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Dette 

 

 

Depuis des mois, ces deux termes font la « une » de l'actualité. Surtout, ils sont « l'argument » au nom duquel des plans de rigueur impitoyables sont à l'ordre du jour dans tous les pays, dictés par le FMI, l'Union européenne et la Banque centrale européenne. En France, comme dans les pays voisins, les partis et les organisations syndicales sont invités à réaliser une union sacrée avec le gou-vernement et le patronat pour décider ensemble des mesures pour réduire les déficits et rembour-ser la dette (et surtout payer ses intérêts). Et, c'est un fait, beaucoup cèdent à cette invitation. Pour les travailleurs et les jeunes qui combattent les mesures de rigueur, il est important de comprendre de quoi il s'agit. C'est l'objet de cet argumentaire que propose à la discussion le Parti ouvrier indé-pendant. Argumentaire qui n'épuise pas le sujet, mais qui, sur la base de faits et de données indiscu-tables et vérifiables, permet de comprendre ceci : cette dette, ces déficits sont le produit d'un sys-tème capitaliste en pleine décomposition et une arme entre ses mains pour dégager encore plus de profits. En ce sens, il ne s'agit pas d'une crise de « la dette », mais de la crise de décomposition du système capitaliste lui-même frappé à mort. D'où cette conclusion : cette dette, ces déficits ne sont pas ceux des travailleurs et du peuple, qui n'ont pas à sacrifier un seul droit, une seule conquête, pour les financer !

Prix : 0,50 euro.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 17:10

 

 

Appel de 158 militants ouvriers et élus

 

 

 

Pour sauver le système capitaliste, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et l’Union européenne prétendent imposer à tous les peuples et à la classe ouvrière un plan d’austérité d’une brutalité sans précédent.

Que ce soit en Grèce ou au Portugal, la troïka impose aux gouvernements—qui l’acceptent—la baisse des salaires, la liquidation de toutes les conquêtes sociales et brade au secteur privé toutes les entreprises publiques et nationalisées.

Face à cette politique, dans toute l’Europe, les travailleurs résistent, n’acceptent pas et combattent pour préserver leurs conquêtes, comme l’a démontré le mouvement massif des travailleurs en France pour s’opposer à la réforme des retraites.

En France, à la demande de l’Union européenne, le gouvernement tente d’imposer le plan Europlus—que ce soit par la constitutionnalisation de la rigueur ou par tout autremoyen—, plan Europlus qui prévoit, entre autres, des milliers de licenciements et de suppressions de postes, le blocage des salaires, la généralisation de la précarité, en particulier de la jeunesse, la liquidation des libertés communales et de nouvelles privatisations.

Pour mettre en oeuvre cette politique réactionnaire, en France comme dans le monde entier, les gouvernements cherchent à associer les organisations dumouvement ouvrier. En Espagne, ils ont imposé un pacte social.

 

Les soussignés observent qu’en Tunisie, lorsqu’ils ont renversé la dictature de Ben Ali, les travailleurs ont su retrouver les voies de l’organisation syndicale, l’UGTT (renforcée, depuis, de 150 000 nouveaux adhérents, en particulier les jeunes) pour exiger la satisfaction de leurs revendications et le respect de la démocratie.

 

 

voir l'appel...

 

 

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Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 18:16

Edito

 

L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES n°154

Gouvernance, ajustement : les exigences du FMI

A l’heure où l’Union européenne menace de se disloquer et d’entraîner dans sa chute tout « l’ordre » capitaliste international, les cercles dirigeants du capital financier nord-américain décident de prendre les choses en main. Parlant ouvertement en leur nom, M.Lipsky, directeur général du FMI par intérim, a, ce 20 juin, appelé les gouvernements européens à « mettre un terme au débat stérile sur le reprofilage ou la restructuration de la dette ».

Car, explique-t-il, quelle que soit la technique retenue, le but est « l’ajustement ».

Parlons-en, de l’ajustement. En Asie, en Afrique, en Amérique latine, à l’est de l’Europe, les tristement célèbres « plans d’ajustement structurel » ont, depuis des décennies, pillé les nations et taillé dans leur chair, transformant en déserts des contrées possiblement riches. S’agissant de l’Europe en 2011, Lipsky préconise l’« ajustement des systèmes de fiscalité et de prestations sociales, des structures de conventions collectives et de la protection de l’emploi (...) ; ouverture des marchés de services et des biens afin de renforcer la compétitivité et réduction des coûts de création et de fermeture d’entreprises afin d’améliorer le climat des affaires et de promouvoir l’esprit d’entreprise ». L’ajustement est donc synonyme de liquidation de la Sécurité sociale, des conventions collectives et des statuts, de tous les droits ouvriers, et de facilitation des plans de démantèlement et de licenciements.

Pour imposer cette panoplie destructrice, Lipsky appelle à mettre en place de « nouveaux outils de gouvernance ». Autrement dit : le consensus entre les Partis socialistes et leurs alliés, au pouvoir comme dans l’opposition, avec les partis de droite, aussi nécessaire qu’il soit, ne suffit pas. Le «  nouvel outil de gouvernance » du FMI, c’est l’association des organisations ouvrières aux représentants des patrons et des gouvernements pour appliquer leurs plans meurtriers.

Le mouvement ouvrier doit-il répondre à cette injonction ? Ou doit-il refuser de reconnaître comme « nécessaire » la réduction des déficits publics et affirmer clairement qu’il n’a pas vocation à être l’auxiliaire de la « troïka » et du FMI ? Les travailleurs et les peuples n’ont que trop payé pour la crise de décomposition du système capitaliste (1). Chacun le comprend : en France comme dans le reste de l’Europe, l’heure des plus grands combats approche. Pour les préparer et aider à préserver l’indépendance du mouvement ouvrier, le Parti ouvrier indépendant s’adresse aux signataires de son appel contre la réforme constitutionnelle (et, au-delà, à tous ceux qui partagent la même conviction) et leur propose de se réunir pour discuter de cette situation et de constituer ensemble des comités d’action politique contre la dictature des déficits publics.

C’est dans le même objectif qu’il appelle tous les adhérents et les comités de la région parisienne du POI à préparer, sous le mot d’ordre « Dehors la troïka, le FMI et l’Union européenne ! Aucune subordination à la dictature des déficits publics ! », le meeting internationaliste de masse, le 1er octobre, avec la participation de travailleurs et de militants de Grèce, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, de Grande-Bretagne, d’Allemagne et de toute l’Europe.

Daniel Gluckstein

Secrétaire national du POI

(1) En France, depuis 1973 (date depuis laquelle l’Etat est contraint d’emprunter sur les marchés), 1 433milliards d’euros de fonds publics ont été versés aux capitalistes et aux spéculateurs au titre des intérêts de la dette !

 

Télécharger le tract de la semaine...

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Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 18:12

schivardi.jpg

Trois mois décisifs pour sauver nos communes de leur disparition !

 

Cher(e) collègue,

Il y a six mois, je vous ai adressé une lettre nous proposant de nous regrouper pour :

- le refus de l’intercommunalité forcée et le retour à la libre administration des communes avec les moyens financiers de l’exercer ;

- le rétablissement des subventions départementales aux communes ;

- aucune augmentation d’impôts, aucune suppression de services ;

- l’abrogation de la réforme territoriale ;

- la défense de la République, une, indivisible et laïque.

Nombre d’entre vous ont signé ces propositions, manifestant l’accord qui existe entre des maires de toutes tendances politiques pour défendre nos communes, car nous n’avons pas été élus pour accompagner leur disparition.

Nous sommes à présent entrés dans une période décisive où se joue l’existence même de nos communes.

En effet, dans tous les départements, les préfets ont publié les cartes intercommunales qu’ils ont reçu consigne de mettre en place, en application de la réforme territoriale.

C’est une catastrophe !

Des collègues de Moselle me signalent que le préfet a annoncé « la suppression de 130 syndicats sur 278 et, à terme, la suppression de 38 autres syndicats, réduisant à 101 le nombre de syndicats intercommunaux existants en Moselle ! (procès verbal de la CDCI en date du 12 mai) ».

C’est clair : le gouvernement veut faire payer par les communes la réduction des déficits publics à laquelle il s’est engagé auprès des institutions européennes.

Pour ce faire, les préfets n’hésitent pas à rayer d’un trait de plume les syndicats que nous avons mis des années à mettre en place pour gérer le scolaire et le périscolaire, la voirie, les ordures ménagères, l’eau et bien d’autres services à la population, alors que nous n’avons aucune étude sur le coût ou la pérennité des services de substitution ni non plus sur le sort des employés territoriaux dont l’emploi risque de disparaître sur l’autel de la réduction des déficits publics.

Des collègues d’Indre-et-Loire, me signalent que la communauté de communes du Vouvrillon qui fonctionnait pratiquement en Sivom est dépecée, les communes disparaissant dans la communauté d’agglo de Tours.

Des collègues des communes menacées d’être incluses contre leur volonté dans le Grand Lyon m’ont transmis les déclarations du maire PS, Gérard Collomb qui revendique la mise en place d’une métropole se substituant au département du Rhône.

Les commissions départementales de coopération intercommunale sur lesquelles s’appuient les préfets n’ont été élues par personne, en tout cas pas par nos mandants ! Une seule voix de majorité est nécessaire pour approuver la carte du préfet alors qu’il faut plus de 60 % des voix pour la rejeter. Et dans ce cas, la loi prévoit que le préfet a le pouvoir d’imposer ses décisions !

Ma collègue de Massillargues-Attuech (Gard), estimant qu’elle n’avait pas été élue pour entraîner sa commune dans la communauté d’agglo d’Alès dans laquelle le préfet veut inclure sa commune, a voulu consulter la population par voix référendaire. Interdiction du préfet qui assigne la collègue en tribunal administratif sous prétexte qu’il fallait une autorisation préalable du préfet trois mois à l’avance !

C’est clair : ils sont pressés ; ils veulent passer en force ; le temps nous est compté.

Les communes qui ne délibèreront pas dans les trois mois sur la carte du préfet seront réputées, selon la loi, comme étant favorables !

Nombreux sont les conseils municipaux qui ont délibéré pour la défense de leur commune, refusant l’intégration dans les agglos. C’est le premier acte indispensable et urgent à prendre.

Dans plusieurs communes, les collègues ont constitué avec la population des comités de défense de leur commune pour faire respecter ces délibérations.

Ils ont raison : le temps presse ! Trois mois passent vite, surtout avec la période des congés.

Nous devons les faire reculer ! C’est pourquoi je vous propose de nous grouper pour la défense de nos communes !

Avec mes sentiments républicains les meilleurs.

 

Lire le courrier départemental aux élus

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Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 09:13

Edito

“Nous ne devons rien, nous ne paierons rien”

 

Dimanche 12 juin : alors que le gouvernement du « socialiste » Papandréou présente son nouveau plan de rigueur et de privatisation destiné— conformément aux exigences de l’Union européenne et du FMI — à « réduire les déficits publics » et à rembourser la dette, des milliers de manifestants défilent à Athènes, pour le dix-neuvième jour d’affilée. Sur une banderole, il est inscrit : « Nous ne devons rien, nous ne paierons rien. » C’est là plus qu’un mot d’ordre : une perspective politique.

« Nous ne devons rien » : c’est un fait. Les déficits publics ont été et sont délibérément creusés. En France, par exemple, ils s’élèvent à 150 milliards d’euros, qui correspondent à 100milliards d’exonérations fiscales et sociales (accordées aux patrons) et à 50milliards de paiement des intérêts de la dette (au profit des grandes banques).Pas plus en Grèce qu’en France, les travailleurs et la jeunesse ne doivent donc un seul centime de ces déficits et de cette dette qui ne sont pas les leurs, mais ceux des capitalistes et des banquiers (1).

« Nous ne paierons rien » : c’est un mot d’ordre légitime. Mais pour qu’il devienne une réalité, encore faut-il que les organisations qui prétendent représenter les intérêts des travailleurs agissent en ce sens.

C’est là que les problèmes surgissent.

A l’heure où nous écrivons, nous ne savons pas encore quel sort le gouvernement Sarkozy réservera à la réforme constitutionnelle par laquelle il veut inscrire l’« obligation de réduire les déficits publics » dans la Constitution***. Ce que nous savons, en revanche, c’est que cette « obligation de réduction des déficits publics » se retrouve dans le programme du gouvernement, mais aussi dans les propositions du Parti socialiste et même dans les amendements du Parti communiste. Ce que nous savons, c’est que l’Union européenne, inquiète de ce que ses plans ne s’appliquent pas assez vite et assez fort, multiplie les pressions pour que, coûte que coûte, les mesures de rigueur et de destruction soient prises pour engraisser toujours davantage banquiers et spéculateurs. Ce que nous savons, c’est qu’après la Confédération européenne des syndicats, trois centrales syndicales françaises, l’UNSA, la CFDT et la CGT appellent à manifester le 21 juin en revendiquant (sic !) « Une réduction graduelle des déficits publics » (2).

Nous sommes là au cœur des problèmes : graduelle ou brutale, la réduction des déficits publics est une « revendication  » des gouvernements, des capitalistes, des banquiers, du FMI, de l’Union européenne et de la Banque centrale européenne. La revendication ouvrière, qu’il s’agisse de l’emploi ou des salaires,des services publics, des retraites ou de la Sécurité sociale, a pour point de départ : « Nous ne devons rien et nous ne paierons rien. »

Aucune concession aux exigences de « réduction des déficits publics », aucun accommodement avec les plans de l’Union européenne et du FMI ! Les droits et les besoins du peuple travailleur et de la jeunesse doivent seuls guider la politique des organisations ouvrières ! Tel est le sens de la campagne engagée par le POI, qui a recueilli à ce jour 44 323 signatures, et que les développements de la situation nous font obligation d’élargir et de renforcer.

Daniel Gluckstein Secrétaire national du POI

(1) La dette publique elle-même n’a pris une telle ampleur que depuis le moment (il y a une trentaine d’années) où les Etats ont été contraints de se financer auprès des banques…dans le seul but (avoué) d’engraisser les spéculateurs !

(2) Communiqué commun UNSA-CFDT-CGT du 7 juin.

 

*** Selon le journal “Les Echos” du 15 juin (fin de journée) :

« "Que d'énergie pour une loi qui n'ira jamais à Versailles à la grande satisfaction secrète de nombre d'entre vous de la majorité qui nous en font la confidence dans les couloirs mais qui par prudence voteront", a ironisé Bernard Frimat (PS).

Nicolas Sarkozy aurait renoncé à convoquer le parlement en Congrès à Versailles, selon une source parlementaire, de peur de ne pas réunir la majorité requise des 3/5e. »

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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 11:26

Edito

Pas une élection sans hausse de l’abstention et défaite du gouvernement sortant, qu’il soit de « gauche » ou de droite. Le Monde s’interroge sur cette situation qui touche toute l’Europe : faut-il incriminer « le chômage (…) massif » et « l’austérité », ou bien « une crise profonde de la démocratie représentative » nourrie par « une absence de vrais choix politiques » ? Les deux, mon général.

 

Expression de la profonde crise sociale, politique et institutionnelle qui mûrit, et donc du choc qui se prépare, la « crise de la démocratie représentative » touche toutes les classes sociales.

 

D’un côté, les ouvriers, les employés, les jeunes, les chômeurs, les mères de famille, les retraités constatent que, des « socialistes » Zapatero, Papandréou et Socrates aux dirigeants de droite Merkel, Sarkozy ou Berlusconi, tous les gouvernements appliquent les mêmes plans destructeurs du Fonds monétaire international et de l’Union européenne — traduisant les exigences d’une classe capitaliste en faillite.

 

D’un autre côté, capitalistes, banquiers et spéculateurs constatent que, face à la résistance de la classe ouvrière, des gouvernements en principe à leur botte ne réussissent pas à frapper aussi brutalement que nécessaire pour desserrer l’étau de leur propre crise.

 

Comment en sortir ? Pour Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, il est « urgent de renforcer les règles afin de prévenir tout laxisme budgétaire ».Ce 2 juin, il a préconisé que « les autorités européennes (…) pourraient, et devraient, le cas échéant, prendre elles mêmes les décisions qui s’appliquent au niveau de l’économie concernée », et qu’elles aient même « le droit d’opposer leur veto à certaines décisions de politique économique nationale », en particulier « les principaux postes de dépense budgétaire ».

Oui, vous avez bien lu : déjà réduits à peu de chose (hormis transposer les directives européennes et respecter le traité de Maastricht), les Parlements nationaux perdraient tout zeste de souveraineté !

 

Des Parlements soumis à un veto supranational ; des syndicats contraints de respecter « l’obligation » de réduire les déficits publics ; des partis soumis au consensus sur la même question : la « solution » de Trichet à la « crise de la démocratie représentative »… c’est la suppression de la démocratie !

 

Mais attention : vouloir passer de la dictature des déficits publics à la dictature tout court ne ferait que précipiter la marche à l’explosion. L’histoire se souvient qu’avant Trichet, un autre « Monsieur Veto » a contribué, bien malgré lui, à la chute de la monarchie…

 

Il y a une autre voie : celle de la rupture avec la dictature des déficits publics, un pas sur la voie la rupture avec l’Union européenne.

 

Cette voie est celle de l’indépendance des organisations syndicales libres de défendre les revendications ouvrières.

 

C’est la voie de l’établissement d’une authentique démocratie par une Assemblée constituante souveraine, dégageant les moyens d'une politique qui garantisse un vrai travail, un vrai salaire et une vraie qualification aux jeunes, une retraite aux anciens, un salaire et une protection sociale, des garanties collectives et des services publics à tous.

 

Aider les travailleurs et la jeunesse à s’ouvrir, par leur propre mobilisation, cette voie de la rupture et de la reconquête de la démocratie : tel est le sens de la campagne, dont le POI a pris l’initiative, contre la réforme constitutionnelle soumise au vote du Sénat le 14 juin.

D. Gluckstein

 

Lire aussi ce qu'en dit "Bruxelles"...

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Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 18:31

IO150

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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 17:02

IO-dito.jpgUn camarade du POI de Gironde a reçu un courrier d’un militant du Parti de gauche : «  Bonjour, ce que tu écris (sur le silence des partis de gauche par rapport à la réforme constitutionnelle) est inexact (…). Pour ton information, tu trouveras en fichier joint l’intervention de Jean-Pierre Brard, député de Seine-Saint- Denis,(…) le 3 mai dernier au nom du groupe des député-e-s communistes, républicains, citoyens,parti de gauche. » Remercions ce camarade du Parti de gauche pour le discours qu’il nous transmet et dont nous tirons ce passage : « Ce projet de réforme constitutionnelle (…) émane d’une majorité qui a constamment transgressé les critères qu’elle tente de constitutionnaliser. Vous n’avez jamais respecté les critères de Maastricht (...).Si l’on ne peut qu’admettre la nécessité de libérer la France de l’aliénation de la dette, la préoccupation fondamentale doit être de savoir sur qui doit peser l’effort du remboursement. » Rembourser  ? Non : il faut effacer cette dette qui n’est pas celle du peuple !
Il suffit pour s’en convaincre de prendre connaissance des faits rapportés par les journaux la semaine dernière, quand l’actualité se focalisait sur la mort de Ben Laden. Fin 2001, les Etats-Unis sont au bord de la récession. Surviennent les attentats contre le World Trade Center. Aussitôt, les dépenses militaires grimpent en flèche et servent de volant d’entraînement parasitaire à l’économie capitaliste.Dans le même temps, la Réserve fédérale américaine déverse à flots des liquidités pour relancer l’économie. Résultat : la récession est différée. Mais il y a une suite : l’économie explose sous le poids de la dette publique, enflée par les dépenses militaires ; et l’énorme bulle spéculative gonflée par ces capitaux déversés en masse éclate (crise des subprimes). C’est la récession de 2007-2008.
Des centaines de milliards sortis des caisses du Trésor public, aux Etats-Unis comme en Europe, vont renflouer banquiers et capitalistes faillis. Des millions d’emplois sont supprimés.Ce renflouement des spéculateurs aboutit, aujourd’hui, à la situation de la Grèce et du Portugal et…d’autres qui se profilent. C’est sur cette base que les gendarmes de la classe capitaliste (FMI, Union européenne,Banque centrale européenne) veulent imposer les plans meurtriers contre la classe ouvrière et les peuples.
Alors non, la question n’est pas «  qui doit rembourser ». Pas plus qu’elle n’est de savoir si le gouvernement «  a transgressé les critères de Maastricht », des critères qu’il voudrait aujourd’hui inscrire dans la Constitution, considérant que, sous la forme où ils ont été établis en 1992, ils n’ont pas permis d’empêcher le surgissement de la lutte de classe.
Se plier ou non à la discipline de la réduction des déficits publics : c’est une ligne de démarcation dans le mouvement ouvrier. Aussi radical que soit le discours, quiconque met le doigt dans cet engrenage ne peut qu’accompagner les plans destructeurs de la démocratie et de la classe ouvrière.
L’indépendance du mouvement ouvrier se concentre dans l’exigence : non à la réforme constitutionnelle,non à la dictature de la réduction des déficits publics ! Ce qui, pour le POI, se relie aux mots d’ordre d’annulation de la dette et de rupture avec l’Union européenne ! Et, bien sûr : dehors le FMI !

Daniel Gluckstein
Secrétaire national du POI

Cet article a été publié le 18 mai 2011
Par D. GLUCKSTEIN - Publié dans : IO
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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 10:12

IO144Sur l’appel : « Non à la réforme constitutionnelle »…

8 105 premières signatures

 

dont 280 dans notre département !

 

Il y a quand même un fait extraordinaire : le gouvernement a donc annoncé son calendrier. Dans trois semaines maintenant, le débat s’ouvre à l’Assemblée nationale, et personne n’en parle. Seul le POI groupe sur son appel pour dire non au projet : 8 105 premières signatures. Cette campagne que nous engageons, comme nous l’avons fait à partir de notre dernier congrès sur la question des retraites, est un point d’appui pour toute la période qui vient. Quels que soient les développements des prochaines semaines, la lutte contre la dictature des déficits, pour la rupture avec l’UE, va prendre de plus en plus d’actualité.

Par tous les bouts, on retombe sur cette question des déficits. L’OCDE vient de publier un long rapport sur la France. Elle préconise, dans le domaine de la santé, d’amplifier « les processus en cours de regroupements de caisse et de mutualisation entre régimes », de « réduire l’accès aux médecins, soit par une limitation du nombre de consultations remboursées à un taux élevé, soit en augmentant le ticket modérateur ».

En ce qui concerne les retraites, après s’être félicités de la réforme Sarkozy-Fillon, l’OCDE affirme que « cette réforme ne suffira pas » et qu’il faut avancer d’ici deux ans dans un « système par points où des comptes notionnels pourraient être mis en place ». Tout est à l’avenant dans ce rapport, qui conclut sur la nécessité pour la France « de se doter d’un cadre budgétaire renforcé et à valeur constitutionnelle ».

Face à cette exigence des institutions internationales, seule une politique de rupture est conforme aux intérêts du peuple. Or, engagés dans la course aux places, tous les partis avancent leur programme, tous plus « euro compatibles » les uns que les autres. La campagne du POI, exprimée de manière indépendante, permet de grouper des militants de toutes tendances contre le consensus.

En ce mois d’avril où une nouvelle étape devrait être franchie dans la lutte de l’Union européenne contre les communes par la publication des cartes de regroupements forcés imposés par les préfets, le POI vient d’adresser par courrier à des centaines de maires dans toute la France la lettre de Gérard SCHIVARDI.

En un mot, dans chacune de nos actions et de nos initiatives, nous agissons du point de vue des intérêts ouvriers en toute indépendance.

 

« … Sacrifiées sur l'autel de la baisse (supposée) des effectifs ou apportées en offrande au dieu tout puissant de la rigueur budgétaire. A ce que l'on dit, chaque fermeture de classe de maternelle représente une économie de 36 000 euros. Soit juste un peu moins que le tarif d'une heure de vol de l'avion de combat Rafale : 39 000 euros ! Vous savez, ce fleuron de l'aviation tricolore qui distille la paix à coups de missiles au-dessus de la Libye… » (Relevé dans la presse).

« Le ministre a commandé les fermetures de postes… »

Face à la menace de dictature des déficits publics, la défense de la démocratie exige que, sous aucune forme, les besoins du peuple et les conquêtes sociales collectives des travailleurs ne soient soumis aux politiques de réduction des déficits publics dictées et imposées par l’Union européenne…

 

Par POI 04 - Publié dans : Infos
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Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 16:33

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18 mars 2011 – 14 heures

 

Communiqué

 

Le Parti ouvrier indépendant condamne la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU n°1973, adoptée jeudi 17 mars, qui ouvre la voie à une dangereuse escalade militaire dont le peuple libyen sera la principale victime et qui ne pourra qu’aggraver la terrible situation dans laquelle il est plongé. Cette escalade militaire constitue une menace contre toutes les nations de la région, en particulier contre les révolutions en Tunisie et en Egypte.

Ce vendredi 18 mars, la presse annonce : « Le président américain Barack Obama a appelé Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron pour coordonner une stratégie. L'Union européenne s'est dite prête à « mettre en œuvre » la résolution, dans la limite de ses compétences. La question sera à l'ordre du jour d'une réunion des ministres des Affaires étrangères prévue lundi à Bruxelles, puis d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement programmé jeudi et vendredi. À l'Otan également, les représentants des 28 Etats membres doivent se réunir vendredi pour décider des suites à donner à la résolution de l'ONU ».

La Ligue arabe (à l’exception de l’Algérie et de la Syrie qui s’y sont opposées) est également mise à contribution. Cela, en réponse à une demande de l’Arabie saoudite dont l’armée intervient au même moment à Bahreïn pour déclencher une sauvage répression contre la population.

Le prétexte de « l’intervention humanitaire » pour « protéger les populations civiles » est une pure hypocrisie. Qui invoque ce prétexte ? Ce sont les mêmes que ceux qui ont fourni à Kadhafi son arsenal militaire, les mêmes qui accueillaient hier Kadhafi comme un « partenaire respectable » dans la « guerre contre le terrorisme » de Bush, quand il privatisait le pétrole libyen.

Le Parti ouvrier indépendant partage les termes du communiqué du 5 mars 2011 de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples qui affirmait : « Les mêmes qui, hier, envahissaient l’Afghanistan et l’Irak et y poursuivent une occupation meurtrière sont d’ores et déjà engagés dans une intervention militaire en Libye. Une telle intervention serait non seulement tournée contre le peuple libyen mais aussi contre les révolutions en Tunisie et en Egypte. Elle serait tournée contre la souveraineté de toutes les nations de la région, faisant un pas supplémentaire après l’instauration du dispositif Africom (commandement unifié destiné à coordonner toutes les activités militaires et sécuritaires des Etats-Unis sur ce continent). Elle serait tournée contre tous les peuples et tous les travailleurs, y compris d’Europe et des Etats-Unis, qui s’opposent aux privatisations, aux contre-réformes imposées par le FMI et l’Union européenne, à la remise en cause de la souveraineté nationale. »

Toute organisation se réclamant de la classe ouvrière, de la démocratie et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes qui donnerait ‑ sous quelque prétexte que ce soit ‑ sa caution à l’intervention accepterait ainsi de se ranger sous le drapeau des gouvernements américain, britannique et français et se disqualifierait au regard des principes qu’elle prétend incarner.

Pour le Parti ouvrier indépendant, il n’existe dans les heures difficiles pour la population libyenne qu’une position conforme à la tradition ouvrière de combat contre toute intervention militaire dictée par la seule défense des intérêts pétroliers : celle d’exiger contre les gouvernements français, britannique et américain, l’ONU, l’OTAN et l’Union européenne :

  • Arrêt immédiat de l’intervention militaire contre la Libye !
  • Retrait de toutes les troupes étrangères !
  • Non aux bombardements !
  • Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes !
  • Bas les pattes devant les peuples libyen, tunisien, égyptien !
  • Bas les pattes devant la souveraineté de toutes les nations de la région !
  • Troupes étrangères, ONU, OTAN, FMI, Union européenne : hors d’Afrique du Nord !

 

 

Claude Jenet, Jean Markun, Gérard Schivardi, Daniel Gluckstein,

secrétaires nationaux du Parti ouvrier indépendant

Par POI - Publié dans : Communiqué
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Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 13:34

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Non à la réforme constitutionnelle !

 

 

Au début de l’année 2011, le président de la République a annoncé son intention de réformer la Constitution. Il s’agit d’y introduire l’obligation « d’équilibre des finances publiques », c’est-à-dire l’instauration permanente de la rigueur au nom de la réduction des déficits publics. Cette réforme s’inscrit dans le « pacte de compétitivité » que Sarkozy et Merkel veulent faire adopter par l’Union européenne. Si elle était adoptée, cette réforme de la Constitution marquerait :

- un nouveau pas dans la subordination à l’Union européenne, donc aux exigences du capital financier ;

- la remise en cause du peu de souveraineté (du Parlement et de la nation) subsistant après les coups déjà portés par les institutions de la Ve République et l’Union européenne ;

- la remise en cause de la possibilité pour les organisations syndicales de négocier sur la base des revendications des salariés, qui pourraient être décrétées « anticonstitutionnelles ».

˜    Déjà, depuis l’adoption du traité de Maastricht (1992), en application des décisions de l’Union européenne, tous les gouvernements successifs ont organisé toutes les destructions : services publics, désindustrialisation, démantèlement de l’agriculture, déréglementation des droits du travail.

Tous les budgets, à tous les niveaux, de l’Etat aux communes, se sont vu opposer les critères de Maastricht. Le principe de la « concurrence libre et non faussée » a imposé les privatisations.

˜    Demain, si cette réforme de la Constitution était adoptée, un gouvernement, quelle que soit sa couleur politique, serait « contraint » ¾ sous peine de non-respect de la Constitution — d’appliquer toutes ces exigences dictatoriales de l’Union européenne.

Ce serait une nouvelle arme pour le Medef dans son offensive pour la destruction de tous les droits collectifs des travailleurs.

˜    Demain, la Constitution pourrait ainsi être opposée aux droits des organisations syndicales à représenter les intérêts de la classe ouvrière et à négocier sur la base de ses revendications. Ce serait donc une atteinte d’une gravité exceptionnelle contre la démocratie.

Pour être adopté, ce projet de « réforme » doit recueillir 60 % des suffrages au Parlement, ce qui impliquerait qu’une partie au moins des parlementaires « de gauche » y apportent leur suffrage.

Que feront-ils ?

Lors de la conférence qu’ils ont tenue à Athènes, le 4 mars, les dirigeants du Parti socialiste européen ont dénoncé la volonté des « conservateurs européens » de vouloir « institutionnaliser l’austérité et remettre en cause les modèles sociaux et nos systèmes de protection sociale ». Ils ont dénoncé un pacte de compétitivité destiné à « rendre quasiment impossible la mise en œuvre de politiques de progrès dans aucun des Etats membres », « interférer avec la souveraineté des Etats membres », et à « remettre en cause (…) le droit à la négociation collective ».

Le Parti socialiste français, présent à Athènes, devrait logiquement s’opposer à l’institutionnalisation de la rigueur et veiller à ce qu’aucun de ses parlementaires ne vote en faveur de la réforme proposée par Sarkozy.

Dans le même temps, cette déclaration du Parti socialiste européen se réclame « des principes fondateurs de l’Union européenne », c’est-à-dire des traités de Maastricht et de Lisbonne, qui imposent la stricte limitation des déficits publics, la concurrence libre et non faussée (par conséquent, la privatisation et le démantèlement des régimes de protection sociale).

A cette réunion d’Athènes, participait le parti de Papandréou (qui impose au peuple grec les plans destructeurs dictés par l’Union européenne et par le FMI), celui de Zapatero (qui vient de faire signer par les organisations syndicales espagnoles un « pacte social » allongeant l’âge de départ en retraite). Quant au Parti socialiste français, il vient, par la bouche de Martine Aubry, en réponse à une question sur le « retour aux déficits publics et aux 3 % en 2013 », de se prononcer pour « remettre en ordre les finances publiques » dans le cadre de l’Europe et de Maastricht.

Refuser l’institutionnalisation de la rigueur, c’est refuser de s’inscrire dans la politique de résorption des déficits publics, c’est refuser de mettre en œuvre ou d’accompagner les plans d’austérité contre les travailleurs et les peuples.

Depuis sa fondation, le Parti ouvrier indépendant se prononce :

—pour l’abrogation des institutions antidémocratiques de la Ve République, pour la rupture avec l’Union européenne ;

—pour une Assemblée constituante permettant au peuple de jeter lui-même les bases d’une authentique démocratie ;

—une démocratie qui refuserait de se soumettre aux exigences destructrices du système de la propriété privée des moyens de production et procéderait aux nationalisations indispensables à la réorganisation de la production et à la défense vitale de l’emploi.

Le POI ne fait pas de l’accord avec ses positions un préalable à l’unité.

C’est pourquoi, le Parti ouvrier indépendant s’adresse à tous les travailleurs, aux militants de toutes tendances du mouvement ouvrier et démocratique, aux élus, aux démocrates, aux partisans de la République, aux jeunes.

Le Parti ouvrier indépendant propose à tous de se regrouper et de s’organiser en signant et en faisant signer l’appel suivant, pour créer les conditions d’une mobilisation de masse dans l’unité la plus large, afin d’exiger publiquement le retrait de ce projet de réforme constitutionnelle.

 

Par POI - Publié dans : Communiqué
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