Communiqué

Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 18:00

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Le second tour a confirmé le premier : une crise majeure secoue le pays. L’abstention bat un nouveau record pour un second tour d’élections régionales : tous les partis perdent des millions de voix par rapport aux élections régionales de 2004. C’est un immense rejet : dans les quartiers ouvriers et populaires, comme dans les zones rurales les plus frappées par la crise, deux électeurs sur trois ne se sont pas déplacés, parfois plus.

 

Rejet des politiques mises en œuvre depuis plus de vingt ans par les gouvernements successifs. Rejet de la politique de Sarkozy, de chômage, de misère, de destruction des droits dictée par l’Union européenne. Mais rejet aussi des politiques mises en œuvre durant la même période par les gouvernements de la gauche plurielle et s’inscrivant dans le même cadre.

 

Rejet des politiques d’accompagnement. Les dirigeants des partis de gauche prétendaient que, dirigées par eux, les « régions » pouvaient être un « bouclier » face à la politique du gouvernement… Cela n’a pas convaincu. D’expérience, les travailleurs voient dans ces politiques « régionales » l’accompagnement des plans de licenciements et de destruction des services et emplois publics. La « victoire » des partis de gauche ce 21 mars n’efface pas le fait qu’ils sont, eux aussi, frappés par l’abstention, même si c’est dans une proportion moindre que l’UMP.

 

Rejet des plans dictés par l’Union européenne. En France comme dans chaque pays, l’Union européenne exige que les gouvernements aillent jusqu’au bout de la remise en cause de tous les droits et garanties. Cette Union européenne en crise se déchire pour savoir qui doit financer le plan de Papandréou. Mais elle est unie dans sa volonté de faire payer aux travailleurs et aux jeunes les conséquences de la crise de décomposition du système capitaliste. Celle-ci s’étend à toute l’Europe. Grèce, Espagne, Portugal... Au lendemain de cette élection, le tour de la France ?

 

Rejet du consensus contre la démocratie. « Je ne vote plus depuis le référendum sur la constitution européenne. J’avais pris la peine de lire cette constitution. J’avais décidé de voter non, comme une majorité de Français. Et pourtant la classe politique française a ignoré notre opinion et a tout de même fait passer un traité dit réduit », explique un abstentionniste cité dans la presse. C’est un fait : en participant massivement au référendum du 29 mai 2005, le peuple avait dit non à la constitution européenne. C'est-à-dire non à l’Union européenne, à ses plans de destruction, à l’euro. La démocratie exigeait que ce vote soit respecté. Mais il a été piétiné. Par un simple vote au Parlement, des députés de toutes couleurs politiques (en particulier UMP et parti socialiste) ont adopté à la sauvette le traité rejeté par le peuple. La volonté du peuple irlandais a été également bafouée.

 

Et maintenant ?

La situation du pays est grave, le peuple n’en peut plus. Durant ces dix-huit derniers mois, 600 000 emplois ont été détruits dans l’industrie et les services. Partout les grands groupes ont préservé leurs marges et bénéfices à coups de fermetures d’usines, de délocalisations, de plans de suppression et de blocage des salaires. Grâce à ces destructions anti-ouvrières, et aussi à l’aide financière apportée par le gouvernement, les entreprises du CAC 40 distribueront, au titre de 2009, 35,5 milliards d’euros de dividendes, les cinq premières banques françaises faisant, à elles seules, plus de 11 milliards de bénéfice. Pour cela, des centaines de milliers de femmes et d’hommes, majoritairement jeunes, ont basculé dans le chômage tandis que des centaines de milliers de chômeurs arrivent cette année en fin de droit. Dans le même temps, tout ce qui a été arraché par le combat ouvrier et démocratique, en particulier depuis 1945, est en train d’être démantelé. Le soir de l’élection, le pays stupéfait a entendu les représentants du gouvernement et de l’UMP déclarer en substance : « nous ne lâcherons pas le cap des réformes et particulièrement la réforme des retraites » et, s’adressant aux responsables des partis de gauche : « vous allez devoir dire quelles sont vos propositions pour réformer les retraites, car vous ne pourrez pas vous contenter de vous opposer aux propositions de l’UMP ». Et l’on a entendu Martine Aubry, Pierre Moscovici pour le PS et Marie-George Buffet pour le PCF déclarer : « Nous sommes prêts au débat, nous avons nos propres propositions pour réformer les retraites. »

 

Un « débat » ? Une « réforme » des retraites ? Qu’est-ce qui justifie un tel consensus ?

La seule raison de la contre-réforme des retraites, la voici dévoilée par la presse : « Sa priorité [de Sarkozy, NDR] est de ne pas subir comme la Grèce les attaques des marchés. La signature de la France par les agences de notation financière ne doit pas être dégradée […] La France perdra toute influence si elle perd sa note AAA […] c’est pour cela que la réforme des retraites sera de grande ampleur », assure un proche de M. Sarkozy (Le Monde du 20 mars).

C’est donc uniquement pour satisfaire aux exigences des fonds spéculatifs, principalement nord-américains, qu’il faudrait démanteler les retraites ouvrières et forger un consensus pour y parvenir ? Un tel consensus, véritable piège tendu aux organisations syndicales, serait contraire à la démocratie !

 

Fidèle à la tradition du mouvement ouvrier qui considère que la société est divisée en classes, le Parti ouvrier indépendant appelle travailleurs, militants et jeunes à se regrouper dans le combat contre toute forme de consensus avec les capitalistes et le gouvernement à leur service.

Une crise majeure frappe le pays. La solution à cette crise passera nécessairement par le fait que, un peu plus tôt, un peu plus tard, le peuple sera amené à reprendre la parole. Et à déterminer lui-même les voies et les moyens pour imposer les mesures – de l’interdiction des licenciements au refus de la contre-réforme des retraites – qui sauveront le peuple travailleur d’un désastre imminent. Pour ouvrir une telle issue, la construction et le renforcement d’un authentique parti qui consacre toute son activité à la seule défense des intérêts ouvriers et populaires est une nécessité. C’est le sens de la construction du Parti ouvrier indépendant, qui, sans attendre, affirme : s’il s’agit de redonner la parole au peuple, cela commence par combattre tout consensus entre majorité et opposition pour mettre en œuvre les mesures dictées par les capitalistes, les spéculateurs, l’Union européenne.

Voilà pourquoi le POI jette toutes ses forces dans le combat pour aider à réaliser l’unité contre le consensus. Nul ne peut croire que l’unité se réalisera du jour au lendemain. C’est un combat. Mais un combat urgent : avant le 15 avril, le gouvernement annonce que, s’appuyant sur le rapport du Conseil d’orientation des retraites, il rendra publique sa contre-réforme des retraites, « de grande ampleur », nous promet l’entourage de Sarkozy.

Le Parti ouvrier indépendant enregistre que déjà 24 000 travailleurs et militants de toutes tendances ont signé l’appel lancé par son IIe congrès pour dire : « Non au consensus, ne touchez pas à nos retraites ! » Il appelle à amplifier partout la campagne.

De même, dans une situation où la même mécanique du consensus voit les départements et régions appliquer des mesures aux conséquences dramatiques pour la population, le Parti ouvrier indépendant agit pour forger l’unité pour combattre ces mesures destructrices.

 

L’heure est grave. Il y a urgence.

Le Parti ouvrier indépendant invite travailleurs et militants, jeunes de toutes tendances à participer aux réunions qu’il organise dans tout le pays, et ainsi, dans chaque commune, chaque village, chaque entreprise, chaque quartier, à œuvrer à construire le solide front uni de résistance contre la politique de régression sociale anti-ouvrière et de réaction(1).

Pour mener ce combat, il invite chacune et chacun à prendre sa place dans la construction de l’authentique parti ouvrier indépendant dont la classe ouvrière et l’ensemble des couches laborieuses ont besoin pour lutter et faire prévaloir leurs intérêts vitaux.

 

(1) Le IIe congrès du POI a donné « mandat à ses instances (bureau national) de décider, en fonction des besoins du renforcement de la bataille pour la réalisation effective de l’unité contre toute réforme des retraites, de proposer l’organisation d’une manifestation nationale sur ces mots d’ordre ».

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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 10:18

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Moins de 45 % des électeurs inscrits se sont exprimés lors du premier tour de l’élection régionale du 14 mars. Un pourcentage qui descend à 30 % et moins encore dans les zones ouvrières, dans les zones où les industries ont été liquidées, délocalisées, là où chômage et pauvreté ne cessent de s’étendre.


Près de deux électeurs sur trois n’ont pas exprimé leur vote dans des départements entiers comme la Moselle ou la Seine-Saint-Denis, et dans une proportion comparable à Calais. A peine 30 % de suffrages exprimés à Vénissieux, dans la banlieue ouvrière de Lyon. Moins encore dans des villes comme Stains (Seine-Saint-Denis) ou Les Mureaux (Yvelines), dans la région parisienne.


Ce 14 mars, une étape est franchie vers l’ouverture d’une crise majeure dans ce pays.


Ce 14 mars, un double rejet s’est exprimé.


A la télévision, ministres et représentants de l’UMP ont cherché à minimiser la signification de ce rejet, en prétendant qu’il n’avait pas de signification nationale. Il en a une, bien évidemment. Quand le parti du président recueille à peine le vote d’un électeur inscrit sur neuf, c’est bien sa politique de licenciements, de destruction des services publics et de la protection sociale, de contre-réformes et de régression généralisée, au service des multinationales et des grands groupes spéculatifs, qui est rejetée par l’immense majorité de la population.


Mais, ce 14 mars, s’est exprimé également le rejet de toute l’architecture de la régionalisation mise en place, depuis des décennies, dans le cadre des institutions de la Ve République et de « l’Europe des régions ». « Dirigées par nous, les régions sont et seront un bouclier social, une protection pour la population », ont affirmé les dirigeants du parti socialiste et leurs alliés. Le fait est que si ces partis ont partiellement bénéficié du vote contre le gouvernement, la régionalisation, elle, n’est pas apparue aux yeux des travailleurs et de la population comme une réponse à leur attente. Bien au contraire ! La dislocation des droits, région par région, dans le cadre d’un partage des rôles entre un gouvernement central et des régions mettant en œuvre les mêmes directives de l’Union européenne : la population laborieuse n’en veut pas.


La veille de l’élection, le président Sarkozy avait, dans Le Figaro magazine, prôné à nouveau la réalisation d’un consensus avec les dirigeants du parti socialiste pour faire passer la contre-réforme des retraites. Au soir du premier tour du 14 mars, les ministres du gouvernement se sont adressés, à la télévision, aux futurs dirigeants des régions issus du parti socialiste pour leur dire : vous devrez, vous aussi, augmenter les impôts, diminuer les services publics car il vous faudra appliquer le cadre commun, celui de l’Union européenne.


La période qui va s’ouvrir après les élections régionales sera une période difficile pour la classe ouvrière et la jeunesse, d’autant plus difficile que le gouvernement prépare un plan de rigueur comparable à ceux déjà décidés en Grèce, au Portugal, en Espagne...


Confirmant ce qui s’était déjà passé lors des élections européennes en juin 2009, l’abstention massive du 14 mars exprime un rejet. Ce rejet appelle une rupture avec les diktats de l’Union européenne, avec les politiques de privatisation, de licenciements, de démantèlement des conquêtes sociales. Ce rejet s’oppose à tout consensus avec le gouvernement Sarkozy. Il est porteur d’une exigence : celle de l’unité pour arrêter immédiatement les contre-réformes en cours, et, tout particulièrement, celles qui concernent les retraites, la protection sociale, l’enseignement, la réforme territoriale, ou encore l’application de la loi Bachelot dans le domaine de la santé.


Le 14 mars appelle une rupture nette avec toutes les tentatives de consensus
par lesquelles des partis se réclamant de la classe ouvrière et de la démocratie accepteraient, de quelque manière que ce soit, de « débattre » avec le gouvernement des contre-réformes proposées.


Le Parti ouvrier indépendant rappelle qu’il a fait le choix de ne pas se présenter à cette élection régionale. Son bureau national se réunira le 20 mars. Il examinera l’ensemble de la situation posée. D’ores et déjà, il appelle les comités du POI à tirer des résultats du 14 mars un encouragement à élargir, sous toutes les formes, la campagne pour l’unité, pour dire « ne touchez pas aux retraites, non au consensus ».

Le secrétariat permanent

Paris, le 15 mars 2010

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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 13:28
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Communiqué

 

 

Les peuples d’Europe disent : « A bas l’Union européenne, ses traités de Maastricht, Amsterdam et Lisbonne, ses directives et son pacte de stabilité ! »

 

 

Grèce : grèves et manifestations contre les plans destructeurs du gouvernement Papandréou dictés par l’Union européenne et le FMI

 

C’est un fait : le plan de rigueur du « socialiste » Papandréou vise à faire payer au peuple aux travailleurs grecs les conséquences de la spéculation organisée par les grandes banques, les multinationales et les institutions financières, principalement nord-américaines, contre les finances publiques grecques.

 

Dans les mêmes circonstances, et pour les mêmes raisons, les gouvernements de « gauche » d’Espagne et du Portugal, les gouvernements de droite d’Allemagne et d’Italie préparent semblables plans de rigueur destructeurs. Ces plans de rigueur, meurtriers pour la classe ouvrière, sont dictés conjointement par l’Union européenne et par le Fonds monétaire international (FMI) présidé par le « socialiste » Strauss-Kahn.

 

Ainsi se vérifie le caractère totalement réactionnaire, anti-ouvrier, antidémocratique des institutions de l’Union européenne, instruments du capital financier international contre les travailleurs et les peuples, institutions en proie à une crise de dislocation.

 

Cependant, le 5 mars, des centaines de milliers de travailleurs grecs ont fait grève et ont manifesté, dans l’unité, avec leurs syndicats contre le plan de rigueur. Et une nouvelle grève générale est appelée le 11 mars.

 

 

Islande : avec plus de 90 % de « non » au référendum, le peuple islandais rejette la tentative de l’Union européenne de lui faire payer la faillite des banquiers et des spéculateursIslande.jpg

 

Toutes les manœuvres pour imposer au peuple islandais de rembourser, en application des règles de l’Union européenne, la faillite des banquiers et des spéculateurs, ont une nouvelle fois échoué : à 91,7 % dans le référendum du 7 mars, le peuple islandais a dit : « Ce n’est pas à nous de payer, quoi qu’en disent les directives et les autorités de l’Union européenne et quoi qu’elles veulent nous imposer ! »

 

Et en France ? 

 

Les élections régionales de 14 et 21 mars s’inscrivent totalement dans le cadre de « l’Europe des régions ». Chaque jour qui passe, les annonces de plans de licenciements et de suppressions d’emplois se succèdent à un rythme effrayant.

 

Le gouvernement Sarkozy, qui s’en est déjà pris aux retraites, annonce un plan de rigueur d’ensemble au lendemain des élections régionales. Et à gauche ?

 

Acceptant le même cadre de l’Union européenne, les dirigeants du parti socialiste et du parti communiste se proposent de participer au « débat » sur la réforme des retraites, répondant à la demande de consensus du gouvernement.

 

Quant aux élections régionales, quelle est la signification de la victoire annoncée de la gauche dans toutes – ou quasiment toutes – les régions ? Il suffit de lire les propositions du PS et du PCF pour les élections régionales pour comprendre à quoi ils sont candidats. Leurs propositions se concentrent en un partage des tâches entre gouvernement central et exécutifs régionaux, dans une même acceptation des directives européennes. Ainsi, les uns et les autres se proposent d’organiser la régionalisation-destruction des services publics et des droits ouvriers (l’agence régionale de la santé, régionalisation des chemins de fer, régionalisation de l’Education nationale, des administrations publiques de l’Etat), et aussi de mettre en place des missions d’aide à l’emploi qui accompagnent les plans de licenciements et de destruction. En fait, il s’agira d’œuvrer à la privatisation des services publics, au démantèlement des droits et garanties conquis dans le cadre de la Nation, à la remise en cause de la démocratie communale.

 

Sans aucun doute, à l’occasion de ces élections, se manifestera le rejet de la politique du gouvernement Sarkozy et des diktats de l’Union européenne et du Fonds monétaire international.

 

Sans aucun doute, ce rejet s’exprimera d’abord par l’abstention en masse mais aussi, partiellement, par le vote « malgré tout » pour les partis qui – en apparence, du moins –semblent opposés au gouvernement Sarkozy.

 

Non à la rigueur, non à l’Union européenne.

 

Le Parti ouvrier indépendant, qui combat pour la rupture avec l’Union européenne contre l’éclatement-régionalisation-décentralisation de la Nation, pour l’unité de la classe ouvrière et de la démocratie, a fait le choix de ne pas se présenter aux élections régionales.

 

Chacun le comprend : si le résultat des élections régionales marque un rejet de la politique du gouvernement Sarkozy, il n’ouvrira pas, par lui-même, une issue politique à la crise.

 

Cette issue exige de forger l’unité des travailleurs et de leurs organisations, à l’échelle de toute l’Europe, dans le combat commun pour l’union libre des peuples et des nations libres d’Europe, et la rupture avec Maastricht.

 

Cette issue exige, en France, de forger l’unité des travailleurs et de leurs organisations en refusant tout consensus avec les multinationales, toute aide au gouvernement Sarkozy.

 

Une unité des travailleurs et des organisations pour dire : « Ne touchez pas à nos retraites, interdiction des licenciements, non au plan de rigueur !»

 

Le Parti ouvrier indépendant, pour sa part, estime que ces mots d’ordre appellent le combat politique pour la rupture avec l’Union européenne, la rupture des diktats du FMI, pour l’annulation du remboursement des 46 milliards d’euros par an de la dette publique de l’Etat aux institutions financières internationales, pour la restitution des 32 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales accordée aux patrons, pour que les centaines de milliards mis à disposition des multinationales et des banques, qui s’en servent pour spéculer, soient restitués pour les besoins de la défense de la population laborieuse.

 

 

Paris le 9 mars 2010

Par POI national - Publié dans : Communiqué
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 15:44

COMMUNIQUE

 

MANIFESTATION POUR LE RETRAIT DES TROUPES FRANCAISES D’AFGHANISTAN

 

 

Mardi 24 novembre 2009

 

L’engagement militaire et la guerre ne cessent de s’accentuer en Afghanistan. Le gouvernement français vient de décider l’envoi de gendarmes (une première !) qui s’ajoutent aux 3 750 soldats français sous commandement de l’Otan. Le gouvernement américain s’apprête à envoyer également des dizaines de milliers de soldats supplémentaires et exige des autres pays de l’Otan un engagement militaire accru.

En Afghanistan, les bombardements de l’Otan frappent des villages entiers. La guerre s’étend au Pakistan. La reconnaissance par la « communauté internationale » de la mascarade aboutissant à la « réélection » d’Hamid Karzai est la reconnaissance officielle d’un gouvernement corrompu.

Les opérations de « nettoyage » auxquelles participe le contingent français, dans le rôle de « second couteau » de la principale puissance dominante, se multiplient.

Et, pendant que l’argent coule à flots pour l’intervention militaire contre le peuple d’Afghanistan et les autres peuples de la région, en France, le gouvernement licencie, privatise les services publics comme la Poste, sabre dans les budgets des hôpitaux, supprime par milliers les postes d’enseignants.

Il trouve de l’argent pour la guerre, mais il veut faire payer aux salariés victimes d’accidents du travail des impôts sur leurs indemnités journalières… Cynique et inacceptable !

Par tous les bouts, il pressure la population mais, de l’autre côté, l’argent coule à flots pour la guerre.

Le POI s’est adressé au PS, au PCF, au Parti de gauche, à Lutte ouvrière, au NPA, pour leur proposer d’organiser ensemble une manifestation en direction de Matignon, pour exiger

le retrait immédiat et inconditionnel des troupes françaises en Afghanistan

Le POI prend ses responsabilités. Il appelle à une

Manifestation Samedi 5 DÉCEMBRE à 11 h à PARIS

 

Par POI - Publié dans : Communiqué
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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 16:51
 
 

PARTI-OUVRIER-INDEPENDANT
87 rue du Faubourg-Saint-Denis
75010 PARIS
Tél. : 01.48.01.85.85

Fax 01 48 01 85 79
mail : parti-ouvrier-independant@orange.fr

 

 

 

 

Déclaration du Conseil Fédéral National

( 17 et 18 octobre 2009)

 

Jusqu’à quand le gouvernement Sarkozy

va t-il pouvoir continuer à tout détruire ?

 

 


« Les banques renouent avec la folie des bonus » titrait récemment le journal Le Monde. Pour les banquiers et les spéculateurs, les affaires ont repris. Mais pour la population, pour l’ouvrier, le paysan, le jeune, le retraité, la réalité ce sont :

- les licenciements ;

- l’effondrement du revenu des paysans ;

- l’étranglement financier des hôpitaux et de la Sécurité sociale ;

- le pouvoir d’achat en chute libre.

Les travailleurs, les paysans, les jeunes, les retraités le savent et ils ne l’acceptent pas.

Tous les commentateurs reconnaissent que le pays marche à la faillite. Et pourtant, malgré le rejet dont il est l’objet dans toutes les couches de la population, ce gouvernement en crise continue de frapper.

 

Comment le comprendre ?

 

« Les travailleurs ne l’acceptent pas… »

 

Ce n’est pas la volonté d’agir et de combattre des travailleurs qui fait défaut. Il y a eu les grandes grèves et manifestations interprofessionnelles du début de l’année. Il y a les grèves provoquées par les licenciements ou par l’aggravation des conditions de travail. Les grèves spontanées à France Télécom, à la suite de la vague de suicides, comme les manifestations de 50 000 agriculteurs ce 16 octobre, traduisent la colère qui monte dans tout le pays.

Les travailleurs sont en droit de poser la question : « Qu’est-ce qui permet à ce gouvernement Sarkozy (qui n’a recueilli que 11 % des électeurs inscrits aux dernières élections) de continuer à frapper ? »

Pour répondre à ces interrogations, il faut établir les faits tels qu’ils sont.

 

« Interdire les licenciements… »

 

La lutte contre les licenciements ?

Depuis plus d’un an, le Parti ouvrier Indépendant propose l’organisation d’une marche unie pour l'interdiction des licenciements. Il participe à l’activité des comités créés dans cet objectif. Plusieurs conventions et rencontres nationales ont rassemblé, outre les militants du POI, des travailleurs, des militants et responsables de toutes tendances, certains membres du PC, du PS, du PG, du NPA pour dire : « Par-delà les divisions, unissons-nous pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements. » Un premier rassemblement national est convoqué le 28 novembre.

Malgré cela, force est de constater que, au sommet, les dirigeants des principaux partis « de gauche » refusent de prendre en charge cette exigence d’unité pour l’interdiction des licenciements.

 

« … ou participer aux états généraux de Sarkozy ? »

 

Quant aux dirigeants du Parti communiste ou du Parti socialiste, ils acceptent de s’inscrire dans la proposition de Sarkozy d’ « Etats généraux pour l’industrie ». États généraux dans lesquels le ministre Estrosi appelle « les représentants de nos grandes centrales syndicales – et, à travers eux, vous, les ouvriers de France » à définir avec « les chefs d’entreprise (…), les grands financiers » et l’État une « nouvelle politique industrielle » qui passe par un « nouveau pacte économique et social ».

Un « nouveau pacte social » avec les patrons qui licencient et le gouvernement qui les appuie (et qui supprime en masse les emplois dans la fonction publique) ? Un « nouveau pacte social » pour accompagner la destruction d’emplois ?

Ces « états généraux de l'industrie » visant à intégrer les syndicats, Sarkozy a osé les présenter comme découlant d'une proposition émanant d'un dirigeant d'organisation syndicale.

Comment comprendre qu’il n’ait pas été démenti par ce dernier ?

Comment comprendre également que Bernard Thibault ait déclaré, lorsque 268 sur 283 travailleurs de chez Molex ont été laissés sur le carreau : « Nous avons sauvé l'industrie mais pas l'emploi » ? Pour les travailleurs, sauver l’industrie mais pas l’emploi, ne veut rien dire ! Pour les travailleurs, l'emploi est la question vitale et incontournable !

 

Si le gouvernement Sarkozy, rejeté de tous, continue à frapper, n’est-ce pas parce que ceux qui sont censés s’opposer à lui accompagnent de fait sa politique ?

 

« Comment empêcher la privatisation de la Poste… »

 

Ce gouvernement a mis des centaines de milliards à disposition des banquiers et des spéculateurs. La Bourse est à nouveau florissante. Et le même gouvernement prétend aller jusqu’au bout de la privatisation de la Poste et de l’ouverture de la SNCF à la concurrence généralisée. Comment cela est-il possible ?

 

A la Poste, à l’occasion de la « votation »,  deux millions de concitoyens ont dit non à la privatisation. Et après ? Le gouvernement maintient sa loi. Que faut-il faire ? Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a déposé un projet de loi pour un référendum, aussitôt repoussé par l’Assemblée nationale. Il a alors déclaré : « Nous avons fait la preuve que le référendum est impossible. » Et donc ? Le référendum étant impossible, il faudrait laisser passer la privatisation de la Poste ?

De son côté, L’Humanité encourage à organiser partout les votations, « une nouvelle forme de lutte ». Faudrait-il, dans tous les domaines (par exemple, pour les retraites), procéder à des consultations informelles qui ne débouchent sur rien… et laisser les mains libres au gouvernement ?

Impossible ! Il y a urgence : le 2 novembre, le projet de loi passe au Sénat. Le comité de Roquebrun, appuyé par 6 500 élus, a proposé aux organisateurs de la « votation » d’organiser ensemble une manifestation nationale, dans l’unité, à Paris pour le retrait du projet de loi gouvernemental. Y a-t-il une autre voie pour faire céder le gouvernement Sarkozy ?

 

36 000 emplois sont menacés de suppression dans la fonction publique d’Etat, 20 000 dans la fonction publique hospitalière… En remettant en cause le statut des fonctionnaires, le gouvernement ouvre la porte aux mêmes plans de licenciements que ceux qui frappent le privé. Et cela dans le processus même de la privatisation de toutes les administrations de l’Etat.

 

« … et imposer le retrait de la contre-réforme Balladur-Mauroy-Hortefeux ? »

 

Avec le projet de loi sur « l’organisation territoriale de la France » fondé sur le rapport Balladur-Mauroy (symbole d’une véritable union sacrée entre un ancien Premier ministre socialiste et un ancien Premier ministre UMP), le gouvernement Sarkozy veut aller encore plus loin. Finie l’égalité en droits des citoyens garantie dans la République à travers les communes ! Finis les départements et l’unité des institutions républicaines de l’Etat ! Et, dans le sillage de cette explosion de la République, la destruction des services publics s’accélère à tous les niveaux.

Ils veulent tout disloquer entre une « France utile » et une « France inutile », avec des zones entières gérées par des conseils d’administration non élus d’établissements (publics ou privés) à vocation industrielle et commerciale.

 

Alors que plus de 800 élus de toutes tendances répondant à la proposition du Parti ouvrier Indépendant lancent un appel à maintenir l’unité de la République, que font les dirigeants du PS et du PCF ? Ils affirment vouloir s’opposer à Sarkozy et à ses plans et ouvrir une alternative à sa politique. 

 

Alors, comment comprendre que, dans les régions, les départements et des communes dirigées par le Parti communiste et le Parti socialiste, les services publics soient eux aussi privatisés, tandis que des emplois publics sont supprimés en masse, entraînant des grèves (comme à Toulouse ou Bagnolet) ?

 

Quant au projet de loi sur « l’organisation territoriale de la France », les présidents de régions « de gauche » s’inscrivent dans la discussion sur sa mise en place.

Le Grand Paris, pointe avancée du démantèlement de la République ? Bertrand Delanoë demande à participer à son élaboration.

 

« N’est-ce pas pour cela que le gouvernement Sarkozy est toujours debout ? »

 

N’est-ce pas pour toutes ces raisons que le gouvernement Sarkozy, rejeté de tous, est toujours debout ?

 

D’élection partielle en élection partielle, l’abstention bat des records, dépassant souvent les 70 %.  L’immense majorité de nos concitoyens – à commencer par les travailleurs des villes et des campagnes – considère qu’il n’y a pas lieu de voter si cela ne sert à rien. Une telle situation traduit la gravité de la crise de la démocratie car le suffrage universel, comme la liberté d’organisation, sont indissociables de la démocratie.

 

Le Parti ouvrier indépendant combat inlassablement pour l’unité des rangs de la classe ouvrière et de la démocratie. Le Parti ouvrier indépendant n’a mis et ne met aucune condition à l’unité sur le mot d’ordre : interdiction des licenciements. De même : aucune condition à l’unité pour une manifestation nationale pour le retrait du projet de loi de privatisation de la Poste. De même, aucune condition à la réalisation de l’unité pour le retrait du projet de loi de réforme territoriale.

 

« Si les partis qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie veulent ouvrir une issue… »

 

Si, aujourd’hui, les partis qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie veulent, comme ils le prétendent, ouvrir une issue politique conforme à l’attente des travailleurs, ils devraient, en toute logique, se prononcer :

- pour l’interdiction des licenciements ;

- pour le retour au monopole public de la Poste, de France Télécom, de la SNCF, d’EDF-GDF ;

- pour le retrait du projet de loi de réforme territoriale.

Force est de constater qu’ils ne le font pas.

Comment comprendre qu’ils se refusent à combattre pour bloquer la politique du gouvernement ?

Comment comprendre qu’ils s’interdisent de remettre en cause l’Union européenne et ses directives ?

 

Comment comprendre qu’ils renoncent au mot d’ordre qui fut naguère celui de tous les partis de gauche dans notre pays : l’abrogation des institutions anti-démocratiques de la Ve République ?

 

Pour le POI, le sauvetage de la population exige de s’émanciper totalement du carcan de ces institutions anti-démocratiques.

 

Les moyens existent pour combattre la faillite et l’effondrement économique, politique et social. Des mesures simples, parfaitement réalisables peuvent être mises en œuvre, à commencer par la confiscation des 420 milliards d’euros mis à disposition des capitalistes et leur affectation à un plan de reconstruction économique, reliée à l’interdiction, pure et simple, des licenciements et au retour au monopole de service public.

 

« Pour une véritable démocratie politique, pour une assemblée constituante souveraine… »

 

De tous les partis qui prétendent parler en leur nom, les travailleurs sont en droit d’exiger qu’ils mobilisent pour que ces moyens soient mis en œuvre. A tous ces partis, les travailleurs sont en droit de dire : « Aucun soutien ne peut être apporté à Sarkozy, à l’Union européenne ou aux exigences du patronat et des spéculateurs. Seul un véritable gouvernement de défense du peuple travailleur et de la jeunesse sera à même de répondre à cette attente. »

 

Pour nous, Parti ouvrier indépendant, cette perspective est reliée à l’exigence de l’établissement d’une véritable et authentique démocratie politique. Il faut, de fond en comble, rebâtir, rétablir les fondements d’institutions authentiquement démocratiques. Rétablir dans leurs fondements les acquis de la République une, indivisible et laïque, héritière de la Révolution française. Et cela dans le cadre plus large du combat pour l’Union libre des peuples et des nations libres d’Europe, rompant avec les institutions de l’Union européenne.

C’est dans cet esprit que le Parti ouvrier indépendant se prononce pour l’élection d’une Assemblée constituante souveraine, dans laquelle les délégués du peuple établiraient eux-mêmes ce que devraient être des institutions authentiquement démocratiques. Ils y prendraient les mesures d’urgence – telles que la renationalisation et le retour au service public – qu’une telle démocratie au service du peuple serait amenée à décider.

 

 

 

Travailleurs et jeunes, vous qui traversez  une situation difficile en raison de la politique mise en œuvre par les dirigeants qui, de fait, confortent ce régime failli au lieu de le combattre…

Travailleurs des villes et des campagnes, jeunes, vous qui ne manquez aucune occasion de manifester votre disposition à combattre pour vos droits légitimes, par la grève, la manifestation, les occupations d’usines…

 

Le Parti ouvrier indépendant vous invite à participer à la discussion préparatoire à son
2e Congrès (22, 23 et 24 janvier à Paris).

 

Pour la reconquête de la démocratie et la République.

Pour l’interdiction des licenciements.

Pour la défense et la reconquête de l’ensemble des droits ouvriers démocratiques.

 

Les plus grands combats sont devant nous.

 

Rejoignez le POI


 

Par POI - Publié dans : Communiqué
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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /Juil /2009 17:40

Communiqué de presse du 28/07/09

 

Le Parti ouvrier indépendant des Alpes de Haute Provence réuni fin juillet et a discuté plus particulièrement de la situation inquiétante, dans département, du secteur industriel et de la mise en œuvre des directives européennes de privatisation du service postal.

Alors que selon l’AFP, Sanofi prépare un plan de départs volontaires concernant potentiellement 1 300 salariés, et compte fermer huit sites de recherche, notamment en France et en Grande-Bretagne, c’est aussi, après avoir entretenu abusivement de faux espoirs, la fin de annoncée de Silpro...

Et voilà que l’on présente une nouvelle perspective qui pourrait permettre aux victimes des plans sociaux d'Arkéma, dont le prochain Comité central d'entreprise est prévu pour septembre, de trouver un nouvel emploi.

S’agit-il encore d’hypothétique combine qu’élus de droite comme de gauche, « avec l'union sacrée que nous avons tous décrétée » font miroiter !

Car, comme le souligne la presse : “... N'est-ce pas déjà trop tard ? Le vrai problème reste le devenir des sous-traitants et "l'ardoise" de 30 millions d'euros que laisse la société Silpro derrière elle avec toutes les conséquences qui vont en résulter pour de nombreuses familles du carrefour...”

 

Aux 2 000 travailleurs de ce département, qui ont contresigné la proposition de marche unie pour l’interdiction des licenciements, l’appel d’Echirolles réaffirme : « Si les dirigeants du PS, du PCF, du PG, du NPA, de LO persistent, ne faudrait-il pas que nous organisions nous-mêmes une montée à Paris ? Cela constituerait un premier pas dans la préparation de la marche unie pour l’interdiction des licenciements qui doit être appelée dans l’unité des partis, et pour laquelle nous combattons plus que jamais. » et propose : le 5 septembre, pour en discuter les modalités, nouvelle rencontre nationale des délégués et le 3 octobre, rassemblement à paris, première étape dans le combat pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements.

Le POI informe les salariés d’Arkéma, de Sanofi et de toutes les entreprises du département, que 71 délégués de 20 départements ont déjà été désignés pour la rencontre nationale du 5 septembre.

 

 

800 citoyens du département ainsi que plus de 70 élus et des conseils municipaux ont repris la proposition de loi issu du comité de Roquebrun qui demande le retrait du projet de loi de transformation de la poste en société anonyme, qui est une privatisation pure et simple de la poste, le retour au monopole public et l’annulation des fermetures des bureaux de poste et leur restitution pour les communes qui le demandent.

Qui peut croire en un référendum (dont on a vu, en 2005, le peu de cas qu’en fait un gouvernement inféodé aux institutions européennes) qui revendique « l'organisation d'un réel débat public conduisant à un référendum », mais pas le retrait du projet de transformation de La Poste en société anonyme ! Comme l’avoue le responsable de la CFDT : « on ne peut pas engager sans débat public une réforme aussi importante que celle de La Poste. Sinon on ne la fera pas comprendre ni accepter. »

 

Aujourd’hui, le Comité de Roquebrun en appelle solennellement aux 36 000 communes et à leurs conseils municipaux : c’est la République qu’il faut rassembler contre la destruction du monopole postal ! Il réitère l’appel en direction des partis qui, traditionnellement, inscrivent leur action dans la défense des services publics et de la démocratie. Estimant que s’ils soutenaient cette démarche, cela permettrait de répondre à la volonté commune d’organiser une manifestation nationale pour le retrait pur et simple de cette loi de privatisation, manifestation à même de faire reculer le gouvernement et d’empêcher son vote au Parlement.

 

Le POI qui combat pour le socialisme, la République et la démocratie appelle la population, les responsables des organisations qui se réclament du mouvement ouvrier, les élus,... à se saisir de ces initiatives.

Par ROGER Bernard - Publié dans : Communiqué
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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 13:29

LES PEUPLES D'EUROPE REJETTENT
L'UNION EUROPEENNE

7 juin 2009 : un séisme politique...

Au soir du 7 juin, aucun responsable politique, aucun commentateur n'a réussi à masquer la signification du scrutin : un véritable séisme qui frappe toutes les institutions politiques, et toutes les représentations politiques.

Ce 7 juin 2009, par l'abstention massive, les peuples d'Europe ont signifié leur rejet des institutions et de la politique de l'Union européenne.

Ce 7 juin 2009 étend à toute l'Europe le NON opposé à la Constitution européenne par les peuples français et néerlandais en mai 2005.

C'est un désaveu de tous les gouvernements et partis institutionnels qui se sont soumis servilement, contre la volonté de leurs peuples, aux exigences de démolition de l'industrie, de l'agriculture, des services publics, exigences dictées par l'Union européenne au service des banquiers et des spéculateurs.

D'Est en Ouest et du Nord au Sud, c'est le même rejet : celui des ouvriers de Gdansk qui combattent contre la fermeture de leurs chantiers, celui des travailleurs d'Opel en Allemagne et de Caterpillar en France se dressant contre les plans de licenciements, celui des paysans bulgares et français...

  • Le rejet des « plans de relance » coordonnés dans le cadre de l'Union européenne, qui offrent des milliers de milliards d'euros pour renflouer les spéculateurs financiers faillis.
  • Le rejet des directives qui privatisent les services publics et interdisent toute intervention d'État pour sauver les emplois menacés...
  • Le rejet de l'intégration des syndicats aux plans de l'Union européenne, intégration que les autorités de Bruxelles (appuyées par la CES) veulent imposer aux organisations syndicales pour qu'elles accompagnent les plans de licenciements.

Un rejet... mais tout le monde comprend que c'est déjà plus qu'un rejet : ce 7 juin, les peuples d'Europe ont exprimé leur volonté de se libérer de la dictature du « libre marché » capitaliste, incarnée par la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne, avec leur instrument : le « prétendu » Parlement européen.

Oui, une volonté s'est mise en marche : la volonté d'opposer, à l'anarchie d'une « construction Européenne » soumise aux appétits insatiables des capitalistes et des financiers par ses traités fondateurs (Maastricht et Amsterdam), une union libre des peuples et des nations libres d'Europe ; la volonté des peuples d'Europe de ressaisir leur souveraineté pour imposer l'interdiction des licenciements dans chaque pays, ouvrir la voie à la nationalisation des grands groupes industriels, et à toutes les mesures de salut public qu'appelle la gravité de la crise.

Une volonté qui traduit une exigence : la rupture avec les institutions faillies de l'Union européenne et de ses traités, et le refus des politiques de « rafistolage » de ces institutions préconisées par différentes formations de la « gauche européenne ».

Dans notre pays, en ce soir du 7 juin, tous les responsables et commentateurs politiques mesurent la signification de cette abstention massive. Le peuple travailleur n'a pas suivi ceux qui voulaient lui faire croire que cette élection (combinée avec les journées d'action « saute-mouton ») pouvait constituer une étape dans le combat qu'il aspire à mener en se rassemblant dans l'unité avec les organisations ouvrières contre le gouvernement.

Dès l'annonce des résultats, le Premier ministre Fillon s'est empressé d'en appeler à la réalisation de « l'unité nationale » face à la crise.

L'unité nationale à laquelle appelle le gouvernement Sarkozy-Fillon a pour but de faire passer une avalanche de mesures anti-ouvrières déjà planifiées pour les prochaines semaines.

  • Les plans de licenciements, dont beaucoup ont été différés pour n'être annoncés qu'au lendemain du 7 juin.
  • La procédure d'urgence parlementaire pour faire entériner la loi Bachelot dans les prochaines semaines. C'est toute l'existence de la santé, du système public de santé, de la Sécurité sociale qui est en jeu.
  • L'annonce par Sarkozy, le 4 juin, que les mutuelles pourraient prendre en charge directement les affections de longue durée couvertes à 100% par la Sécurité sociale. C'est, en fait, la privatisation de l'Assurance-maladie.
  • Le 5 juin, il a été annoncé que la loi sur la privatisation de la Poste sera soumise au parlement en novembre.
  • La réforme territoriale, préconisée par la commission Balladur, projet de loi d'application prévue à l'automne.
  • Le travail du dimanche, qui ferait l'objet d'une proposition de loi examinée début juillet.
  • Le prêt de main-d'œuvre, avec l'adoption en première lecture à l'Assemblée nationale prévue le 9 juin.
  • Le chômage: l'ancien directeur général de l'Unedic prévoit 900 000 chômeurs de plus dans l'année.
  • Dans la fonction publique, une loi sur la mobilité devrait être adoptée avant la fin du mois de juin afin de permettre d'introduire la notion de licenciement des fonctionnaires.
  • En application de la procédure pour déficit excessif mise en place par la Commission européenne contre la France, des coupes claires dans les budgets publics.
  • La suppression de 35 000 postes de fonctionnaires en 2009.
  • 32 000 personnels précaires de l'Education nationale (AVS/EVS CDD) devraient être licenciés d'ici à la fin juin 2009.
  • Le gouvernement veut imposer en force la masterisation rejetée par les étudiants et par l'ensemble des enseignants dans les prochaines semaines.

Le POI, qui se prononce pour une rupture complète avec les institutions européennes, n'a pas présenté de liste à ces élections.

Le POI a concentré toutes ses forces pour aider à réaliser l'unité de tous les partis se réclamant du mouvement ouvrier pour organiser une marche unie de centaines, de milliers de travailleurs pour l'interdiction des licenciements.

Au soir du 7 juin, le POI constate que le rejet massif exprimé par l'abstention traduit l'aspiration des travailleurs et des jeunes à se rassembler, dans l'unité, avec les organisations ouvrières, pour combattre et bloquer la politique anti-ouvrière du gouvernement et de l'Union européenne.

Le POI rappelle l'invitation lancée à l'ensemble des partis se réclamant de la classe ouvrière et de la démocratie (PS, PCF, PG, NPA, LO) à se réunir dès le 10 juin pour décider enfin, ensemble, d'organiser la marche unie à Paris pour l'interdiction des licenciements.

Rien n'est plus urgent, rien n'est plus vital que de forger, à tous les niveaux, l'unité pour l'interdiction des licenciements. Dans ce combat, le POI poursuit l'objectif qu'il s'est fixé lors de son congrès de fondation, il y a un an : construire une authentique représentation indépendante de la classe ouvrière.

Rejoignez le Parti ouvrier indépendant.

Paris, le 7 juin 2009 - 22 H 30

Les secrétaires nationaux : Claude Jenet, Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein


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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 01:04

555 suppressions d’emplois du groupe Total              lire


CONTINENTAL à CLAIROIX :  Ne faut-il pas une montée à Paris de toute la population pour exiger du gouvernement l’interdiction des 1129 licenciements ?
                                                                                                    lire

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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /Mars /2009 23:01

Le rapport Balladur : explosion destructrice de la République   lire


NON A LA RÉINTÉGRATION DE LA FRANCE

AU SEIN DU COMMANDEMENT DE L’OTAN                lire


Le POI apporte son soutien à Elie Domota                 lire

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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 09:03

 

90 000 chômeurs supplémentaires
en janvier...

lire la déclaration du BN du POI

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