Nous joindre

poi-sdr-04@orange

26, bd de la République
04190 Les Mées
________

secrétaires départementaux
BLIN
Hervé
JEANSELME Bernard
ROGER Bernard
SENES Claude

trésorier départemental
RISTORCELLI
Patrick

responsable des publications
BUHOT
Jean Michel
_________

04 92 54 54 99
04 92 72 09 08
_________

Comité du dignois
BUHOT
Jean Michel
04 92 32 40 66
________

Comité Moyenne Durance
KUSTER
Damien
04 92 35 10 18
________

Comité du bassin manosquin
FAIVRE
Jean Claude
06 76 17 50 74

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

A noter

STOP !
Ne touchez pas
à nos retraites !

Réunion publique
Vendredi 26 mars 2010
Centre Desmichels
salle 2C
18h00

Vidéos

 

l'Internationale

Paris le 16 mai

rassemblement

Meeting POI de Marseille

29 mars 2009


Meeting POI de Ginestas

7 mars 2009

 

Solidarité avec le LKP

21 février 2009

 

Solidarité avec la Guadeloupe

16 février 2009

 

Meeting du POI

8 février 2009

 

Après le CFN du POI

18 janvier 2009

 

Conférences de presse :

- Inéligibilité de Gérard SCHIVARDI

13 janvier 2009

 

- « Marche sur Paris »

8 décembre 2008

 

Défense des bureaux de poste :

Comité ROQUEBRUN

27 novembre 2008

 

LE POI CONTRE LA GUERRE :

 

- 10 Janvier 2009

- 3 janvier 2009

- 30 décembre 2008
- 20 septembre 2008

 

 

 

Liens

Informations Ouvrières

 




Abonnez-vous !
téléchargez le
bulletin
d'abonnement

Rejoinez le POI




&

à demander auprès
du Comité départemental

0,30 € m'exemplaire

Créer un Blog

Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 13:28
banderolle.jpg


Communiqué

 

 

Les peuples d’Europe disent : « A bas l’Union européenne, ses traités de Maastricht, Amsterdam et Lisbonne, ses directives et son pacte de stabilité ! »

 

 

Grèce : grèves et manifestations contre les plans destructeurs du gouvernement Papandréou dictés par l’Union européenne et le FMI

 

C’est un fait : le plan de rigueur du « socialiste » Papandréou vise à faire payer au peuple aux travailleurs grecs les conséquences de la spéculation organisée par les grandes banques, les multinationales et les institutions financières, principalement nord-américaines, contre les finances publiques grecques.

 

Dans les mêmes circonstances, et pour les mêmes raisons, les gouvernements de « gauche » d’Espagne et du Portugal, les gouvernements de droite d’Allemagne et d’Italie préparent semblables plans de rigueur destructeurs. Ces plans de rigueur, meurtriers pour la classe ouvrière, sont dictés conjointement par l’Union européenne et par le Fonds monétaire international (FMI) présidé par le « socialiste » Strauss-Kahn.

 

Ainsi se vérifie le caractère totalement réactionnaire, anti-ouvrier, antidémocratique des institutions de l’Union européenne, instruments du capital financier international contre les travailleurs et les peuples, institutions en proie à une crise de dislocation.

 

Cependant, le 5 mars, des centaines de milliers de travailleurs grecs ont fait grève et ont manifesté, dans l’unité, avec leurs syndicats contre le plan de rigueur. Et une nouvelle grève générale est appelée le 11 mars.

 

 

Islande : avec plus de 90 % de « non » au référendum, le peuple islandais rejette la tentative de l’Union européenne de lui faire payer la faillite des banquiers et des spéculateursIslande.jpg

 

Toutes les manœuvres pour imposer au peuple islandais de rembourser, en application des règles de l’Union européenne, la faillite des banquiers et des spéculateurs, ont une nouvelle fois échoué : à 91,7 % dans le référendum du 7 mars, le peuple islandais a dit : « Ce n’est pas à nous de payer, quoi qu’en disent les directives et les autorités de l’Union européenne et quoi qu’elles veulent nous imposer ! »

 

Et en France ? 

 

Les élections régionales de 14 et 21 mars s’inscrivent totalement dans le cadre de « l’Europe des régions ». Chaque jour qui passe, les annonces de plans de licenciements et de suppressions d’emplois se succèdent à un rythme effrayant.

 

Le gouvernement Sarkozy, qui s’en est déjà pris aux retraites, annonce un plan de rigueur d’ensemble au lendemain des élections régionales. Et à gauche ?

 

Acceptant le même cadre de l’Union européenne, les dirigeants du parti socialiste et du parti communiste se proposent de participer au « débat » sur la réforme des retraites, répondant à la demande de consensus du gouvernement.

 

Quant aux élections régionales, quelle est la signification de la victoire annoncée de la gauche dans toutes – ou quasiment toutes – les régions ? Il suffit de lire les propositions du PS et du PCF pour les élections régionales pour comprendre à quoi ils sont candidats. Leurs propositions se concentrent en un partage des tâches entre gouvernement central et exécutifs régionaux, dans une même acceptation des directives européennes. Ainsi, les uns et les autres se proposent d’organiser la régionalisation-destruction des services publics et des droits ouvriers (l’agence régionale de la santé, régionalisation des chemins de fer, régionalisation de l’Education nationale, des administrations publiques de l’Etat), et aussi de mettre en place des missions d’aide à l’emploi qui accompagnent les plans de licenciements et de destruction. En fait, il s’agira d’œuvrer à la privatisation des services publics, au démantèlement des droits et garanties conquis dans le cadre de la Nation, à la remise en cause de la démocratie communale.

 

Sans aucun doute, à l’occasion de ces élections, se manifestera le rejet de la politique du gouvernement Sarkozy et des diktats de l’Union européenne et du Fonds monétaire international.

 

Sans aucun doute, ce rejet s’exprimera d’abord par l’abstention en masse mais aussi, partiellement, par le vote « malgré tout » pour les partis qui – en apparence, du moins –semblent opposés au gouvernement Sarkozy.

 

Non à la rigueur, non à l’Union européenne.

 

Le Parti ouvrier indépendant, qui combat pour la rupture avec l’Union européenne contre l’éclatement-régionalisation-décentralisation de la Nation, pour l’unité de la classe ouvrière et de la démocratie, a fait le choix de ne pas se présenter aux élections régionales.

 

Chacun le comprend : si le résultat des élections régionales marque un rejet de la politique du gouvernement Sarkozy, il n’ouvrira pas, par lui-même, une issue politique à la crise.

 

Cette issue exige de forger l’unité des travailleurs et de leurs organisations, à l’échelle de toute l’Europe, dans le combat commun pour l’union libre des peuples et des nations libres d’Europe, et la rupture avec Maastricht.

 

Cette issue exige, en France, de forger l’unité des travailleurs et de leurs organisations en refusant tout consensus avec les multinationales, toute aide au gouvernement Sarkozy.

 

Une unité des travailleurs et des organisations pour dire : « Ne touchez pas à nos retraites, interdiction des licenciements, non au plan de rigueur !»

 

Le Parti ouvrier indépendant, pour sa part, estime que ces mots d’ordre appellent le combat politique pour la rupture avec l’Union européenne, la rupture des diktats du FMI, pour l’annulation du remboursement des 46 milliards d’euros par an de la dette publique de l’Etat aux institutions financières internationales, pour la restitution des 32 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales accordée aux patrons, pour que les centaines de milliards mis à disposition des multinationales et des banques, qui s’en servent pour spéculer, soient restitués pour les besoins de la défense de la population laborieuse.

 

 

Paris le 9 mars 2010

Par POI national - Publié dans : Communiqué
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 15:17

Le gouvernement a décidé d’en finir avec le système de retraites conquis en 1945. Après les « réformes » de 1993, 2003 et 2007, il engage toutes ses forces pour finir le travail. Il invoque comme argument la nécessité de résorber l’endettement public et il a mis officiellement la question des retraites à l’ordre du jour de la conférence gouvernementale sur les déficits publics convoquée fin janvier. Il veut imposer les retraites par capitalisation, individualisées, alors que, dans les pays où existent ces systèmes, les fonds de retraite par capitalisation ont perdu au total 5 400 milliards de dollars dans la dernière période, spoliant des millions de retraités.

 

 

C’est une déferlante. Patronat, gouvernement et même dirigeants des partis de l’opposition, tous sont d’accord sur un point : la « réforme » des retraites est urgente. Au nom de « l’intérêt général » et de la « nouvelle gouvernance », le Medef et le gouvernement ont commandé un rapport au Conseil d’orientation des retraites (COR). Objectif : engager une nouvelle contre-réforme pour détruire la retraite par répartition, les régimes particuliers et spéciaux, le Code des pensions civiles et militaires, la CNRACL, l’IRCANTEC.

 

On nous parle d’endettement public ? 420 milliards d’euros ont été offerts aux patrons en 2009 au prétexte de lutter contre la crise. A quoi ont-ils servi ? La presse capitaliste (Les Echos) le reconnaît : 2009 fut « une parenthèse enchantée » pour les banquiers et les spéculateurs, qui ont utilisé ces sommes gigantesques pour spéculer. 2009, ce furent aussi plus de 700 000 emplois industriels détruits et des dizaines de milliers supprimés dans le secteur public ! Et ce fut aussi le blocage des salaires pour toute la classe ouvrière ! Pour 2010, on nous annonce à nouveau des centaines de milliers d’emplois détruits, le chiffre dramatique de plus d’un million de chômeurs arrivés en fin de droits et une extension de la précarisation de la classe ouvrière et de la jeunesse.

 

Et il faudrait maintenant accepter une nouvelle attaque contre nos retraites ?

 

Travailleurs, les « arguments » avancés pour justifier  la contre-réforme des retraites sont autant de mensonges.

 

• On nous dit :

« Il y a un problème de financement pour les retraites. »  Mensonge ! Des chiffres sont avancés. On parle de 10 milliards d’euros, voire 25 milliards d’euros, qui manqueraient pour 2009. Mais dans la seule année 2008, les exonérations de cotisations de Sécurité sociale offertes aux patrons se sont élevées à 30,7 milliards d’euros. En 10 ans, ce sont 269 milliards d’euros qui ont ainsi été offerts aux patrons, prétendument pour l’emploi, alors qu’ils n’ont jamais autant licencié, privant ainsi de cotisations les caisses de Sécurité sociale. Que l’on interdise les licenciements et que l’on restitue l’argent des exonérations à la Sécu, le problème du « déficit » ne se posera plus.

 

• On nous dit :

« L’espérance de vie augmente, il est normal de travailler plus longtemps. » Mais l’augmentation de l’espérance de vie est le produit des conquêtes sociales, et en particulier de la Sécurité sociale de 1945. Faudrait-il revenir au début du siècle dernier, quand la plupart des travailleurs mourraient avant de partir à la retraite ? Tout le monde sait que l’allongement de la durée du travail va diminuer l’espérance de vie. De plus, les deux catégories les plus touchées par le chômage sont les plus de 50 ans et les jeunes, pour qui l’embauche est de fait bloquée.

 

• On nous dit :

« Il faut rapprocher le public et le privé au nom de l’équité. » Mais jusqu’en 1993 (réforme Balladur-Veil), la durée de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein était la même pour tous : 37,5 annuités. Les régimes spéciaux et le Code des pensions civiles et militaires sont liés aux statuts des personnels et au statut de fonctionnaire. Quand la Sécurité sociale a été créée en 1945, ils ont été délibérément maintenus comme référence pour tirer vers le haut tous les régimes de retraite par répartition. Au nom de quoi faudrait-il accepter de tirer vers le bas  le Code des pensions et les régimes spéciaux ?

 

Sur la base de ces mensonges, une opération d’union sacrée est en marche. Le Premier ministre, Fillon, qui bénéficie d’ores et déjà du soutien de la direction confédérale de la CFDT, se félicite de ce que les dirigeants des principaux partis de l’opposition (« de gauche ») revendiquent eux-mêmes une réforme des régimes de retraite. Fillon évoque un « pacte républicain ». Mme Parisot, présidente du Medef, déclare que, sur cette base, un accord peut être trouvé entre toutes les parties concernées sur une contre-réforme des retraites.

 

Martine Aubry, premier secrétaire du Parti socialiste, a fait connaître le 17 janvier 2010 sur RTL son accord de principe sur la constitution d’une commission PS-UMP chargée de définir la contre-réforme (provoquant de vives réactions au sein même de son parti). Les députés du Parti communiste et du Parti de gauche ont exigé « une réforme profonde du financement des retraites » (le 21 janvier). Le Monde s’est empressé de titrer « Les syndicats sont contraints de se positionner plus vite que prévu » (21 janvier 2010). C’est clair : les partisans de la contre-réforme veulent créer les conditions d’un consensus dans lequel les organisations syndicales participeraient à la remise en cause des régimes de retraite.

Nous disons : non. Les retraites ouvrières n’ont pas été créées pour renflouer patrons et spéculateurs ! Ce ne sont pas les régimes de retraite, c’est le système capitaliste qui fait chaque jour la preuve de sa faillite. C’est l’Union européenne et le gouvernement Sarkozy qui font la preuve de leur faillite.

 

L’urgence est à l’unité pour dire clairement : « Ne touchez pas à nos retraites ! » Il revient aux organisations ouvrières de s’opposer à toute nouvelle contre-réforme remettant en cause le régime général des retraites, les régimes particuliers, le Code des pensions civiles et militaires.

 

Si le Parti ouvrier indépendant estime, pour sa part, qu’il s’agit non seulement de bloquer la contre-réforme qui s’annonce, mais également de reconquérir les conditions anciennes, il n’en fait pas un préalable à la proposition d’unité. Il est un point sur lequel chacun et tous peuvent s’unir : aucune nouvelle attaque, aucune aggravation de la situation, refus du piège du « consensus » et de la prétendue négociation d’une contre-réforme destructrice.

 

 

APPEL

Nous, signataires de cet appel, nous disons à tous les dirigeants des partis qui se réclament du mouvement ouvrier : aucune participation à la commission chargée d’élaborer la contre-réforme.

Nous sommes convaincus que si les confédérations syndicales refusent le piège du consensus et la prétendue négociation d’une contre-réforme destructrice, ce refus interdirait au gouvernement de faire passer ses projets contre nos retraites.

 

Nous en appelons au refus du consensus !

Nous en appelons à l’unité pour dire :

NE TOUCHEZ PAS À NOS RETRAITES !

Par 2e congrès POI - Publié dans : tracts
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 18:23

Haïti urgent !

 

L’Entente internationale des travailleurs et des peuples porte à la connaissance de tous les travailleurs dans le monde, saisis d’horreur devant le terrible martyre que subit une nouvelle fois le peuple haïtien, l’appel lancé par l’Association des travailleurs et des peuples de la Caraïbe (ATPC)

 

Oui à la solidarité avec les travailleurs et le peuple d’Haïti

 

L’Association des travailleurs et des peuples de la Caraïbe (ATPC) apporte sa totale solidarité au peuple haïtien, frappé et meurtri une fois de plus par un séisme de forte intensité que vient de connaître le pays (…).

L’ATPC rappelle que les dégâts, les nombreuses victimes, l’approfondissement de la souffrance, causés aux populations par ce séisme, sont la conséquence de manques flagrants d’infrastructures, de l’état de la plupart de ces infrastructures et des logements, du chômage touchant plus de 60 % de travailleurs, des salaires de misère (moins de 2 euros par jour), tandis que le gouvernement d’Haïti verse chaque semaine plus d’un million de dollars US aux institutions internationales au titre de la soi-disant dette externe.

L’ATPC appelle les peuples de Guadeloupe, de la Caraïbe, à protester contre cette situation ;

Appelle les travailleurs et les peuples de la Caraïbe à répondre aux actions de solidarité avec le peuple d’Haïti, notamment à celles organisées par l’ATPC ;

L’ATPC réaffirme que la situation actuelle du pays Haïti n’est  liée ni à la fatalité ni à la malédiction, mais à la surexploitation, à la soumission imposée par les puissances occidentales, notamment la France et les USA, au peuple haïtien et à la nation haïtienne, première république noire au monde, qui a vaincu les troupes de Napoléon Ier venues rétablir l’esclavage en 1802 en Guadeloupe.

ATPC

(Guadeloupe, le 13 janvier 2010)

 

Soixante-douze heures après le tremblement de terre, l’effroyable chaos dans lequel tentent de survivre des millions d’Haïtiens ne fait que rendre plus urgent cet appel :

 

–     « Sans Etat et face à l’inefficience de l’ONU, les Haïtiens sont livrés à leur propre sort », déclare un universitaire brésilien en mission en Haïti, présent lors du séisme, qui ajoute : « Les Haïtiens sont fatigués des promesses de ceux qui disent représenter la ‘‘communauté internationale’’. En fin de compte, pourquoi sont-ils ici ? Après six ans d’occupation, les hôpitaux et les écoles sont en ruine » (Folha de Sao Paulo, 14 janvier). 

 

–     Réponse des Etats-Unis : l’envoi de 10 000 marines ! Les parachutistes américains ont investi l’aéroport. L’US Army contrôle aujourd’hui tous les points stratégiques de l’île. Un porte-avions nucléaire américain occupe le port dévasté, un bâtiment des gardes-côtes patrouille devant Port-au-Prince, un autre est en passe d’arriver. Haïti, coupé du monde, est hermétiquement clos.

 

–     ­Le gouvernement US maintient en même temps l’interdiction d’entrer sur le territoire des Etats-Unis pour les citoyens haïtiens et nomme coprésident de la « Mission de sauvetage d’Haïti » G. W. Bush, l’homme de la guerre en Irak et en Afghanistan, celui qui, à la présidence des Etats-Unis, n’a pas bougé le petit doigt pour porter secours aux centaines de milliers de victimes, en majorité noires, du cyclone Katrina à La Nouvelle-Orléans.

 

–     Le FMI, qui, par la bouche de son directeur général, M. Strauss Kahn, se déclare prêt à débloquer quelques millions de dollars d’aide, continue d’exiger le paiement intégral de la dette externe qui, depuis des années, saigne le peuple et la nation haïtienne.

 

–     Première réaction du ministre français des Affaires étrangères, M. Kouchner, quelques heures à peine après la catastrophe, alors que des milliers d’Haïtiens sont ensevelis sous les ruines, que les morts se comptent déjà par dizaines de milliers et les sans-abris par millions : « Il faut préserver l’ordre, arrêter les pillages, garantir les propriétés » ! Et le ministre des Affaires étrangères du Brésil, Celso Amorin, renchérit : « Il est clair que cette tragédie requiert une attention spéciale en ce qui concerne l’ordre et la sécurité. D’autant plus que les prisons ont été détruites » (O Estado, 14 janvier).

 

Certes, la catastrophe naturelle existe, c’est la rupture de plaques tectoniques le long d’une faille répertoriée de longue date.

Mais les 50 000 à 100 000 morts parce que les bâtiments, les habitations (sans parler des bidonvilles) n’ont pas été conçus pour répondre aux normes antisismiques, les centaines de milliers d’autres morts annoncés parce qu’il n’y a plus d’hôpitaux, plus aucun moyen de transport, plus d’infrastructures d’Etat, plus de services publics… Ce n’est pas « naturel », c’est le résultat d’une politique délibérée mise en œuvre depuis des années sous la férule du FMI et des « grandes puissances », qui ont imposé à ce pays la destruction des services publics, le paiement d’une dette illégitime et toutes les autres mesures exigées par le FMI. « Grandes puissances » qui ont soutenu la dictature des Duvalier jusqu’à 1981, puis le coup d’Etat qui à chassé le président Aristide en 2004 pour installer le gouvernement actuel, appuyé sur les baïonnettes de la Minustah.

Ce qui est ici en accusation, c’est la politique de l’ensemble des gouvernements qui ont conduit, durant  des années, ce pays, ce peuple pauvre parmi les pauvres, à l’abîme de misère dans lequel l’a saisi le tremblement de terre. Et qui font mine, aujourd’hui,  de pleurer sur le sort du peuple haïtien.

Ce qui ravage Haïti, c’est en vérité une catastrophe sociale, politique, économique, dont les responsables sont ces gouvernements et nuls autres.

 

Solidarité avec le peuple, les travailleurs, la jeunesse d’Haïti, oui !

Alors, il faut le dire clairement la première exigence  c’est :

– L’annulation immédiate de la dette externe !

– La restitution au peuple haïtien de sa pleine souveraineté, l’arrêt de l’occupation militaire! Ce sont des médecins, des infirmières et infirmiers, des ingénieurs dont Haïti a besoin, pas de soldats !

– l’ouverture de toutes les frontières des Etats auxquels des citoyens haïtiens souhaitent accéder !

 

Les organisations syndicales et populaires haïtiennes (*) qui ont  organisé en décembre 2008 à Port-au-Prince la conférence continentale pour la souveraineté d’Haïti en appellent à la solidarité ouvrière internationale.

L’Association des travailleurs et des peuples de la Caraïbe et l’Entente internationale s’associent à cet appel.

Versez au fond de CMO (mention Haïti), à l’adresse suivante : 87, rue du Faubourg-Saint-Denis, 75 000 Paris (France), qui leur fera parvenir vos dons.

Paris, le 15 janvier 2010

 

 

 

(*) Parmi lesquelles la CATH, Centrale autonome des travailleurs haïtiens ; la CTSP, Confédération des travailleurs du secteur public ; l’ADFEMTRAH, Association des femmes de la CATH ; le POS, Parti ouvrier socialiste haïtien ; la KOTA, Konfédorasyon travayè aisyen ; l’UTSH, Union des travailleurs syndiqués haitiens ; la CISN, Confédération indépendante, syndicat national ; la FOS, Fédération des ouvriers syndiqués. 

______________________________________________________________________________________________

Haïti
Éditorial du n° 81 d'Informations Ouvrières

Les pillards

 

Le tremblement de terre qui a frappé Haïti est, indiscutablement, une catastrophe naturelle.

Mais sont-elles tout aussi « naturelles », les conséquences de la catastrophe ?

Avant le séisme, il n’y avait déjà plus d’Etat en Haïti. Et aussi : plus d’hôpitaux, de services publics, de services de secours…

Depuis des années, méthodiquement, les « grandes puissances » et le Fonds monétaire international avaient imposé à Haïti de démanteler ses infrastructures publiques pour rembourser une dette externe illégitime.

Les mêmes « grandes puissances », au premier rang desquelles les Etats-Unis, avaient, jusqu’en 1981, soutenu la dictature des Duvalier, père et fils ; puis, en 1994, envoyé 20 000 soldats rétablir le président Aristide ; puis, en 2004, fomenté un coup d’Etat qui chassa le même Aristide et imposa l’occupation militaire par la Minustah (1).

Six ans d’occupation militaire : écoles et hôpitaux sont en ruine et 72 % de la population disposent de moins de deux dollars par jour. Mais, chaque semaine d’occupation militaire, un million de dollars est extorqué au peuple haïtien pour payer les intérêts de la dette (qui n’est pas celle du peuple) aux banques étrangères et aux institutions internationales !

En quelques jours, l’administration Obama a pris en main le contrôle militaire du pays. Et ce contrôle, elle ne s’en cache pas, est appelé à durer… Ce qui ne saurait surprendre si l’on considère la nomination de George W. Bush, l’homme de la guerre en Irak et en Afghanistan, comme coprésident de la mission de sauvetage d’Haïti.

En quelques jours, alors que des centaines de milliers restent disparus et que des millions sont en proie à des souffrances et un dénuement atroces, la priorité est devenue… la lutte contre le pillage. Jamais en retard d’une vilénie, Kouchner proclame : « Il faut préserver l’ordre, arrêter les pillages, garantir les propriétés. »

Quels pillages ? Sont-ils des pillards, ces hommes, ces femmes, ces enfants, ces mères de famille qui, pour échapper à une mort certaine, tentent par tous les moyens d’obtenir quelque pitance, un peu d’eau, un peu de ravitaillement ? Non, le peuple haïtien n’est pas un peuple pillard. C’est un peuple pillé qui lutte pour survivre. Les pillards sont ceux qui imposent le remboursement de la prétendue dette externe.

Ces pillards-là portent, et eux seuls, la responsabilité de la catastrophe sociale, politique et économique qui transforme un tremblement de terre en un drame humain sans précédent dans la région.

Avec l’Entente internationale, nous nous mobilisons pour exiger l’annulation immédiate de la dette externe, la restitution au peuple haïtien de sa pleine souveraineté, l’arrêt de l’occupation militaire, l’envoi de médecins, d’infirmières, d’ingénieurs et l’ouverture des frontières aux citoyens haïtiens qui le souhaitent.

Au-delà d’Haïti, on notera qu’il n’y a pas que dans ce pays que la liquidation des services publics et des conquêtes sociales est « justifiée » par l’ampleur de l’endettement.

Seulement voilà : le « moins d’Etat » conduit au « plus d’Etat du tout ». Et de là à la barbarie, il n’y a qu’un pas. Pour que vive le peuple haïtien — et avec lui tous les peuples du monde —, il n’est qu’un moyen : s’organiser pour barrer la route à la barbarie capitaliste et au gouvernement à son service.

 

(1) Mission des Nations unies pour Haïti, comprenant des forces armées d’un grand nombre de pays, en particulier du Brésil, de la France, des Etats-Unis, etc.

 

Daniel Gluckstein Secrétaire national du POI

 

Par POI - Publié dans : Infos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 19:42
IO-rentree.jpg

La campagne pour l’interdiction des licenciements

“Rien à voir avec l’arrêt des plans de licenciements et le maintien des emplois”

Contribution sur les états généraux de l’industrie en Rhône-Alpes.

 

Soldes sur les vaccins contre la grippe A

Le ministre Roselyne Bachelot annonce en catastrophe l’annulation d’une commande de 50 millions de doses.

 

Retrait de toutes les troupes d’occupation d’Afghanistan !

Le POI manifestera dimanche 24 janvier.

 

“En 2010, il faudra que tout soit mis sur la table”(Nicolas Sarkozy)

L’offensive contre les retraites va être amorcée dès janvier avec la conférence sur les déficits.



Prendre connaissance du compte-rendu intégral du rassemblement du 28 novembre pour une marche unie pour l'interdiction des licenciements...
Par POI - Publié dans : Infos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 15:47

POURQUOI AGIR POUR UNE MARCHE UNIE

POUR L’INTERDICTION DES LICENCIEMENTS ?

Qui peut croire que les états généraux de l’industrie, au niveau national comme au niveau régional, peuvent sauvegarder les emplois ?

Prenons l’exemple du site de Continental Clairoix (Oise). Six mois après le début du long combat de classe engagé par les travailleurs, porté par l’éclairage médiatique à l’attention de tous les travailleurs de France (et ce combat a permis aux 1 100 salariés licenciés d’obtenir, outre les indemnités normales, une prime de 50 000 euros et vingt-sept mois de formation rémunérés au niveau de 80 % de leur dernier salaire), que constatons-nous aujourd’hui ?


Seule une quinzaine d’ouvriers licenciés ont pu retrouver un emploi en CDI, la plupart du temps par leurs propres moyens, c’est-à-dire par leur réseau relationnel ; et cela, malgré la mise en place d’une cellule de reclassement financée à coups de centaines de milliers d’euros d’argent public !


Et pourtant, le président de la République était intervenu, le ministre de l’Industrie était intervenu, la modernité de l’usine et de ses outils était incontestable, le site faisait des bénéfices : il n’y avait aucune raison de fermer l’entreprise.

Et, pourtant, elle a été fermée !


Que pourraient faire, dans ces circonstances, des états généraux de l’industrie, qui n’ait déjà été fait, avec le résultat que l’on peut constater ?


Et que dire des 3 000 salariés des entreprises de sous-traitance qui se sont également retrouvés à la rue, et cela sans les « avantages » susmentionnés ?


Autre exemple : la mise en place d’un pacte automobile avec prêt aux constructeurs et équipementiers.

On voit le résultat : le 14 novembre 2009, PSA annonce 6 000 nouvelles suppressions de poste pour les trois ans à venir.


Un exemple encore ? Les employeurs exonérés des cotisations sociales pour toutes les embauches au niveau du Smic et jusqu’à 160 % de celui-ci, soit 42 milliards d’euros pour cette année, au détriment de la Sécurité sociale, santé, retraite et famille.

 

Une seule solution : interdire les licenciements !

Le POI appelle à soutenir

LE PREMIER RASSEMBLEMENT NATIONAL À PARIS

LE 28 NOVEMBRE ORGANISÉ PAR LES COMITÉS UNITAIRES

POUR LA MARCHE UNIE POUR L’INTERDICTION DES LICENCIEMENTS

14 H 30 — SAMEDI 28 NOVEMBRE

À L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Place Edouard-Herriot - Métro : Assemblée nationale

Par POI - Publié dans : tracts
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 15:44

COMMUNIQUE

 

MANIFESTATION POUR LE RETRAIT DES TROUPES FRANCAISES D’AFGHANISTAN

 

 

Mardi 24 novembre 2009

 

L’engagement militaire et la guerre ne cessent de s’accentuer en Afghanistan. Le gouvernement français vient de décider l’envoi de gendarmes (une première !) qui s’ajoutent aux 3 750 soldats français sous commandement de l’Otan. Le gouvernement américain s’apprête à envoyer également des dizaines de milliers de soldats supplémentaires et exige des autres pays de l’Otan un engagement militaire accru.

En Afghanistan, les bombardements de l’Otan frappent des villages entiers. La guerre s’étend au Pakistan. La reconnaissance par la « communauté internationale » de la mascarade aboutissant à la « réélection » d’Hamid Karzai est la reconnaissance officielle d’un gouvernement corrompu.

Les opérations de « nettoyage » auxquelles participe le contingent français, dans le rôle de « second couteau » de la principale puissance dominante, se multiplient.

Et, pendant que l’argent coule à flots pour l’intervention militaire contre le peuple d’Afghanistan et les autres peuples de la région, en France, le gouvernement licencie, privatise les services publics comme la Poste, sabre dans les budgets des hôpitaux, supprime par milliers les postes d’enseignants.

Il trouve de l’argent pour la guerre, mais il veut faire payer aux salariés victimes d’accidents du travail des impôts sur leurs indemnités journalières… Cynique et inacceptable !

Par tous les bouts, il pressure la population mais, de l’autre côté, l’argent coule à flots pour la guerre.

Le POI s’est adressé au PS, au PCF, au Parti de gauche, à Lutte ouvrière, au NPA, pour leur proposer d’organiser ensemble une manifestation en direction de Matignon, pour exiger

le retrait immédiat et inconditionnel des troupes françaises en Afghanistan

Le POI prend ses responsabilités. Il appelle à une

Manifestation Samedi 5 DÉCEMBRE à 11 h à PARIS

 

Par POI - Publié dans : Communiqué
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /2009 16:51
 
 

PARTI-OUVRIER-INDEPENDANT
87 rue du Faubourg-Saint-Denis
75010 PARIS
Tél. : 01.48.01.85.85

Fax 01 48 01 85 79
mail : parti-ouvrier-independant@orange.fr

 

 

 

 

Déclaration du Conseil Fédéral National

( 17 et 18 octobre 2009)

 

Jusqu’à quand le gouvernement Sarkozy

va t-il pouvoir continuer à tout détruire ?

 

 


« Les banques renouent avec la folie des bonus » titrait récemment le journal Le Monde. Pour les banquiers et les spéculateurs, les affaires ont repris. Mais pour la population, pour l’ouvrier, le paysan, le jeune, le retraité, la réalité ce sont :

- les licenciements ;

- l’effondrement du revenu des paysans ;

- l’étranglement financier des hôpitaux et de la Sécurité sociale ;

- le pouvoir d’achat en chute libre.

Les travailleurs, les paysans, les jeunes, les retraités le savent et ils ne l’acceptent pas.

Tous les commentateurs reconnaissent que le pays marche à la faillite. Et pourtant, malgré le rejet dont il est l’objet dans toutes les couches de la population, ce gouvernement en crise continue de frapper.

 

Comment le comprendre ?

 

« Les travailleurs ne l’acceptent pas… »

 

Ce n’est pas la volonté d’agir et de combattre des travailleurs qui fait défaut. Il y a eu les grandes grèves et manifestations interprofessionnelles du début de l’année. Il y a les grèves provoquées par les licenciements ou par l’aggravation des conditions de travail. Les grèves spontanées à France Télécom, à la suite de la vague de suicides, comme les manifestations de 50 000 agriculteurs ce 16 octobre, traduisent la colère qui monte dans tout le pays.

Les travailleurs sont en droit de poser la question : « Qu’est-ce qui permet à ce gouvernement Sarkozy (qui n’a recueilli que 11 % des électeurs inscrits aux dernières élections) de continuer à frapper ? »

Pour répondre à ces interrogations, il faut établir les faits tels qu’ils sont.

 

« Interdire les licenciements… »

 

La lutte contre les licenciements ?

Depuis plus d’un an, le Parti ouvrier Indépendant propose l’organisation d’une marche unie pour l'interdiction des licenciements. Il participe à l’activité des comités créés dans cet objectif. Plusieurs conventions et rencontres nationales ont rassemblé, outre les militants du POI, des travailleurs, des militants et responsables de toutes tendances, certains membres du PC, du PS, du PG, du NPA pour dire : « Par-delà les divisions, unissons-nous pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements. » Un premier rassemblement national est convoqué le 28 novembre.

Malgré cela, force est de constater que, au sommet, les dirigeants des principaux partis « de gauche » refusent de prendre en charge cette exigence d’unité pour l’interdiction des licenciements.

 

« … ou participer aux états généraux de Sarkozy ? »

 

Quant aux dirigeants du Parti communiste ou du Parti socialiste, ils acceptent de s’inscrire dans la proposition de Sarkozy d’ « Etats généraux pour l’industrie ». États généraux dans lesquels le ministre Estrosi appelle « les représentants de nos grandes centrales syndicales – et, à travers eux, vous, les ouvriers de France » à définir avec « les chefs d’entreprise (…), les grands financiers » et l’État une « nouvelle politique industrielle » qui passe par un « nouveau pacte économique et social ».

Un « nouveau pacte social » avec les patrons qui licencient et le gouvernement qui les appuie (et qui supprime en masse les emplois dans la fonction publique) ? Un « nouveau pacte social » pour accompagner la destruction d’emplois ?

Ces « états généraux de l'industrie » visant à intégrer les syndicats, Sarkozy a osé les présenter comme découlant d'une proposition émanant d'un dirigeant d'organisation syndicale.

Comment comprendre qu’il n’ait pas été démenti par ce dernier ?

Comment comprendre également que Bernard Thibault ait déclaré, lorsque 268 sur 283 travailleurs de chez Molex ont été laissés sur le carreau : « Nous avons sauvé l'industrie mais pas l'emploi » ? Pour les travailleurs, sauver l’industrie mais pas l’emploi, ne veut rien dire ! Pour les travailleurs, l'emploi est la question vitale et incontournable !

 

Si le gouvernement Sarkozy, rejeté de tous, continue à frapper, n’est-ce pas parce que ceux qui sont censés s’opposer à lui accompagnent de fait sa politique ?

 

« Comment empêcher la privatisation de la Poste… »

 

Ce gouvernement a mis des centaines de milliards à disposition des banquiers et des spéculateurs. La Bourse est à nouveau florissante. Et le même gouvernement prétend aller jusqu’au bout de la privatisation de la Poste et de l’ouverture de la SNCF à la concurrence généralisée. Comment cela est-il possible ?

 

A la Poste, à l’occasion de la « votation »,  deux millions de concitoyens ont dit non à la privatisation. Et après ? Le gouvernement maintient sa loi. Que faut-il faire ? Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a déposé un projet de loi pour un référendum, aussitôt repoussé par l’Assemblée nationale. Il a alors déclaré : « Nous avons fait la preuve que le référendum est impossible. » Et donc ? Le référendum étant impossible, il faudrait laisser passer la privatisation de la Poste ?

De son côté, L’Humanité encourage à organiser partout les votations, « une nouvelle forme de lutte ». Faudrait-il, dans tous les domaines (par exemple, pour les retraites), procéder à des consultations informelles qui ne débouchent sur rien… et laisser les mains libres au gouvernement ?

Impossible ! Il y a urgence : le 2 novembre, le projet de loi passe au Sénat. Le comité de Roquebrun, appuyé par 6 500 élus, a proposé aux organisateurs de la « votation » d’organiser ensemble une manifestation nationale, dans l’unité, à Paris pour le retrait du projet de loi gouvernemental. Y a-t-il une autre voie pour faire céder le gouvernement Sarkozy ?

 

36 000 emplois sont menacés de suppression dans la fonction publique d’Etat, 20 000 dans la fonction publique hospitalière… En remettant en cause le statut des fonctionnaires, le gouvernement ouvre la porte aux mêmes plans de licenciements que ceux qui frappent le privé. Et cela dans le processus même de la privatisation de toutes les administrations de l’Etat.

 

« … et imposer le retrait de la contre-réforme Balladur-Mauroy-Hortefeux ? »

 

Avec le projet de loi sur « l’organisation territoriale de la France » fondé sur le rapport Balladur-Mauroy (symbole d’une véritable union sacrée entre un ancien Premier ministre socialiste et un ancien Premier ministre UMP), le gouvernement Sarkozy veut aller encore plus loin. Finie l’égalité en droits des citoyens garantie dans la République à travers les communes ! Finis les départements et l’unité des institutions républicaines de l’Etat ! Et, dans le sillage de cette explosion de la République, la destruction des services publics s’accélère à tous les niveaux.

Ils veulent tout disloquer entre une « France utile » et une « France inutile », avec des zones entières gérées par des conseils d’administration non élus d’établissements (publics ou privés) à vocation industrielle et commerciale.

 

Alors que plus de 800 élus de toutes tendances répondant à la proposition du Parti ouvrier Indépendant lancent un appel à maintenir l’unité de la République, que font les dirigeants du PS et du PCF ? Ils affirment vouloir s’opposer à Sarkozy et à ses plans et ouvrir une alternative à sa politique. 

 

Alors, comment comprendre que, dans les régions, les départements et des communes dirigées par le Parti communiste et le Parti socialiste, les services publics soient eux aussi privatisés, tandis que des emplois publics sont supprimés en masse, entraînant des grèves (comme à Toulouse ou Bagnolet) ?

 

Quant au projet de loi sur « l’organisation territoriale de la France », les présidents de régions « de gauche » s’inscrivent dans la discussion sur sa mise en place.

Le Grand Paris, pointe avancée du démantèlement de la République ? Bertrand Delanoë demande à participer à son élaboration.

 

« N’est-ce pas pour cela que le gouvernement Sarkozy est toujours debout ? »

 

N’est-ce pas pour toutes ces raisons que le gouvernement Sarkozy, rejeté de tous, est toujours debout ?

 

D’élection partielle en élection partielle, l’abstention bat des records, dépassant souvent les 70 %.  L’immense majorité de nos concitoyens – à commencer par les travailleurs des villes et des campagnes – considère qu’il n’y a pas lieu de voter si cela ne sert à rien. Une telle situation traduit la gravité de la crise de la démocratie car le suffrage universel, comme la liberté d’organisation, sont indissociables de la démocratie.

 

Le Parti ouvrier indépendant combat inlassablement pour l’unité des rangs de la classe ouvrière et de la démocratie. Le Parti ouvrier indépendant n’a mis et ne met aucune condition à l’unité sur le mot d’ordre : interdiction des licenciements. De même : aucune condition à l’unité pour une manifestation nationale pour le retrait du projet de loi de privatisation de la Poste. De même, aucune condition à la réalisation de l’unité pour le retrait du projet de loi de réforme territoriale.

 

« Si les partis qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie veulent ouvrir une issue… »

 

Si, aujourd’hui, les partis qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie veulent, comme ils le prétendent, ouvrir une issue politique conforme à l’attente des travailleurs, ils devraient, en toute logique, se prononcer :

- pour l’interdiction des licenciements ;

- pour le retour au monopole public de la Poste, de France Télécom, de la SNCF, d’EDF-GDF ;

- pour le retrait du projet de loi de réforme territoriale.

Force est de constater qu’ils ne le font pas.

Comment comprendre qu’ils se refusent à combattre pour bloquer la politique du gouvernement ?

Comment comprendre qu’ils s’interdisent de remettre en cause l’Union européenne et ses directives ?

 

Comment comprendre qu’ils renoncent au mot d’ordre qui fut naguère celui de tous les partis de gauche dans notre pays : l’abrogation des institutions anti-démocratiques de la Ve République ?

 

Pour le POI, le sauvetage de la population exige de s’émanciper totalement du carcan de ces institutions anti-démocratiques.

 

Les moyens existent pour combattre la faillite et l’effondrement économique, politique et social. Des mesures simples, parfaitement réalisables peuvent être mises en œuvre, à commencer par la confiscation des 420 milliards d’euros mis à disposition des capitalistes et leur affectation à un plan de reconstruction économique, reliée à l’interdiction, pure et simple, des licenciements et au retour au monopole de service public.

 

« Pour une véritable démocratie politique, pour une assemblée constituante souveraine… »

 

De tous les partis qui prétendent parler en leur nom, les travailleurs sont en droit d’exiger qu’ils mobilisent pour que ces moyens soient mis en œuvre. A tous ces partis, les travailleurs sont en droit de dire : « Aucun soutien ne peut être apporté à Sarkozy, à l’Union européenne ou aux exigences du patronat et des spéculateurs. Seul un véritable gouvernement de défense du peuple travailleur et de la jeunesse sera à même de répondre à cette attente. »

 

Pour nous, Parti ouvrier indépendant, cette perspective est reliée à l’exigence de l’établissement d’une véritable et authentique démocratie politique. Il faut, de fond en comble, rebâtir, rétablir les fondements d’institutions authentiquement démocratiques. Rétablir dans leurs fondements les acquis de la République une, indivisible et laïque, héritière de la Révolution française. Et cela dans le cadre plus large du combat pour l’Union libre des peuples et des nations libres d’Europe, rompant avec les institutions de l’Union européenne.

C’est dans cet esprit que le Parti ouvrier indépendant se prononce pour l’élection d’une Assemblée constituante souveraine, dans laquelle les délégués du peuple établiraient eux-mêmes ce que devraient être des institutions authentiquement démocratiques. Ils y prendraient les mesures d’urgence – telles que la renationalisation et le retour au service public – qu’une telle démocratie au service du peuple serait amenée à décider.

 

 

 

Travailleurs et jeunes, vous qui traversez  une situation difficile en raison de la politique mise en œuvre par les dirigeants qui, de fait, confortent ce régime failli au lieu de le combattre…

Travailleurs des villes et des campagnes, jeunes, vous qui ne manquez aucune occasion de manifester votre disposition à combattre pour vos droits légitimes, par la grève, la manifestation, les occupations d’usines…

 

Le Parti ouvrier indépendant vous invite à participer à la discussion préparatoire à son
2e Congrès (22, 23 et 24 janvier à Paris).

 

Pour la reconquête de la démocratie et la République.

Pour l’interdiction des licenciements.

Pour la défense et la reconquête de l’ensemble des droits ouvriers démocratiques.

 

Les plus grands combats sont devant nous.

 

Rejoignez le POI


 

Par POI - Publié dans : Communiqué
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 21:09

POUR LE RETRAIT DU PROJET DE LOI

SUR “L’ORGANISATION TERRITORIALE

DE LA FRANCE”

lire l'appel
Premiers signataires

Par Défense des communes - Publié dans : Infos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 21:05








APPEL ISSU DE LA CONFÉRENCE NATIONALE DE DÉLÉGUÉS REUNIE A PUTEAUX(92) LE

 

5SEPTEMBRE 2009

lire l'appel

Par Marche unie - Publié dans : Infos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 21:00

Retrait du projet de loi de privatisation !

lire le tract

Par POI - Publié dans : tracts
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés