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Matériel...

Dette 

 

 

Depuis des mois, ces deux termes font la « une » de l'actualité. Surtout, ils sont « l'argument » au nom duquel des plans de rigueur impitoyables sont à l'ordre du jour dans tous les pays, dictés par le FMI, l'Union européenne et la Banque centrale européenne. En France, comme dans les pays voisins, les partis et les organisations syndicales sont invités à réaliser une union sacrée avec le gou-vernement et le patronat pour décider ensemble des mesures pour réduire les déficits et rembour-ser la dette (et surtout payer ses intérêts). Et, c'est un fait, beaucoup cèdent à cette invitation. Pour les travailleurs et les jeunes qui combattent les mesures de rigueur, il est important de comprendre de quoi il s'agit. C'est l'objet de cet argumentaire que propose à la discussion le Parti ouvrier indé-pendant. Argumentaire qui n'épuise pas le sujet, mais qui, sur la base de faits et de données indiscu-tables et vérifiables, permet de comprendre ceci : cette dette, ces déficits sont le produit d'un sys-tème capitaliste en pleine décomposition et une arme entre ses mains pour dégager encore plus de profits. En ce sens, il ne s'agit pas d'une crise de « la dette », mais de la crise de décomposition du système capitaliste lui-même frappé à mort. D'où cette conclusion : cette dette, ces déficits ne sont pas ceux des travailleurs et du peuple, qui n'ont pas à sacrifier un seul droit, une seule conquête, pour les financer !

Prix : 0,50 euro.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 12 février 2011 6 12 /02 /Fév /2011 15:22

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Communiqué

Adopté par le bureau national du POI

sur proposition des quatre secrétaires nationaux

 

 

Le POI salue la mobilisation du peuple égyptien  tout entier qui a chassé Moubarak quelques semaines seulement après que le peuple tunisien ait chassé Ben Ali

 

Le POI salue la détermination avec laquelle le peuple égyptien comme le peuple tunisien entendent ne pas se laisser dessaisir de leur destin, refusant le maintien d’institutions corrompues et, dans le cadre de la Tunisie,  se prononçant pour une assemblée constituante.

 

Le POI salue la manière dont en Egypte comme en Tunisie, les travailleurs se placent au centre de cette révolution pour la démocratie et la souveraineté de la nation et ici (en Tunisie)  se saisissent de l’UGTT, là (en Egypte) constituent de nouveaux syndicats et partout s’organisent en  comités de défense.

 

Le POI met en garde contre toute tentative des  gouvernements et des puissances capitalistes  - à commencer par le gouvernement   français et  l’Union  européenne -  de s’ingérer dans les affaires des peuples tunisien et égyptien. C’est à eux,  et à eux seuls qu’il revient de déterminer leur destin. C’est le droit des peuples à décider d’eux-mêmes

 

Le POI considère que le mouvement révolutionnaire des peuples tunisien et égyptien est un formidable encouragement pour en finir en France avec les institutions antidémocratiques de la V ème république et avec celles de l’Union européenne.

 

C’est une certitude, en France aussi, la mobilisation des travailleurs et de la population ouvrira la voie à une assemblée constituante qui aura, comme assemblée souveraine, à dissoudre les institutions de Vème République et à rompre avec l’Union européenne.

 

Ainsi  pourront être jetées les bases d’une véritable démocratie politique et d’un gouvernement doté des moyens de répondre aux besoins les plus urgents de la population des villes et des campagnes.

 

Le POI se prononce en faveur d’une telle issue politique qui ne peut procéder que de la mobilisation du peuple et de la classe ouvrière.

 

Il invite les travailleurs et les jeunes à venir discuter de ces questions dans les réunions publiques que ses comités organisent dans tout le pays. Il les invite  à  rejoindre le POI.

 

A paris le 12 février 2011

Par POI - Publié dans : Communiqué
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Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 15:28

banderolle.jpg 

Chaque revendication,

aussi minime soit-elle,

ramène aux directives de l'Union européenne,

à ses plans de rigueur

et à ses contre-réformes.

 

 

                               Donc, politiquement, à la nécessité de rompre avec elle.

 

  

 

 

 

Premier texte "lire" : Une position conforme à la défense des intérêts de l‟immense majorité de la population

  

Second texte "lire" : Alternance ou rupture ?



Pétition "lire" : La dette du gouvernement Sarkozy-Fillon n’est pas celle du peuple !

Par POI 04 - Publié dans : Infos
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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 14:06

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Rejet de la réforme constitutionnelle !

 

 

 

En annonçant leur intention de réformer la Constitution pour y introduire l’obligation d’équilibre des finances publiques, le Président de la République et le Premier ministre franchissent un nouveau pas dans la subordination à l’Union européenne.

 

Une telle réforme aurait pour conséquence que, quelle que soit sa couleur politique, la majorité sortie des urnes serait contrainte par la Constitution de s’en tenir aux plafonnements de dépenses publiques (Etat, collectivités territoriales, Sécurité sociale, allocations chômage, minima sociaux) et de déficits dictés par Bruxelles et la Banque centrale européenen. Gouvernement et Parlement ne seraient plus que de simples outils subsidiaires de l’Union européenne (1).

 

Une telle réforme vise à fermer toute possibilité pour les organisations syndicales de négocier à partir des revendications ouvrières, l’Etat pouvant leur opposer l’obligation constitutionnelle de la rigueur.

 

Que resterait-il de la démocratie et de la souveraineté ?

 

Au moment où dans l’enseignement, les hôpitaux, à la poste, les travailleurs se mobilisent avec leurs organisations contre les suppressions de postes, les conséquences de la privatisation et les mesures qui découlent de la loi Bachelot ; au moment où dans l’ensemble de la fonction publique, ils sont confrontés aux 100 000 suppressions d’emplois d’ici 2013 et aux menaces contre le statut — et cela quelques mois seulement après l’immense mobilisation de millions de salariés contre la contre-réforme des retraites… cette annonce traduit les craintes du gouvernement Sarkozy-Fillon face à la résistance ouvrière.

 

 En proposant cette réforme constitutionnelle, le gouvernement Sarkozy-Fillon compte sur l’appui du Parti socialiste (sans lequel il ne peut obtenir 60 % des suffrages au Parlement, seuil nécessaire pour toute réforme constitutionnelle).

 

Pour le Parti ouvrier indépendant, légitime est la mobilisation des travailleurs, paysans, jeunes, pour la défense de leurs droits. Légitime est leur rejet du chantage à la « nécessaire réduction des déficits publics », chantage exercé au nom d’un « intérêt général » qui n’est que l’intérêt des capitalistes, des financiers et des spéculateurs, défendu par le FMI et l’Union européenne.

 

Au moment où en Tunisie, en Egypte, les peuples se soulèvent contre les politiques de misère et de déchéance, il doit être dit clairement que la démocratie exige le rejet de ce projet de loi.

 

Au-delà, la démocratie exige : la rupture avec l’Union européenne, avec l’euro et avec les institutions de la Ve République.

Paris, le 5 février 2011

Les secrétaires nationaux du POI

Daniel Gluckstein

Claude Jenet

Jean Markun

Gérard Schivardi

_________________________________

(1) Menace d’autant plus grave qu’elle se combine avec l’annonce par Sarkozy et Merkel, ce 4 février, d’un prochain « pacte de compétitivité de la zone euro » visant à instaurer un carcan anti-ouvrier (relèvement généralisé de l’âge de la retraite, disparition de toute indexation des salaires sur les prix…) et à assouplir les facilités financières offertes aux « marchés ».

 

Par POI - Publié dans : Communiqué
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Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 09:38

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Rien à voir ?

 

Extraordinaire, l’acharnement avec lequel les « experts » présentent les mobilisations révolutionnaires en Tunisie et en Egypte comme des phénomènes propres au « monde arabe »…Dans ces «  pays-là », voyez-vous, les gens ont des raisons particulières de se soulever : misère, chômage, mesures destructrices imposées par le Fonds monétaire international (FMI) au nom des grandes puissances capitalistes.

 

Rien à voir avec ce qui se passe dans nos pays «  développés »… Chez nous… cabanons de fortune et tentes le long des autoroutes, sur les parkings et les terrains vagues marquent le retour des bidonvilles, tandis qu’un Français sur huit serait mal logé. Chez nous…les agences régionales de santé multiplient fermetures de services et d’hôpitaux, tandis que 14 375 postes d’enseignants sont supprimés pour 70 000 élèves supplémentaires attendus ! Chez nous... la Sécurité sociale est menacée dans son existence même avec l’ouverture du dossier « dépendance », tandis que le chômage monte en flèche, et que, à nouveau, les licenciements frappent dans tous les secteurs.

 

La souveraineté de la nation ? La France paie – c’est le deuxième poste de son budget – plus de 50milliards d’euros par an d’intérêts de la dette aux banquiers et aux spéculateurs. Le FMI et l’Union européenne multiplient missions et mises en garde pour obtenir la « réduction des déficits publics »…d’où découlent les mesures destructrices signalées ici.

 

La démocratie ? Aucun des partis « de gauche » qui prétendent parler au nom des travailleurs ne propose de rompre avec le traité de Maastricht et ses institutions : l’Union européenne et la Banque centrale européenne. Un sondage signale que 56% des personnes interrogées n’ont « confiance ni dans la droite ni dans la gauche pour gouverner le pays ».

 

Et si, finalement, en Tunisie et en Egypte, il s’agissait de lutte de classe ? C’est à- dire du soulèvement des opprimés et des exploités contre la misère et les gouvernements qui l’imposent, contre les institutions du capital financier international qui dictent ces politiques et interdisent la démocratie ?

 

Si tel est le cas, qui osera prétendre que les ingrédients de ces soulèvements ouvriers et populaires se concentrent d’un seul côté de la Méditerranée ?

 

Certes, les rythmes et les formes des événements ne sont pas identiques. Mais — faut-il le rappeler ? — chez nous aussi des millions de travailleurs sont descendus dans la rue, ont fait grève et cherché à bloquer le pays pour empêcher la réforme des retraites. Sans le refus des dirigeants d’appeler à la grève pour le retrait, le mouvement, sans aucun doute, aurait abouti.

Que cela plaise ou non, l’aspiration, en France, à bloquer le bras destructeur du gouvernement et le carcan de l’Union européenne est chaque jour un peu plus encouragée par ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée. Quant à l’aspiration profonde à la démocratie et à la souveraineté, qui prend en Tunisie la forme de l’exigence d’Assemblée constituante souveraine, qui dira qu’elle n’est pas à l’ordre du jour dans notre pays ?

 

Pour débattre de ces questions qui lient les développements révolutionnaires en Tunisie et en Egypte avec le combat politique en France pour la démocratie, pour l’aide à la lutte de classe unie, pour la rupture avec l’Union européenne et pour l’Assemblée constituante, le POI organise dans tout le pays des réunions publiques.

 

Travailleurs, jeunes, militants de toutes tendances, vous y êtes cordialement invités !

 

Daniel GLUCKSTEIN, Secrétaire national du POI

Par POI - Publié dans : Infos
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 13:12

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COMMUNIQUE

 

 

VIVE LA LUTTE DU PEUPLE EGYPTIEN

 

Par centaines de milliers, le peuple égyptien se mobilise contre Moubarak et son régime militaire qui impose par la force paupérisation et misère pour des millions d’Egyptiens.

Une manifestation de masse est prévue ce mardi 1er février au Caire.

Sous l’égide des USA et du FMI, le régime Moubarak a mis servilement en œuvre tous les plans de liquidation sociale.

La mobilisation du peuple égyptien se dresse contre « l’ordre » mondial US, dont l’Egypte est un des principaux pivots au Moyen Orient, région-clé du dispositif mondial.

D’ores et déjà, après la révolution en Tunisie et les processus en Egypte, c’est tout cet « ordre » impérialiste qui est déstabilisé et menacé.

L’angoisse qui saisit les cercles dirigeants mondiaux, et au premier chef ceux des Etats Unis et d’Israël, en est une expression.

C’est la raison pour laquelle l’administration US cherche, avec la collaboration de l’état-major égyptien, à préserver le régime avec ou sans Moubarak. Chaque année, l’administration US verse 1 milliard de dollars pour le fonctionnement de cette armée, qui a pour mission de préserver « l’ordre US », tandis que dans le même temps, au nom de la réduction de la dette, le FMI et les USA imposent des plans d’ajustement structurel pillant le pays, paupérisant le peuple.

Le Parti ouvrier indépendant salue la lutte du peuple égyptien.

Le POI, membre de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples qui a réuni en novembre dernier à Alger une conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation, dénonce les déclarations du gouvernement Sarkozy et de l’Union européenne qui approuvent les ingérences US.

Il réaffirme :

- Non à toute ingérence étrangère !

- C’est au peuple égyptien et à lui seul de décider de son avenir !

- Vive la lutte du peuple égyptien !

Le 1er février 2011

Par POI - Publié dans : Communiqué
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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 17:30

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Gouvernement français,

Union européenne,

administration américaine…

BAS LES PATTES DEVANT LA TUNISIE !

C’EST AU PEUPLE TUNISIEN

ET À LUI SEUL DE DÉCIDER DE SON AVENIR !

Ben Ali a fui. C’est l’inquiétude dans tous les cercles dirigeants mondiaux. Depuis des semaines, la jeunesse, les travailleurs avec leurs organisations, dont l’UGTT, la population dans son ensemble se sont dressés pour en finir avec ce régime.

Des dizaines de morts, des milliers de blessés, des milliers d’arrestations pour avoir simplement exigé « De l’eau, du pain, pas Ben Ali ! ».

Le peuple tunisien voulait en finir avec ce régime dictatorial soutenu par toutes les grandes puissances parce qu’il applique fidèlement toutes les exigences de l’Union européenne et du Fonds monétaire international.

Mais la mobilisation du peuple a abouti à la chute de Ben Ali.

Immédiatement, les mêmes gouvernements de l’Union européenne et des Etats-Unis qui le soutenaient hier se félicitent du processus annoncé de « transition constitutionnelle » qui voit les généraux décréter le couvre-feu, le Premier ministre de Ben Ali devenir président par intérim et les partis d’opposition conviés à le rencontrer pour la mise en œuvre de cette « transition ».

Pour le Parti ouvrier indépendant (membre de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples, qui a tenu en novembre 2010 une conférence mondiale à Alger « contre la guerre et l’exploitation », co-organisée avec le Parti des travailleurs d’Algérie et l’UGTA), c’est au peuple et seulement à lui de décider de son avenir, et non au gouvernement français, à l’Union européenne, aux Etats-Unis ou au FMI, eux qui cherchent encore aujourd’hui à préserver ce régime.

C’est à la jeunesse sacrifiée, c’est aux travailleurs avec leurs organisations, dont l’UGTT, de définir l’avenir, à l’inverse de ce qu’on leur imposait jusqu’alors au compte des multinationales.

C’est au peuple tunisien dans son ensemble de décider de son avenir, ce qui lui a été refusé jusqu’à présent au nom de la soumission aux plans de l’Union européenne et du FMI.

Et certainement pas à ces gouvernements - comme le gouvernement français - qui, pendant vingt-trois ans, ont soutenu ce régime, et qui, à travers l’accord d’association avec l’Union européenne et les plans du FMI, ont pillé le pays, écrasé économiquement et socialement la jeunesse et les travailleurs, tout en alimentant la corruption du régime.

Ce ne sont pas ceux-là, gouvernement français, Union européenne, Etats-Unis, qui peuvent décider, comme ils l’ont déjà fait dans d’autres pays - comme en Côte-d’Ivoire, par exemple, où, au nom de la « transition », on impose des accords entre fractions du régime et opposition, avec pour résultat de conduire la Côte-d’Ivoire au bord de l’explosion et de la guerre.

La seule voie pour la démocratie, c’est de respecter la souveraineté du peuple tunisien et de la nation tunisienne.

Gouvernement Sarkozy, Union européenne, bas les pattes devant la Tunisie !

Les travailleurs de France et leurs organisations, à l’inverse, doivent être aux côtés de la jeunesse, des travailleurs avec leurs organisations, dont l’UGTT, du peuple tunisien.

La mobilisation du peuple tunisien doit rappeler à tous les puissants de ce monde qu’il faut craindre la révolte des peuples.

Les secrétaires nationaux du Parti ouvrier indépendant 

Par POI - Publié dans : tracts
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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 10:39

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Les développements des dernières semaines en Irlande après la Grèce, le Portugal, l’Espagne, révèlent le rôle d’instrument servile du capital financier, joué par tous les gouvernements européens et toutes les institutions supranationales de l’UE qui n’ont qu’une fonction : imposer au nom de « l’impérieuse nécessité de payer la dette » les plans de rigueur meurtriers contre la classe ouvrière.

 

Le bureau national estime, avec Informations ouvrières, qu’il n’existe qu’une position conforme à la défense des intérêts de l’immense majorité de la population, c'est-à-dire : « Ni contre-réformes, ni plans de rigueur, non au chantage de la dette ». Scandaleux l’engagement de « l’intersyndicale » du 29 novembre à se ranger elle aussi sous le drapeau de la « nécessaire réduction des déficits publics » en réponse à l’appel lancé par Fillon à réaliser « l’union sacrée » et à la co-élaboration avec les syndicats des contre-réformes. Scandaleuses les déclarations des candidats à la candidature à la tête du Parti socialiste pour l’élection présidentielle, comme celles des dirigeants du PCF ou de Mélenchon ; tous, d’une manière ou d’une autre, acceptent de mettre le doigt dans l’engrenage qui, reconnaissant le principe de la réduction des déficits publics, conduit tout droit à la prise en charge commune des plans destructeurs contre la classe ouvrière. Le plan de rigueur est déjà en route. Il est d’une brutalité sans précédent.

 

La position du Parti ouvrier indépendant est claire : ni contre-réformes, ni plans de rigueur, non au chantage de la dette, annulation de la dette ! Aucune remise en cause des besoins de la classe ouvrière, de ses revendications vitales : abrogation de la réforme des retraites, aucune contre-réforme (notamment celle annoncée de la Sécurité sociale), interdiction des licenciements ! Rien ne doit être sacrifié aux exigences de paiement de la dette, ni l’industrie, ni les moyens financiers des communes sacrifiées par la réforme territoriale.

 

Pour le Parti ouvrier indépendant, la mise en œuvre de cette position incarne le premier pas concret de la rupture avec l’Union européenne (dont tous les traités doivent être abrogés), de la rupture avec le FMI et la Banque mondiale, vers la liquidation des institutions antidémocratiques de la Ve République ouvrant la voie à la convocation d’une assemblée constituante permettant de jeter les bases de la démocratie et d’un gouvernement qui prenne toutes les mesures d’urgence pour sauver le peuple travailleur...

Par POI - Publié dans : Communiqué
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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 18:25

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Malgré le vote de la loi, un sentiment domine : nous nous sommes battus, nous savons que nous n’avons pas gagné ; pour autant, nous ne sommes pas défaits, nous ne renonçons pas, nous ne voulons pas payer la crise.



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Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 11:15

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COMMUNIQUE

 

Non aux réquisitions - défense du droit de grève

Halte à la répression contre la jeunesse

 

En quelques jours, prenant prétexte de l'irruption de « casseurs », la police a matraqué les cortèges, tiré au Flash-Ball, interpellé 1 900 jeunes. Des dizaines d’entre eux ont été présentés à la justice avec des condamnations à des peines de sursis ou de prison ferme. Une lycéenne sans antécédents judiciaires a été condamnée à six mois de prison ferme pour avoir, selon les policiers, « mis le feu à une poubelle pour faire barrage devant son lycée ».

 

Sur ordre du représentant du gouvernement, les forces de l’ordre ont brutalement chassé ce vendredi 22 octobre, vers 9 heures, le piquet de grève d’une cinquantaine de salariés qui bloquait l’entrée de la raffinerie Total de Grandpuits, en région parisienne. Vers 8 h 30, le préfet était venu lui-même, à la tête d’un escadron de gendarmes mobiles, remettre à 150 salariés de la raffinerie l’ordre de réquisition « au nom de l’intérêt de la défense nationale ». Piétinés au cours de l’opération policière, trois ouvriers sont blessés dont un gravement. Après en avoir chassé les travailleurs et les militants, les forces de l’ordre se sont postées à tous les accès de la raffinerie, qui se trouve ainsi placée sous contrôle militaro-policier.

 

Le coordinateur CGT du groupe Total, Charles Foulard, a aussitôt dénoncé cette « inqualifiable entrave au droit de grève ». Franck Manchon, le délégué syndical CGT de la raffinerie, a dénoncé lui aussi « cet ordre de réquisition [qui] n’a aucune légitimité. Nous ne sommes pas en guerre, nous ne sommes pas en état de siège, le code de défense ne s’applique pas ». Alertés, des militants ouvriers, syndicalistes venus de tout le département se sont rassemblés aux abords de la raffinerie où le coordinateur CGT de Total a pris la parole pour déclarer : « Depuis soixante-douze heures, le pouvoir politique focalise sur la raffinerie de Grandpuits pour tenter de camoufler un mouvement profond et puissant de millions et millions de salariés dans toute la France. Ce qui se pose maintenant, c’est d’élargir la grève, de poursuivre le mouvement jusqu’au retrait pur et simple. »

 

Ainsi, au moment où le Sénat, après avoir décidé de repousser l’âge de la retraite à 62 ans, adopte un amendement ouvrant la possibilité d’une retraite individualisée à points brisant le système par répartition, le gouvernement réquisitionne les ouvriers des raffineries et réprime les lycéens afin de les terroriser pour les empêcher de manifester avec la classe ouvrière pour le retrait du plan gouvernemental.

 

Pour le POI, il est clair que, dans cette situation, l’exigence qui n’a cessé de monter d’en bas depuis des semaines doit être entendue sans délai : retrait sans condition du plan du gouvernement, grève unie pour imposer ce retrait.

 

Avec les travailleurs et les jeunes, le POI exige :

– la levée de la réquisition des travailleurs des raffineries

– le respect du droit de grève

– l’arrêt de la répression contre les lycéens

– le retrait du plan du gouvernement contre les retraites.

 

Paris, le 22 octobre 2010

 

Par POI - Publié dans : Communiqué
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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 18:10

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TOUT AVAIT ÉTÉ PRÉVU, ET POURTANT...

Le 7 septembre, puis le 23, des millions de travailleurs et de jeunes ont, par la grève et la manifestation, réaffirmé l’exigence commune : retrait de la réforme Sarkozy-Fillon-Woerth.

Pourtant, au lendemain du 7 septembre, tout avait été mis en œuvre pour faire refluer la mobilisation. S’opposant obstinément au mot d’ordre de retrait, la majorité des dirigeants des confédérations qui constituent « l’intersyndicale » avaient refusé d’appeler à la grève et à la montée nationale à Paris, le jour du vote de la loi, écartant tout pas vers un mouvement d’ensemble, la grève jusqu’au retrait qui permettrait de faire reculer le gouvernement.

Du côté de l’Assemblée nationale,...

 

télécharger la déclaration du 3 octobre...

Par CFN du POI - Publié dans : Communiqué
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