avec les dirigeants du parti socialiste pour faire passer la contre-réforme des retraites. Au soir du premier tour du 14 mars, les ministres du gouvernement se sont adressés, à la télévision, aux futurs dirigeants des régions issus du parti socialiste pour leur dire : vous devrez, vous aussi, augmenter les impôts, diminuer les services publics car il vous faudra appliquer le cadre commun, celui de l’Union européenne.


La période qui va s’ouvrir après les élections régionales sera une période difficile pour la classe ouvrière et la jeunesse, d’autant plus difficile que le gouvernement prépare un plan de rigueur comparable à ceux déjà décidés en Grèce, au Portugal, en Espagne...


Confirmant ce qui s’était déjà passé lors des élections européennes en juin 2009, l’abstention massive du 14 mars exprime un rejet. Ce rejet appelle une rupture avec les diktats de l’Union européenne, avec les politiques de privatisation, de licenciements, de démantèlement des conquêtes sociales. Ce rejet s’oppose à tout consensus avec le gouvernement Sarkozy. Il est porteur d’une exigence : celle de l’unité pour arrêter immédiatement les contre-réformes en cours, et, tout particulièrement, celles qui concernent les retraites, la protection sociale, l’enseignement, la réforme territoriale, ou encore l’application de la loi Bachelot dans le domaine de la santé.


Le 14 mars appelle une rupture nette avec toutes les tentatives de consensus
par lesquelles des partis se réclamant de la classe ouvrière et de la démocratie accepteraient, de quelque manière que ce soit, de « débattre » avec le gouvernement des contre-réformes proposées.


Le Parti ouvrier indépendant rappelle qu’il a fait le choix de ne pas se présenter à cette élection régionale. Son bureau national se réunira le 20 mars. Il examinera l’ensemble de la situation posée. D’ores et déjà, il appelle les comités du POI à tirer des résultats du 14 mars un encouragement à élargir, sous toutes les formes, la campagne pour l’unité, pour dire « ne touchez pas aux retraites, non au consensus ».

Le secrétariat permanent

Paris, le 15 mars 2010

Par POI - Publié dans : Communiqué
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